Test de la StreamCam de Logitech, une caméra taillée pour les streameurs et les influenceurs

Logitech est connue pour ses claviers et ses souris, mais la marque s’est également taillé une belle réputation sur le marché de la caméra. Et si le géant suisse se focalise en règle générale sur la visio-conférence, il a décidé de sortir de sa zone de confort et de lancer une caméra taillée pour les steamers et les influenceurs. Cette caméra, c’est la StreamCam et cela fait maintenant plusieurs semaines que je l’ai en test.

Ce test va se dérouler en trois temps. On commencera par déballer le produit et par voir ce que renferme la boîte. Ensuite, on s’intéressera au design de la caméra et à son ergonomie. Pour finir, on se focalisera sur ses fonctions, au travers de la solution logicielle de Logitech : Capture 2.0.

La StreamCam en peine action, juchée sur l'écran de mon MacBook Pro

La StreamCam en peine action, juchée sur l’écran de mon MacBook Pro

Et avant de commencer, il est d’ailleurs important de préciser que la StreamCam est compatible avec toutes les solutions de streaming, et pas uniquement avec l’outil de Logitech.

Packaging & Accessoires

Logitech a opté pour une boîte assez classe et sur laquelle figure tout un tas d’informations en lien avec la caméra ainsi que plusieurs visuels.

Sur la façade de la boîte, la marque a ainsi choisi de mettre l’accent sur la définition et la cadence d’enregistrement de la caméra. Et on apprend ainsi qu’elle est capable de filmer en 1080p et à 60 images par seconde.

Le constructeur met également l’accent sur la connectique, au format USB Type-C, et son logiciel de capture.

Il faut tourner la boîte pour découvrir les autres fonctions phares du produit. La StreamCam va assez loin et elle proposera notamment des fonctions de suivi du visage, mais également un astucieux système permettant de passer d’un format horizontal à un format vertical. Nous reviendrons dessus plus loin dans ce test.

En ouvrant la boîte, on tombe directement sur la StreamCam, coincé entre deux plaques en carton.

Les accessoires se trouvent en dessous. Les accessoires, ou plutôt l’accessoire, car la caméra est simplement livrée avec son pied. Logitech a préféré aller droit à l’essentiel pour conserver le prix de vente le plus bas possible. La StreamCam est en effet proposée bien en dessous des 160 €.

L'écrin de la Logitech StreamCam

L’écrin de la Logitech StreamCam

1080p max pour la StreamCam, mais à 60 images par seconde

1080p max pour la StreamCam, mais à 60 images par seconde

Design & Ergonomie

La StreamCam est proposée en deux versions, ou plutôt en deux couleurs : blanche ou grise. C’est le premier modèle qui m’a été confié par Logitech.

La caméra en elle-même est plutôt jolie à regarder. Elle est assez compacte et elle rappelle un peu les produits Nest par son design. Logitech a en effet opté pour un mélange de plastique et de tissu et le résultat ne manque pas d’intérêt.

Il en va de même pour le form factor du produit. La StreamCam est en effet totalement indépendante de son pied et il est tout à fait possible de l’en extraire. Grâce à ce système, il sera possible de la monter sur une pince adaptée aux écrans… ou sur une base munie d’un pas de vis compatible avec tous les trépieds du marché.

Très concrètement, cela veut dire que vous pourrez placer la caméra où bon vous semble et vous pourrez ainsi l’accrocher à votre écran ou la poser à côté de votre ordinateur. Ce qui vous permettra bien entendu d’opter pour le cadrage de votre choix.

Toujours dans le même ordre d’idée, il faut également indiquer que la StreamCam peut être utilisée à l’horizontale ou à la verticale. Il suffit en effet de dégager la caméra de sa pince et de la tourner à 90° pour passer d’un mode à l’autre.

L’intérêt de la chose est évident. Toutes les plateformes sociales n’utilisent pas forcément les mêmes formats et les vidéos verticales sont de plus en plus populaires, notamment grâce aux stories Snapchat et Instagram.

