Test du Honor 7

Le Honor 7 a été présenté peu avant l’été mais il a fallu attendre la fin du mois d’août pour le voir arriver en Europe. Il a beaucoup fait parler de lui au fil de ces dernières semaines, bien sûr, et certains d’entre vous se demandent sans doute ce qu’il a dans le ventre. Si c’est votre cas, alors cet article devrait beaucoup vous intéresser.

Il fait suite à la prise en main publiée le week-end dernier. Il ira un peu plus loin et il se concentrera ainsi sur le design du terminal, bien sûr, mais également sur son écran, sa puissance de calcul, son autonomie ou même son capteur photo.

Test Honor 7 : photo 1

La façade du Honor 7 est entièrement faite de plastique.

Il s’arrêtera aussi sur certaines fonctions de la surcouche embarquée et il présentera même les fonctions qui m’ont le plus tapé dans l’oeil.

Bref, vous l’aurez compris, on a du pain sur la planche.

Caractéristiques Techniques

Et on attaque tout de suite avec les caractéristiques techniques de la bête.

Le Honor 7 embarque un écran IPS LCD de 5,2 pouces capable d’afficher une définition de type Full HD 1080p, et donc du 1 920 x 1 080. Cela donne une densité de pixels supérieure à 420 ppp.

Il est animé par un SoC Kirin 935 composé de huit coeurs Cortex A53 répartis en deux clusters. Les premiers sont cadencés à 1,5 GHz, les seconds à 2,2 GHz. Derrière, on trouve aussi un GPU Mali-T628 MP4 et 3 Go de mémoire vive en LPDDR4.

L’espace de stockage atteint les 16 Go et il sera possible de l’étendre par le biais d’une carte micro SD (128 Go maximum).

Le bougre n’a pas à rougir face à ses concurrents sur la partie photo. Il est effectivement équipé d’un capteur IMX230 de 21 millions de pixels couronné d’une optique capable d’ouvrir à f/2.0 et d’une caméra frontale de 8 millions de pixels en prime.

La connectivité est assez complète. Là, on a droit au WiFi 802.11 ac, au Bluetooth 4.1 LE, au GPS, au GLONASS et à la 4G. Pas de NFC en revanche et ça manque un peu.

La batterie atteint une capacité de 3 100 mAh. En marge, il faut aussi compter sur un port Nano SIM et un port Micro SIM. Ce dernier peut aussi accepter des cartes micro SD.

Le Honor 7 est assez compact (143,2 x 71,9 x 8,5 mm), il pèse environ 157 grammes et il se décline en deux coloris distincts : argent ou gris. Il embarque aussi un port micro USB 2.0 et il est proposé à 349 euros.

Test Honor 7 : photo 4

La coque du terminal est faite de métal brossé. L’effet est très sympa.

Test Honor 7 : photo 3

Le terminal comporte une seule trappe, avec deux cartes SIM ou une carte SIM et une carte micro SD à la clé.

Test Honor 7 : photo 2

Le Honor 7 a un bouton en plus et il va vous changer la vie.

Design & Ergonomie

Le moment est venu de passer au design et à l’ergonomie du terminal.

Le packaging, pour commencer, est assez classique. Le téléphone est livré dans un écrin bleu ne comportant aucun visuel ni même l’ombre d’une caractéristique technique.

On tombe directement sur le terminal en ouvrant la boite. Les accessoires sont rangés dans des compartiments placés en dessous. Pas grand chose à dire de ce côté là. L’offre est assez traditionnelle avec la documentation, un câble de synchronisation et un bloc chargeur.

Pas de kit mains libres pour mon modèle en revanche mais cela n’a rien de surprenant car il s’agit d’un exemplaire presse.

La première chose qui frappe avec le Honor 7, ce sont ses finitions. Le terminal est effectivement équipé d’une coque en métal brossé et il se situe à des années lumière de ce que proposait le modèle précédent. Là, on est clairement sur du premium et ça fait vraiment du bien.

