Test des Samsung Galaxy A52 4G/5G

Samsung a donné un petit coup de jeune aux Galaxy A le mois dernier en dévoilant pas moins de trois smartphones : le Galaxy A52, le Galaxy A72 et le Galaxy A52.

Et là, vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai cité deux fois le Galaxy A52. Et bien en fait, c’est assez simple, la marque a choisi de le proposer en deux versions différentes : la première prend en charge la 5G et elle est proposée à 449 €. La seconde se limite à la 4G et elle vous reviendra à 379 €.

Les Galaxy A52 ont un look soigné
Les Galaxy A52 ont un look soigné

C’est donc de ces deux modèles dont nous allons parler aujourd’hui. Des modèles qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau mais qui affichent tout de même quelques différences notables.

Design & Ergonomie

Les Galaxy A52 4G et 5G adoptent un format finalement très traditionnel, avec des lignes rectangulaires et un très bel écran recouvrant toute leur façade. Ou presque. Samsung a en effet conservé des bordures assez marquées autour de leur dalle.

Le poinçon habituel répond aussi présent, et il est toujours placé au même endroit, soit en haut au milieu de l’écran. Je le répète souvent, mais pour moi il ne s’agit pas forcément du meilleur endroit où mettre une telle pièce. Le poinçon se serait fait davantage oublier en étant placé dans un coin de la dalle.

Le dos rappelle furieusement les Galaxy S21, sans pour autant atteindre leur niveau de finition. Sans surprise, la plaque arrière est ainsi entièrement faite de plastique, un plastique noir mat pour les modèles qui m’ont été confiés.

Le module est teint de la même couleur et il se rapproche pas mal de celui des gros flagships de la marque, à une exception près : il ne se trouve pas dans le prolongement de la bordure et il est directement moulé dans la plaque.

La dalle est entouré par des bordures un peu prononcées, mais cela ne gêne pas
La dalle est entouré par des bordures un peu prononcées, mais cela ne gêne pas

Le plastique n’a pas que des fans, c’est indéniable. Maintenant, il a tout de même deux avantages notables : il marque moins que le verre et il est plus léger.

Et au final, c’est finalement ça qui surprend le plus lorsqu’on commence à jouer avec les Galaxy A52 : leur poids limité les rend très agréables en main et très faciles à manipuler.

Une impression renforcée par une ergonomie toujours aussi bien pensée. Les boutons physiques sont tous regroupés sur la tranche de droite, les deux boutons du volume étant placés au-dessus du bouton de mise sous tension. Le lecteur d’empreinte n’a pas non plus été oublié et il est directement intégré à l’écran. Je l’ai d’ailleurs trouvé assez rapide et assez précis.

Samsung a aussi fait des efforts au niveau de la connectique. En plus du port USB Type-C, on va ainsi trouver une prise casque. Même son de cloche du côté de la trappe des cartes qui pourra accepter au choix deux Nano SIM ou une Nano SIM et une micro SD.

Dernier point et pas des moindres, les Galaxy A52 ont aussi pour particularité d’être certifiés IP67. Ils seront donc tout à fait capables de résister à une averse ou à la poussière. 

Et c’est assez rare de voir les constructeurs faire certifier leurs produits sur cette gamme de prix.

Les Galaxy A52 se prêtent bien au jeu du multimédia
Les Galaxy A52 se prêtent bien au jeu du multimédia

Ecran, Puissance & Autonomie

Compte tenu de son prix de vente, j’avais un peu peur que Samsung ait fait beaucoup de concessions sur la partie technique. Mais au final, ce n’est pas le cas. Si les Galaxy A52 seront logiquement loin d’égaler un Galaxy S21, ils réservent tout de même de bonnes surprises.

L’écran en est clairement une. En dépit du positionnement tarifaire de ces appareils, leur constructeur les a en effet affublés d’une dalle Super AMOLED. Une dalle magnifique, capable d’atteindre une définition en FHD+ et proposant en plus un taux de rafraichissement de 90 Hz pour le modèle 4G ou de 120 Hz pour le modèle 5G.

Une dalle très efficace en multimédia d’ailleurs. J’ai eu l’occasion de regarder pas mal de contenus Netflix sur les Galaxy A52 et j’avoue avoir été très impressionné par le rendu général de l’image. Il y a de la luminosité, du contraste et de belles couleurs.

Il y a aussi des différences au niveau du SoC. Le Galaxy A52 4G est animé par un Snapdragon 720G et le modèle 5G embarque un Snapdragon 750G. Dans les deux cas, on reste sur des CPU octo-coeurs, des puces couplées à 6 Go de mémoire vive et capables de faire tourner les jeux les plus gourmands.