La StreamCam étant pensée pour les streameurs et les influenceurs, Logitech a donc fait en sorte qu’elle puisse s’adapter à tous les besoins. C’est plutôt futé.

Aucun bouton ne vient gâcher la vue. Pour mettre la caméra en place, il suffira de la brancher à un ordinateur et de lancer ensuite le logiciel de son choix. Et comme on le verra un peu plus loin, il n’y a pas besoin d’être un tueur en vidéo pour s’en sortir.

En revanche, il est important de noter que Logitech a choisi d’affubler sa caméra d’un connecteur au format USB Type-C. Et la StreamCam est bien entendu livrée sans adaptateur.

Alors ce point ne fera sans doute pas l’unanimité, mais en ce qui me concerne il me semble logique d’opter pour un format tourné vers l’avenir. Le micro USB tend de plus en plus à disparaître et l’USB Type-C est bien partie pour le remplacer.

La StreamCam rappelle un peu les produits Google Nest.

La StreamCam rappelle un peu les produits Google Nest.

La Stream Cam montée sur sa pince, qui peut aussi la faire tenir à la verticale

La Stream Cam montée sur sa pince, qui peut aussi la faire tenir à la verticale

Fonctions & Réglages

Comme expliqué au début de ce test, la StreamCam a été pensée pour les steameurs et les influenceurs. Un public assez diversifié donc, et qui ne maîtrise pas forcément les arcanes de la captation vidéo.

La difficulté pour Logitech était donc de mettre au point une solution clé en main utilisable par tous les publics. Et bien sûr, Capture 2.0 forme la clé de voûte de cette offre.

Capture 2.0 est disponible sur les deux principales plateformes du marché, à savoir Windows et macOS. Ou tout du moins il l’est depuis peu.

En effet, la version finale du logiciel est arrivée sur le marché en même temps que la caméra.

Et cela veut également dire que mon test a été réalisé avec une version bêta du programme. Des améliorations sont donc susceptibles d’être apportées à la solution d’ici le lancement de la StreamCam.

Capture 2.0 n’est pas très compliqué à prendre en main, donc, mais il faudra tout de même prendre le temps de le configurer un minimum pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

L’interface est plutôt claire, avec un affichage en colonne très pratique. Les principaux menus apparaissent donc dans un bandeau vertical collé à gauche et ils nous permettront de configurer nos différentes caméras, mais aussi toutes les options liées à la captation.

Capture 2.0 est un véritable régal à utiliser

Capture 2.0 est un véritable régal à utiliser

Le bouton « 1 » et le bouton « 2 » renvoient vers les réglages associés à chaque caméra. Par défaut, la StreamCam sera associée au premier menu et l’écran de notre ordinateur au second.

Le plus important est sans doute le menu consacré à la caméra puisqu’il vous permettra de prendre la main sur pas mal de réglages. Le menu des préréglages vous permettra d’alterner entre deux profils : diffusion et enregistrement. Mais bien sûr, vous pourrez aussi prendre la main sur chaque réglage si vous le souhaitez.

La priorité vous permettra de demander à la solution de mettre l’accent sur le débit, et donc sur la fluidité de votre flux, ou sur l’exposition, et donc la qualité de votre flux. Là, tout dépendra bien entendu de votre connexion Internet.

Ensuite, on trouve trois options très pratiques : la correction du rétroéclairage qui permet de conserver une bonne exposition dans toutes les conditions possibles, la stabilisation de l’image qui évitera la plupart des tremblements intempestifs dus à vos mouvements, et le cadrage automatique.

Alors là, clairement, tout va dépendre de ce que vous recherchez.

La stabilisation, par exemple, servira surtout si vous tenez la caméra à la main. Si vous la posez sur un trépied ou sur l’écran de votre ordinateur, il sera préférable de désactiver l’option.

Le cadrage automatique va intéresser celles et ceux qui bougent beaucoup devant leur caméra, mais attention, car le système va également rogner les contours de votre image. Ce qui se traduira également par une perte en matière de définition.