La façade est plus ordinaire. Honor a opté pour du plastique et les bordures entourant son écran sont assez larges afin de laisser passer les ondes radio. Le constructeur a d’ailleurs un peu triché en entourant la dalle d’un liseret noir.

L’ergonomie peut paraître conventionnelle mais il n’en est rien. Les trois principaux boutons du terminal sont regroupés sur le flanc droit et ils nous permettront de contrôler son volume sonore et de l’allumer.

La prise casque et le port infra-rouge sont tous les deux placés sur la tranche supérieure, soit à l’exacte opposée du connecteur micro USB.

Et la trappe alors ? Elle est intégrée à la bordure gauche de l’appareil et elle s’accompagne d’un autre bouton placé un peu plus bas cette fois. Il sera possible de lui associer un maximum de trois actions différentes pour accéder plus rapidement à certaines fonctions ou à certaines applications.

Le module photo est placé à l’arrière et il ressort de quelques millimètres de la coque. Il est recouvert d’une plaque en cristal de saphir et on a aussi un Flash double LED à côté. Honor a en plus intégré un lecteur d’empreintes digitales en dessous. Il est extrêmement efficace et il peut aussi être utilisé comme raccourci.

Je vais être franc, il n’y a rien à jeter sur ce Honor 7. Il a vraiment de la gueule et on oublie tout de suite qu’on a affaire à un terminal positionné sur le milieu de gamme.

Test Honor 7 : photo 6

Jolie bête, non ?

Test Honor 7 : photo 5

Le port Micro USB est placé sur la tranche inférieure.

Test Honor 7 : photo 15

La trappe donnant accès à la carte SIM.

Ecran, Puissance & Autonomie

Le design ne fait pas tout, bien sûr, et cela tombe assez bien car le moment est venu de parler de l’écran du terminal, mais aussi de sa puissance de calcul et de son autonomie.

Le Honor 7 est équipé d’un écran IPS LCD de 5,2 pouces. La dalle peut afficher une définition de type Full HD et donc du 1 920 x 1 080. Je l’ai évoqué un peu plus haut mais la densité de pixels dépasse les 420 ppp et le terminal se trouve ainsi dans la moyenne haute.

L’affichage est très correct. La luminosité de la dalle dépasse même celle du P8 et le rendu des couleurs colle assez bien à la réalité. Pas grand chose à dire non plus au niveau des angles de vision qui sont plutôt bons.

La couche tactile est extrêmement réactive pour sa part et il suffit ainsi de faire glisser le doigt sur l’écran pour déclencher une réaction.

Et pour la puissance de calcul alors ? Le Kirin 935 se compose de huit coeurs, certes, mais ils ne fonctionnent pas tous en même temps. Le premier cluster se charge ainsi des tâches quotidiennes et le second ne s’active que pour les calculs les plus gourmands.

Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers durant ces quelques semaines de test. Le Honor 7 s’en sort avec brio dans toutes les tâches quotidiennes. Même chose pour les films en haute définition. En revanche, il aura un peu plus de mal avec les jeux les plus gourmands.

Fidèle à mon habitude, j’ai fait tourné quelques solutions de benchmarking sur le terminal et voici les scores obtenus :

  • AnTuTu : 48 636 points.
  • GeekBench : 875 en single-core, 3 106 points en multi-core.

Ces résultats sont à prendre avec prudence, bien sûr, mais rien ne vous empêche de les comparer avec votre propre terminal.

Bon, et l’autonomie alors ? Elle est très perfectible. Le Honor 7 n’aura aucun mal à tenir la journée mais vous ne pourrez pas le pousser beaucoup plus loin. Mon record personnel est d’une journée et demie mais il a fallu faire pas mal de sacrifices pour atteindre ce seuil.

Je ne vais pas vous mentir, ça m’a beaucoup déçu. Je m’attendais à nettement mieux vu la capacité de la batterie.

