Test de Out There

Il existe des milliers de titres développés à l’intention de nos terminaux nomades. Peu d’entre eux valent vraiment le détour. Out There, pour sa part, est tout simplement l’un des meilleurs jeux d’aventure qu’il soit possible de trouver à ce jour. Et vous voulez savoir la meilleure ? Il a été développé par des mangeurs de grenouilles, soit par des français. La grande classe, c’est certain. Toujours est-il que si vous recherchez un titre beau, intelligent et captivant, alors le bougre devrait vous séduire quelque chose de bien.

Out There se présente sous la forme d’un jeu d’aventure se déroulant dans l’espace. Le joueur incarne un pilote de vaisseau se réveillant après un long sommeil cryogénique. Il est totalement perdu, et il va devoir se battre pour survivre. Se battre, et aussi compter sur votre diligence ainsi que sur votre sang-froid. Autant vous prévenir tout de suite, vous allez beaucoup mourir. Surtout au début, le temps que vous appreniez les rudiments.

Out There : capture 1

Out There, l’un des meilleurs jeux mobiles de ce début d’année.

Pas de combats, juste de l’aventure

Out There n’a rien à voir avec un Galaxy on Fire, pour ne citer que lui. Il ne faut ainsi pas vous attendre à des combats spatiaux parce qu’il n’y en aura pas. Le titre se présente plutôt sous la forme d’un récit interactif basé sur l’exploration. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, ce sera donc d’explorer les différents systèmes planétaires de la carte pour tenter de trouver le chemin du retour vers la Terre, ou une autre destination similaire.

Peur de vous ennuyer ? Rassurez-vous, parce que cela ne sera pas le cas. En changeant de système, vous ouvrirez systématiquement un nouveau chapitre et vous découvrirez davantage votre environnement. Parfois, il vous arrivera même d’avoir à prendre des décisions, des décisions qui auront un impact considérable sur la suite des événements et qui pourront même vous être fatales.

Il est évidemment très difficile de ne pas penser aux livres-jeux, ou aux livres-dont-vous-êtes-le-héros lorsqu’on lance sa première partie. Sachez que la ressemblance est voulue. D’ailleurs, si vous souhaitez en apprendre un peu plus sur l’histoire du jeu, et de ses développeurs, je vous invite à lire cette excellente interview publiée chez Presse-Citron par Alexandra.

Out There : capture 2

Le menu du titre.

Out There : capture 3

Votre premier vaisseau. Pas inoubliable, loin de là.

De la bonne gestion de vos ressources

Ne pensez pas que vous allez pouvoir vous la couler douce pour autant. Si vous voulez survivre, vous allez devoir apprendre à gérer vos ressources. Il y en a un certain nombre mais ce sont vraiment trois d’entre elles qu’il faudra surveiller en permanence, soit le carburant, l’oxygène et l’état de la coque. Si l’une de ces barres tombent à zéro et que vous n’avez rien en stock pour la remplir, alors vous mourrez. Définitivement.

Qu’est ce que ça veut dire ? Tout simplement que vous allez devoir récolter de l’hydrogène, de l’hélium, de l’oxygène et du fer pour être en mesure de remplir vos réservoirs ou de procéder aux réparations de votre vaisseau et de ses pièces. Oui, car derrière, il faudra également penser à gérer votre vieille gimbarde en réparant les pièces qui tombent en panne ou en construisant de nouveaux modules. Seul problème, certains de ces modules nécessiteront des matériaux rares… qu’il faudra aller puiser sur les planètes dont vous croiserez le chemin.

Dans Out There, chaque déplacement coûte du carburant et de l’oxygène. Même chose lorsqu’on souhaite atterrir sur une planète. On pourrait donc être tentés d’en rester aux boules gazeuses mais c’est malheureusement impossible puisque la mise en orbite autour de ces planètes aura systématiquement un impact sur l’état de la coque de notre vaisseau.