Cela vaut notamment pour Call of Duty Mobile, qui n’a pas montré le moindre signe de faiblesse. Et que ce soit en120 Hz ou en les 90 Hz l’impression de fluidité répond présente. Ce qui renforce encore un peu plus l’immersion.

Le poinçon est toujours centré
Le poinçon est toujours centré

Surtout que le volet sonore n’est pas non plus en reste. C’est sans doute ce qui m’a le plus surpris durant cette grosse semaine passée en compagnie des Galaxy A52, mais les appareils sont équipés de deux haut-parleurs. Des haut-parleurs capables de restituer un son stéréo.

Mieux encore, le son en question est en plus de bonne qualité, avec un bel équilibre et une puissance convenable. Bon, il manque toujours un peu de basse, mais ça reste quand même très convenable.

Côté batterie, les Galaxy A52 se trouvent dans la moyenne. Ils atteignent une capacité de 4500 mAh. La charge rapide se limite en revanche au 25 W. 

L’autonomie n’est pas mauvaise, mais elle dépendra bien entendu de l’usage. Chez moi, les Galaxy A52 tiennent facilement une journée et demie.

Et pour la 5G, alors ? On sait qu’elle est en train de se développer. Elle est déjà arrivée dans certaines grandes villes, et les opérateurs vont poursuivre leurs efforts dans les mois et années à venir afin de couvrir le plus de territoire possible.

Techniquement, elle offrira des débits beaucoup plus élevés et elle devrait donc donner vie à de nouveaux usages. Notamment pour tout ce qui a trait aux villes connectées, à la conduite autonome ou même, pourquoi pas, au cloud gaming.

Mais est-ce que ça veut dire que vous en avez besoin maintenant, tout de suite ? 

Je ne peux pas répondre à cette question à votre place. Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que la 4G reste suffisante pour la plupart des utilisateurs. Si vos usages se limitent aux réseaux sociaux, à du web et à quelques jeux en ligne, je ne pense pas que vous ayez besoin de franchir le pas tout de suite. Attention en revanche, car si vous ne renouvelez pas souvent votre smartphone, alors il vous faudra aussi anticiper vos futurs usages. Ce qui est beaucoup moins facile.

Les Galaxy A52 peuvent faire tourner la plupart des gros jeux
Les Galaxy A52 peuvent faire tourner la plupart des gros jeux

Photo & Vidéo

Le moment est désormais venu d’aborder la délicate question du volet photo et vidéo.

Et la bonne nouvelle, c’est que les Galaxy A52 4G et 5G proposent exactement la même chose sur ce terrain.

Le module arrière s’articule donc autour de 4 capteurs différents.

Le premier capteur atteint une définition de 64 millions de pixels et il est couplé à un grand angle doté d’une ouverture à f/1.8.

Le second capteur est moins défini et il ne dépasse pas les 12 millions de pixels. Samsung l’a associé à un ultra grand angle ouvrant à f/2.2.

Les deux derniers capteurs atteignent les 5 millions de pixels et ils serviront respectivement au calcul de la profondeur de champ et à la macro.

Sur le papier, on a donc une belle polyvalence. Et en pratique alors ?

En pleine journée, il faut reconnaître que les Galaxy A52 se montrent assez surprenants. Ils sont en effet capables d’obtenir des images avec un beau niveau de détails. La dynamique est des plus correctes, que ce soit dans les ombres ou dans les hautes lumières, et Samsung a su éviter le piège de la sur-saturation.

Les couleurs sont en effet assez naturelles. J’ai aussi beaucoup aimé la gestion de la profondeur de champ qui permet de bien isoler le sujet.

Pour la mise au point, en revanche, il sera préférable de se montrer précautionneux et de ne pas trop approcher ses sujets. 

En soirée, on conserve une qualité d’image correcte et il en va de même lorsqu’on shoote en intérieur, même sans lumière directe.

Ces photos, par exemple, ont toutes été prises dans une chambre dont les rideaux étaient tirés. 

Il faisait sombre, mais les Galaxy A52 ont tout de même réussi à récupérer pas mal d’informations. On saluera aussi la gestion de la montée en sensibilité. Je m’attendais en effet à des images beaucoup plus bruitées.

Si vous avez suivi avec attention tout ce qui précède, alors vous savez déjà que les Galaxy A52 embarquent deux focales principales et qu’ils font l’impasse sur le zoom optique.

L’ultra grand angle n’est pas mauvais, même s’il souffre pas mal de distorsion, avec des résultats pas toujours très jolis. Il a en effet tendance à étirer les lignes, certes, mais aussi les traits de nos sujets.

S’il sera toujours possible de zoomer, l’agrandissement sera opéré de manière numérique et il sera préférable de s’en passer. On perdra en effet énormément en détail dès le cap du x2 franchi.