Si vous affichez votre trombine en tout petit par-dessus un flux, cela ne posera pas problème, mais il en ira tout autrement si vous voulez tourner un face cam par exemple.

La baguette magique regroupe trois options, des options permettant d’afficher ou de masquer le filigrane du constructeur, un texte de notre choix ou un effet de scène. À noter que ces derniers fonctionnent un peu comme des filtres.

Les réglages sont répartis en deux menus : vidéo et son. Ils sont respectivement représentés par une caméra et un haut-parleur. Et il sera indispensable de prendre le temps de se rendre dedans pour configurer correctement la caméra.

En descendant plus bas, vous pourrez également prendre la main sur la mise au point automatique, la balance des blancs et des paramètres telles que le contraste, la luminosité ou même la saturation. Des options qu’il sera préférable de bien connaître avant de les modifier.

Une interface simple à comprendre

Une interface simple à comprendre

Le menu « 2 » contient nettement moins d’options. Il vous permettra simplement de retourner la source horizontalement ou verticalement. Du moins en supposant que votre deuxième source soit le contenu de l’écran de votre ordinateur.

Car en effet, Capture 2.0 gère le multi cam et il sera donc possible de connecter deux StreamCam à la solution. Dans ce cas, la deuxième caméra pourra être configurée dans le deuxième menu, avec les mêmes options que celles que nous venons de voir.

Dans le menu vidéo, vous pourrez ainsi régler la résolution, qui se limite par défaut à du 720p. Fort heureusement, en activant le menu déroulant, vous pourrez monter au 1080p. Plus bas, vous trouverez également des boutons permettant de régler le nombre d’images par seconde, avec cinq choix possibles : 24, 25, 30, 50 ou 60.

Alors oui, ça fait beaucoup de choix, mais c’est normal puisque les habitudes changent d’un pays à un autre. En Europe, par exemple, la norme à la télévision du temps de l’analogique était fixée à 25 images par seconde. Mais aux États-Unis, elle est de 30 images par seconde.

La StreamCam se destinant à plusieurs marchés, il fallait donc proposer un large éventail de choix aux diffuseurs.

Au-delà de ces considérations, sachez que le nombre d’images par seconde va vous permettre de gérer l’intensité des flous de mouvement. À 24, 25 ou 30 images par seconde, on obtiendra un rendu cinématographique et les gestes apparaîtront donc un peu flous. En revanche, à 50 ou 60 images par seconde, les mouvements seront beaucoup plus décomposés et ils apparaîtront donc plus nets à l’écran.

En descendant plus bas, vous pourrez également modifier l’emplacement des fichiers médias capturés avec la solution ou encore supprimer ou activer le compte à rebours au début de l’enregistrement ou la grille de cadrage.

Le menu son ne comporte pour sa part qu’une seule option, mais elle aura son importance puisqu’elle vous permettra de définir la source audio. Et donc de basculer, par exemple, du micro de la caméra au micro branché sur votre ordinateur.

Deux autres menus figurent dans le bandeau. Le menu ALT affichera tous les raccourcis clavier gérés par Capture 2.0, des raccourcis qui vous permettront d’être beaucoup plus réactifs.

Quant au petit bonhomme, il vous donnera accès aux données de votre compte Logitech, et il vous permettra surtout de sauvegarder votre profil de paramètres dans le cloud du constructeur pour le charger sur un autre ordinateur.

Mais Capture 2.0 ne se limite pas à son menu. La partie de droite est ainsi occupée par le flux, tel qu’il apparaîtra à l’enregistrement ou à la diffusion. Un flux s’accompagnant d’un bandeau donnant la main sur les principales fonctions associées.

Les six premiers boutons sont sans doute les plus importants puisqu’ils vous permettront de modifier la manière dont s’affichent les différents flux captés par la solution. En cliquant sur « 1 », par exemple, vous basculerez automatiquement sur le flux de la caméra. Le « 2 » vous renverra pour sa part vers le flux de l’écran.