Le bon côté de la chose, c’est qu’il est très rapide à charger alors vous n’aurez pas besoin de le laisser brancher pendant des heures.

Test Honor 7 : photo 10

Le module photo ressort de quelques millimètres de la coque.

Test Honor 7 : photo 12

La prise casque et l’émetteur infra-rouge sont regroupés sur la tranche supérieure.

Test Honor 7 : photo 18

L’écran est encadré par un liseret noir.

Photo & Vidéo

Ce n’est pas un secret mais les compacts numériques ont progressivement laissé la place à nos smartphones. Nous sommes ainsi de plus en plus nombreux à utiliser notre terminal pour shooter tous les moments magiques de notre quotidien.

Honor a bien compris qu’il avait une carte à jouer sur ce terrain là.

Le Honor 7 embarque ainsi un capteur Sony IMX230 de 20 millions de pixels couronné d’une optique grand-angle capable d’ouvrir à f/2.0. Elle est dépourvue de stabilisation optique malheureusement.

Dans les faits, la mise au point est un peu plus rapide et le terminal est même capable de délivrer des clichés de bonne qualité avec un beau piqué au centre et une restitution des couleurs assez correcte. Rien à dire sur la dynamique si ce n’est qu’elle est excellente.

La balance des blancs a parfois tendance à virer sur le jaune en basse luminosité (comme tous les smartphones du marché) mais le phénomène reste moins marqué que sur le Honor 6.

Dans tous les cas, le post traitement est plus que correct.

Même chose pour les vidéos. La stabilisation optique manque un peu, c’est vrai, mais le téléphone suffira amplement pour une utilisation de type domestique.

L’application photo est à la fois intuitive et bien pensée. Elle intègre plusieurs modes de prise de vue dont un pensé pour… les bons petits plats. Le Honor 7 met aussi le paquet sur le Light Painting et cela ne devrait pas vraiment vous surprendre puisqu’il en allait de même pour le P8.

Là, on aura de quoi s’amuser avec la trainée lumineuse, le graffiti lumineux, le mode pose longue ou encore la poussière d’étoile.

Derrière, Honor a aussi mis en place quelques filtres créatifs, un mode HDR, un mode Time Lapse et pas mal d’autres bricoles du même type. Il sera même possible de prendre la main sur la sensibilité, la balance des blancs, l’exposition, la saturation ou même le contraste. Il manque juste un mode manuel.

Pas grand chose à dire au niveau de la caméra frontale. Elle se défend bien et elle devrait ravir les amateurs de selfies. Preuve en est, elle arrive même à produire des clichés nets quand je me prends en photo avec ma fille.

Test Honor 7 : photo 18

Le Honor 7 peut être piloté d’une seule main sans trop de difficulté.

Test Honor 7 : photo 19

L’application photo est plutôt simple à prendre en main.

Test Honor 7 : photo 11

Le Honor 7 met le paquet sur le Light Painting et ce n’est pas vraiment surprenant.

Fonctions & Surcouche

Le Honor 7 est livré avec la toute dernière version de la surcouche maison. Elle a été évoquée en détails dans mon test du P8 mais je vais tout de même passer en revue ses principales fonctionnalités.

L’écran de verrouillage est identique à celui des autres surcouches. Il fait remonter pas mal d’infos comme la date ou l’heure et on trouvera même un bouton pour accéder à l’appareil photo.

Pas grand chose à dire sur les écrans d’accueil. Ils peuvent accepter des raccourcis, des widgets ou des dossiers. L’utilisateur pourra personnaliser son fond d’écran mais également les transitions entre les écrans.

Le centre de notifications se divise en deux onglets.

Le premier affichera les alertes générées par les applications, le second s’occupera des raccourcis rapides. On est sur une configuration assez traditionnelle.