Côté portrait, il y a du bon et du moins bon. Dans l’ensemble, les Galaxy A52 peuvent obtenir de bons résultats, mais il sera préférable de prendre le temps de se poser et d’immobiliser notre sujet. Le moindre mouvement se traduira en effet par des flous peu esthétiques. 

Les Galaxy A52 se montrent assez flexibles lorsqu’on bascule sur leur caméra frontale, avec pas mal de modes à choisir. Et notamment un mode portrait qui permet d’isoler votre trombine du reste de la scène.

Dans l’ensemble, les résultats sont corrects et on peut même obtenir des images assez piquées lorsque la lumière répond présente. En mode portrait, la gestion du flou n’est pas mauvaise, mais elle montrera tout de même assez vite ses limites. Comme ici, avec la monture de mes lunettes qui a tendance à baver un peu.

La vidéo n’est clairement pas le point fort des Galaxy A52. Si ces derniers peuvent filmer en 4K à 30 images par seconde, ils basculeront automatiquement en 1080p lorsque le super stabilisateur sera activé.

Dans les deux cas, ils manquent également de précision et ils produiront ainsi des images très bruitées dès que la lumière commencera à baisser. 

La dalle est entourée par de fines bordures
La dalle est entourée par de fines bordures

Plateforme & Fonction

Côté plateforme, les Galaxy A52 sont livrés avec OneUI 3.1, qui est lui-même basé sur Android 11.

Concrètement, donc, on retrouve le même environnement que celui proposé par les Galaxy S21.

L’interface est toujours aussi agréable. Samsung n’a pas toujours fait l’unanimité sur ce terrain, mais force est de constater que les efforts entrepris par le constructeur ont porté leurs fruits. OneUI affiche des visuels cohérents et on prend beaucoup de plaisir à naviguer au sein de la plateforme.

D’autant que les fonctions clés sont toujours là, comme ce fameux panneau latéral si pratique. Un panneau personnalisable et qui nous permettra de toujours garder nos applications ou nos outils préférés sous le coude.

Un bel effort a également été réalisé sur l’écran des paramètres, avec des visuels soignés et une organisation aux petits oignons. On trouve facilement le réglage dont on a besoin au moment où on en a besoin.

Le mot qui me vient en tête, finalement, lorsque je pense à OneUI, c’est clarté. 

Le choc de simplification voulu par Samsung il y a quelques années en arrière a clairement porté ses fruits. OneUI possède une identité propre, mais il est surtout entièrement tourné vers l’utilisateur, ce qui me semble être le bon choix à faire en matière d’ergonomie.

Et oui, il y a une prise casque
Et oui, il y a une prise casque

En Conclusion

Lorsqu’on est passionné de tech, on a souvent tendance à avoir le regard tourné vers les produits de premier plan. Et donc vers les smartphones, les ordinateurs, les téléviseurs ou même les montres connectées les plus chers. Vers des produits que nous sommes finalement peu nombreux à pouvoir réellement acquérir.

Je ne fais évidemment pas exception à la règle. Et après avoir testé le Galaxy S21 Ultra, le Oppo Find X3 Pro ou encore le OnePlus 9 Pro, j’avais évidemment un peu peur de m’ennuyer avec les Galaxy A52.

Etrangement, cela n’a pas été le cas. Alors bien sûr, ces appareils sont très loin de jouer dans la même cour que les smartphones que je viens de citer, mais cela ne les rend pas moins intéressants pour autant.

Samsung a en effet su faire les bonnes concessions. En dépit de leur positionnement, les Galaxy A52 surprennent ainsi par la qualité de leur écran, par la flexibilité de leur puce et, il faut bien le reconnaître, par les nombreux atouts de leur module photo. Et le plus beau, c’est que pour moins de 500 €, on aura aussi droit à un écran 90 ou 120 Hz suivant le modèle choisi.

Le dos est uni, et il rappelle un peu les Galaxy S21
Le dos est uni, et il rappelle un peu les Galaxy S21

Et justement, il y a aussi cette question de choix. Quel Galaxy A52 acheter ? Faut-il se tourner vers le modèle 4G ou vers la version 5G.

Encore une fois, je pense que tout va dépendre de vous et de vos usages. Pour regarder des vidéos sur YouTube, répondre à ses copains sur Twitter ou encore poster des photos sur Instagram, la 4G suffit amplement. En revanche, si vous êtes du genre à vouloir profiter de services comme xCloud sur votre téléphone, il sera préférable de vous tourner vers la 5G.

Et la difficulté, finalement, ne sera pas de choisir le modèle adapté à votre usage, mais plutôt d’anticiper ces derniers. L’achat d’un smartphone représente un investissement important et votre Galaxy A52 vous accompagnera peut-être pendant les 3 ou même les 4 années à venir. Si tel est le cas, alors il sera sans doute préférable de vous tourner vers le modèle 5G.