Ensuite, vous trouverez quatre autres boutons qui vous permettront de coller le premier flux sur le second, ou d’afficher vos deux flux côte à côte.

C’est plutôt bien foutu, d’autant que chaque changement sera répercuté en direct sur le flux diffusé ou enregistré par Capture 2.0. Ces boutons vous permettront donc de gérer vos émissions de manière un peu plus dynamique en changeant de cadre à la volée et en fonction de ce que vous êtes en train de faire.

Les trois boutons suivants permettent de mettre le flux en pause, de lancer ou d’arrêter l’enregistrement et de prendre une photo. On trouve aussi des réglettes qui permettent de modifier le volume du micro et celui des haut-parleurs.

Quant au bouton représentant un dossier, il servira simplement à ouvrir le répertoire contenant tous nos enregistrements.

Et puis, en haut, on trouve un bouton permettant de switcher du mode clair au mode sombre.

Le tissu en façade donne beaucoup de cachet à la caméra

Le tissu en façade donne beaucoup de cachet à la caméra

La StreamCam est adaptée à tous les écrans, même les plus fins

La StreamCam est adaptée à tous les écrans, même les plus fins

En Conclusion

Bon, mais en pratique, elle vaut quoi la StreamCam ? Et bien elle s’en sort assez bien, pour peu que l’on prête un minimum attention à son environnement.

Lorsqu’on filme, il y a une chose à ne pas négliger : la lumière. Et cela vaut évidemment pour tout. Peu importe que vous soyez un vlogueur, un vidéaste ou même un cinéaste, la lumière est à la base de tout et elle doit se trouver au coeur de vos priorités.

C’est bien entendu la même chose pour la StreamCam. Si vous filmez en intérieur sans prêter attention à vos lumières, alors la caméra compensera le manque de luminosité en augmentant la sensibilité. Ce qui aura pour effet de provoquer l’apparition d’artefacts. Encore plus si vous filmez à 60 images par seconde, bien entendu.

En revanche, avec suffisamment de lumière, la caméra sera capable de délivrer une image nette, avec une dynamique des plus correctes. Alors c’est vrai, on sera loin de la qualité d’un gros reflex ou d’un hybride, mais il ne faut pas oublier que l’on parle ici d’une caméra vendue à 150 €.

Et il nous reste maintenant à évoquer la question du son. C’est finalement sur ce terrain que la StreamCam m’a le moins convaincu.

Le rendu sonore du micro intégré laisse clairement à désirer et il sera impératif d’investir dans un microphone… ou un micro cravate.

Maintenant, au delà de la notion de rendu vidéo ou sonore, il y a aussi une autre composante à prendre en considération : l’accessibilité. Avec la StreamCam, Logitech a cherché à concevoir un produit facile à utiliser et susceptible de convenir au plus grand nombre. Et là, la promesse est clairement respectée. La StreamCam ne nécessite aucune connaissance technique et il suffit de la brancher pour commencer à l’utiliser. Mieux encore, on pourra même s’adonner aux joies du multicam, et là encore sans avoir besoin de bidouiller.

Et ça, c’est indéniablement le point fort de la caméra.

La StreamCam peut aussi être montée sur un trépied grâce à son socle additionnel

La StreamCam peut aussi être montée sur un trépied grâce à son socle additionnel

La StreamCam fonctionne indifféremment à la verticale ou à l'horizontale

La StreamCam fonctionne indifféremment à la verticale ou à l’horizontale

DESIGN & ERGONOMIE9
QUALITE VIDEO8
QUALITE SONORE4
FONCTIONS & REGLAGES9
RAPPORT QUALITE/PRIX9
La StreamCam est une excellente surprise, pour peu que l'on laisse de côté le microphone, dont la présence est tout simplement anecdotique. Le gros plus, c'est bien entendu sa facilité d'utilisation.
7.8
Mots-clés logitechstreamcam