TESS aide aussi à mieux comprendre les étoiles

Cela fait maintenant près d’un an et demi que TESS ou Transiting Exoplanet Survey Satellite est dans l’espace pour étudier les systèmes stellaires de notre galaxie à la recherche d’exoplanètes. La méthode utilisée est la détection d’éventuelles baisses temporaires de la luminosité de l’étoile indiquant qu’une planète est en train de passer entre celle-ci et le satellite.

Selon les scientifiques, ces baisses de la luminosité observées au niveau de l’étoile peuvent aussi avoir d’autres significations qui ne dépendent pas des planètes. Ainsi, les données de TESS peuvent également être utilisées pour étudier le comportement de l’étoile elle-même.

Une photo de notre galaxie

Photo de Jeremy Thomas – Unsplash

Comme l’a expliqué James Davenport, astronome à l’Université de Washington, durant la 235e rencontre de l’American Astronomical Society, TESS a été pendant tout ce temps une mission secrète pour étudier l’activité et la variabilité des étoiles.

Étudier les étoiles à partir des données de TESS

À partir des courbes obtenues en compilant les données provenant de TESS, les astronomes peuvent également tirer des conclusions sur l’activité de l’étoile étudiée. Plus une étoile est active ou possède de planètes tournant autour d’elle, plus la courbe obtenue est accidentée, puisque chaque « trou » sur la courbe va représenter le blocage temporaire de la lumière de l’astre.

Selon les astronomes, plusieurs caractéristiques d’une étoile peuvent causer un changement au niveau de la courbe à part le passage d’une planète. Il y a par exemple les éruptions qui créent des pics. Comme les étoiles tournent également sur elles-mêmes, l’apparition des taches sombres au niveau de la surface fait que la courbe plonge de façon périodique. Cela permet de calculer la vitesse de rotation du corps céleste, et quelquefois aussi son âge.

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Les limites

Les données collectées par TESS sont ainsi d’une grande aide en ce qui concerne l’étude des étoiles. Seulement, les résultats sont limités par l’une des contraintes principales du satellite qui lui permet d’étudier un maximum de systèmes stellaires. TESS pivote en effet toutes les quatre semaines pour pouvoir observer une nouvelle portion du ciel.

Ce mouvement périodique du satellite signifie qu’il ne peut pas vraiment étudier les objets tels que notre soleil, celui-ci prend en effet 25 jours pour tourner sur lui-même. Les seules étoiles lentes qui puissent être étudiées vont être celles qui se retrouvent là où les bandes d’imagerie de l’instrument se chevauchent, c’est-à-dire aux pôles. Ces étoiles peuvent ainsi être étudiées pendant des périodes plus longues.

Même si la mission principale de TESS est de découvrir des exoplanètes, les résultats acquis permettront aussi de mieux comprendre les étoiles environnantes. D’après Davenport, TESS aura autant d’impact sur l’étude des étoiles que sur celle des exoplanètes.

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