C’est un peu l’histoire du serpent qui se mord la queue, c’est certain, mais ne désespérez pas car plus vous avancerez dans le jeu, et plus la gestion des ressources deviendra facile. Car en effet, au fil de vos explorations, vous allez apprendre à maitriser de nouvelles technologies et il arrivera même que vous tombiez nez à nez avec des vaisseaux spatiaux abandonnés capables d’accueillir davantage de modules, des vaisseaux que vous pourrez accoster si besoin est.

Out There : capture 4

La carte, bien plus grande qu’on pourrait le croire.

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Si vous avez de la chance, vous trouverez rapidement un nouveau vaisseau mieux construit, et avec plus de place.

Une intrigue captivante

Il faut bien l’avouer, l’intrigue de Out There est très prenante et cela n’a rien d’étonnant puisque ses concepteurs ont accordé beaucoup d’importance au scénario de leur titre.

A la base, ce dernier est relativement simple : un pilote perdu au beau milieu de nulle part veut rentrer chez lui. Le truc, c’est plein de petites anecdotes ont été ajoutées. A chaque changement de système planétaire, nous en découvrirons un peu plus sur notre environnement, mais également sur notre héros virtuel. Ces petites histoires sans prétention renforceront le lien, et elles favoriseront notre immersion.

En outre, l’intrigue globale évoluera énormément en fonction de nos rencontres. Je ne peux pas trop vous en dire pour ne pas vous gâcher la surprise, mais nous croiserons parfois des reliques et même d’autres espèces. Certaines d’entre elles seront particulièrement belliqueuses, et autant dire qu’il faudra mieux vous méfier.

Tous ces éléments contribueront à renforcer le réalisme de l’univers dépeint par Out There et c’est peut-être aussi pour cette raison que ce titre a rencontré autant de succès.

Out There : capture 7

Et hop, encore un nouveau vaisseau à investir.

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Le cargo des deux vaisseaux. A vous de transférer vos marchandises avant de sauter de l’un à l’autre.

Des parties qui ne se ressemblent pas

Je ne vous l’ai pas caché, au début, vous allez souvent mourir. Et peut-être même ressentir comme une pointe de frustration. La vérité, c’est que Out There n’est pas un titre facile à aborder. Pourquoi ? Parce que tout peut changer en un éclair.

Une mauvaise décision, un simple saut dans un nouveau système, pourra vous mettre dans une situation inconfortable. J’en ai encore eu l’exemple récemment en début de partie lorsque mon vaisseau a été aspiré d’un seul coup à l’autre bout de la galaxie, sans aucune ressource et, surtout, sans les technologies adéquates. La fin a été rapide, et violente.

Le problème, avec Out There, c’est qu’il fait la part belle aux événements aléatoires et nos parties ne se ressembleront pas. Il est du coup très difficile de prévoir à l’avance ce qui va se passer, et d’anticiper les embûches qui se dresseront sur notre chemin. Chaque partie est donc une aventure à part entière et c’est vraiment agréable parce que cela dope considérablement la durée de vie du jeu. Ca, et les multiples fins proposées, bien sûr.

Out There : capture 8

Le moment est venu de se lancer.

Out There : capture 9

Vous allez très vite comprendre que vous n’êtes pas forcément seul dans l’espace.

La Conclusion

Out There est un peu un OVNI sur le marché et il faut bien avouer que c’est très agréable de voir que les français aussi peuvent assurer de temps à autres. Alors c’est vrai, nos éditeurs à nous sont peut-être moins connus qu’un Rovio, mais ils ne manquent pas d’idées pour autant et ce petit jeu en est un bon exemple. En ce qui me concerne, en tout cas, il m’a très agréablement surpris et c’est précisément pour cette raison que je ne peux que vous le recommander.

Notez tout de même que Out There n’est pas encore disponible sur toutes les plateformes du marché. Pour le moment, on peut en profiter sur iOS, sur Android et sur les Kindle Fire. Côté prix, il vous coûtera quelque chose comme 3,59 euros mais sachez qu’il les mérite amplement.

On termine avec la vidéo de présentation qui va bien.