Il n’y a pas de drawer en revanche et toutes les applications installées seront automatiquement ajoutées aux écrans d’accueil, à la suite les unes des autres. Cela veut aussi dire que vous devrez faire du ménage régulièrement.

La recherche se calque un peu sur Spotlight. Il suffira ainsi d’accrocher un écran d’accueil et de le tirer vers le bas pour faire apparaître un champ de recherche avec les dernières applications ouvertes. Il ne sera donc pas nécessaire de passer le multitâche pour passer d’un outil à l’autre.

Puisqu’on en parle, le multitâche est assez conventionnel. Les applications s’affichent sur une simple grille composée de plusieurs vignettes. Il suffit d’attraper un élément et de le lancer vers le haut pour fermer l’outil. C’est plutôt efficace.

En marge, on a aussi deux ou trois fonctions en plus.

Il sera notamment possible d’associer trois actions au bouton placé sur la tranche gauche. Grâce à lui, nous pourrons allumer la torche ou même lancer une application sans avoir besoin de fouiner sur le terminal. C’est évidemment très pratique.

Même chose pour le lecteur d’empreintes digitales qui ne servira pas uniquement à nous identifier. En réalité, il suffira de faire glisser le doigt dans un sens ou dans un autre pour ouvrir le centre de notifications ou accéder au multitâche. Pour revenir sur l’écran d’accueil, il suffira d’appuyer dessus pendant quelques secondes.

Comme si cela ne suffisait pas, le Honor 7 pourra aussi être contrôlé par des gestes. Nous n’aurons qu’à le porter à l’oreille pour décrocher ou à le retourner pour couper le son, par exemple. La surcouche intègre en plus un système de reconnaissance vocale et nous n’aurons ainsi qu’à prononcer une simple phrase clé pour réveiller le téléphone et lui donner nos instructions.

Seul bémol, il a parfois tendance à s’activer… sans raison et il consomme aussi pas mal d’énergie.

Test Honor 7 : photo 14

Le centre de notification se structure autour de deux onglets distincts.

Test Honor 7 : photo 7

La recherche, si pratique.

Test Honor 7 : photo 17

Le multitâche est assez conventionnel, mais il n’en reste pas moins des plus efficace.

Conclusion

Le moment est venu de vous livrer mon verdict.

Le terminal parfait n’existe pas, bien sûr, et le Honor 7 souffre finalement d’un seul défaut : son autonomie. Je m’attendais vraiment à mieux de ce côté là, surtout avec une batterie de 3 100 mAh.

Rien à dire sur la puissance en revanche. Le terminal s’en est sorti à merveille durant ces quelques semaines de test. Après, il n’a pas non plus eu l’occasion de faire tourner beaucoup de jeux. Si vous passez vos journées collé sur de gros titres, le Kirin 935 risque de montrer rapidement ses limites.

La partie photo/vidéo m’a littéralement bluffé en revanche. Je ne m’attendais pas à obtenir de tels résultats avec un téléphone positionné sur le milieu de gamme et ça prouve bien que les constructeurs peuvent encore faire des efforts sur ce terrain là.

Bref, à ce prix là, le Honor 7 mérite pleinement votre attention. Et si vous n’avez pas de gros besoins en terme de jeux, vous pouvez même foncer les yeux fermés.

Pour tout vous dire, je l’aurais bien gardé.

Design8.3
Ergonomie9.2
Puissance7.3
Multimédia8.5
Fonctions8
Prix9.5
Le Honor 7 est indéniablement une bonne surprise et il n'a absolument rien à voir avec son prédécesseur. Il met la barre très haut au niveau des finitions et il est capable de réaliser de véritables prouesses en matière de photo et de vidéo. Alors c'est vrai, sa puce aura du mal à faire tourner les jeux les plus gourmands et son autonomie est assez limitée, mais il ne faut pas oublier qu'il est proposé sous la barre symbolique des 350 euros. C'est d'ailleurs ce qui le rend aussi redoutable.
8.5
Mots-clés honor 7vidéo