Tesla aimerait bien ne plus avoir à compter sur Google Maps

Google Maps a beau être une référence dans son domaine, cela n’empêche pas Tesla de vouloir s’en défaire. Il y a quelques jours, Elon Musk, le boss de Tesla, a laissé entendre que sa firme envisageait de développer sa propre cartographie.

Elon Musk a d’abord annoncé que Tesla allait apporter des changements à la fonctionnalité Smart Summon. Suite à cette annonce, le compte Twitter Third Row Tesla Podcast a suggéré que les algorithmes de Smart Summon pourraient s’améliorer si Tesla utilisait sa propre base de données de points GPS.

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Très actif sur les réseaux sociaux, Elon Musk a répondu à cette publication en écrivant : « Ça arrivera. »

Tesla se servira des données collectées par ses véhicules

La fonctionnalité Smart Summon a été introduite sur les véhicules Tesla en 2019. Elle est présentée comme une fonction de « sortie de stationnement autonome » qui équipe toutes les voitures de la marque dotées de l’Autopilot.

À termes, Smart Summon devrait utiliser les données GPS collectées par les voitures Tesla en circulations pour fonctionner. Il faut savoir que Tesla possède actuellement près d’un million de véhicules qui sont dotés de capteurs, de caméras et de GPS.

Tesla veut son indépendance

Pour l’instant, Tesla se sert de Google Maps et des algorithmes de routage de MapBox, une société qui compte Porsche ou encore Facebook parmi ses clients. MapBox travaille dans ce domaine depuis environ dix ans et collecte des données provenant de millions d’appareils en se servant de son API Valhalla. Grâce à ces 640 millions d’utilisateurs mensuels, MapBox a accès à environ 14 milliards de données chaque jour.

Le fait que Tesla souhaite développer sa propre cartographie pour se passer de Google Maps est un projet assez réaliste. Il faut savoir que la firme d’Elon Musk possède déjà plus d’un million de voitures qui circulent sur les routes pour collecter des milliards d’informations concernant notamment la conduite autonome. À termes, Tesla pourrait donc rattraper les 16 millions de kilomètres de routes photographiées par Google.

Ce n’est pas la première fois que Tesla exprime son désir de vouloir se défaire de l’un de ses collaborateurs. Pour rappel, la firme d’Elon Musk a déjà mis fin à ses partenariats avec Mobileye et Nvidia pour développer sa propre puce.

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