Test du HP Envy x360, un ordinateur tactile qui s’en sort bien

Les ordinateurs portables tactiles sont de plus en plus courants de nos jours. Il faut dire qu’ils sont encore livrés le plus souvent avec Windows et que la dernière mouture du système d’exploitation de Microsoft s’y prête particulièrement bien : l’utiliser avec une souris seule est une belle galère et les surfaces tactiles sont là pour nous sauver.

Le HP Envy x360 est donc, comme vous l’aurez compris, un ordinateur portable disposant d’un écran tactile, comme le SlateBook 14 que l’on retrouvait sous Android. Cependant, contrairement à ce dernier, le Envy est convertible en tablette, grâce à la possibilité de tourner son écran sur 360 degrés. Si l’idée est séduisante au premier abord, cet ordinateur tient-il toutes ses promesses ? Réponse dans ce test !

HP Envy x360

Spécifications

Avant toute chose, rappel des faits, et surtout des spécifications techniques qu’intègre le HP Envy x360 sur lequel nous retrouverons :

  • un écran tactile de 15,6 pouces avec affichage HD (1 366 × 768 pixels) ;
  • un processeur Intel Core i5-4210U dual-core cadencé à 1,7 GHz ;
  • une carte graphique Intel HD 4400 ;
  • 4 Gio de mémoire vive ;
  • un disque dur de 500 Go avec vitesse de 5 600 tours par minute ;
  • un port HDMI, un port USB 2.0, deux ports USB 3.0, un port de cartes SD, un port RJ-45 ;
  • Windows 8.1 ;
  • des dimensions de 38,37 × 25,85 × 2,36 cm ;
  • un poids de 2,4 kg.
Le HP Envy x360, fermé

Le HP Envy x360, fermé

Disponible au prix de 599€, le HP Envy x360 est en couleur argentée. Par rapport à un ordinateur portable plus classique, on y trouve quelques capteurs assez inhabituels, comme un accéléromètre et un gyroscope, ce qui prend tout son sens quand on pense au fait qu’il peut être transformé en tablette. Mais pas seulement : grâce à son écran que l’on peut tourner sur 360 degrés, le HP Envy x360 peut aussi être utilisé en mode chevalet.

Design et ergonomie

Le design du HP Envy x360 est assez classique. D’une couleur unie, il n’est pas exceptionnellement beau mais il n’est pas moche non plus : en bref, nous avons sous les yeux un design habituel, qui passe bien partout. La petite touche amusante, c’est le logo de HP qui est en fait un miroir : si je vous déconseille d’essayer de vous maquiller avec, il reste que l’effet est plutôt sympa.

Le clavier est agréable à utiliser : les touches sont douces et on dispose de suffisamment de place pour poser les mains bien comme il faut. Il propose un pavé numérique, ce qui est un plus non négligeable. Mais le véritable atout de ce clavier, c’est le fait qu’il soit rétroéclairé : que vous soyez dans un environnement sombre ou lumineux, rien ne vous empêchera de pianoter, et c’est plutôt bien.

Le HP Envy x360, ouvert

Le HP Envy x360, ouvert

Le clavier du HP Envy x360, très pratique

Le clavier du HP Envy x360, très pratique

Ça, c’était pour le côté ordinateur. Pour le mode chevalet, il n’y a pas grand-chose à dire en ce qui concerne l’ergonomie mais, en revanche, le bât blesse lorsque l’on évoque l’utilisation en mode tablette. C’est sympa de transformer son ordinateur en tablette : on n’a pas toujours besoin d’un clavier et, comme je le disais en introduction, Windows 8.1 est de toute façon plus adapté à une interface tactile. Le problème, c’est le poids de la bête : mine de rien, 2,4 kg, ça se ressent, surtout lorsqu’on doit le porter à une main, l’autre étant occupée à utiliser l’écran. Le HP Envy x360 est donc un poil trop lourd pour être agréable à utiliser en mode tablette, ce qui est franchement dommage.

HP Envy x360 en mode tablette

HP Envy x360 en mode tablette, la photo qui fait mal au bras

Expérience utilisateur

Le mode tablette est par ailleurs gâché par un autre facteur : l’écran. L’écran du HP Envy x360 ne sera clairement pas son meilleur argument de vente étant donné sa qualité, son plus gros défaut provenant de son angle de vision extrêmement mince.

L’angle de vision, sur un ordinateur classique, c’est déjà important : ne pas être obligé de bouger l’écran dès qu’on tourne la tête, c’est agréable, et ça devrait surtout être indispensable. Ici, ce n’est clairement pas le cas : ayez le malheur de bouger votre tête d’un simple centimètre, et vous devrez bouger l’écran en conséquence, placez vos yeux face au bas de l’écran, et le haut sera déjà altéré ! À titre de comparaison, on a beaucoup critiqué la Nintendo 3DS à cause de son angle de vision pauvre qui ne permet pas de voir la 3D correctement dès qu’on bouge un peu trop : à côté du HP Envy x360, l’angle de vision de la 3DS est infini.

Du coup, pour en revenir au mode tablette, l’expérience en devient plus que mauvaise : voir correctement la totalité de l’écran est quasiment mission impossible et vous demandera de gros efforts de contorsion. Ajoutez à cela le poids que l’on a déjà évoqué, et on a sous les yeux le parfait exemple d’une tablette totalement inutile puisque ne pouvant pas être tenue à une main. À moins que vous ayez l’habitude d’utiliser votre nez, remarquez.

Le mode tablette n’est d’ailleurs pas le seul à être gâché par l’angle de vision trop faible de l’écran : le mode chevalet est lui aussi grandement atteint. Pouvoir poser l’ordinateur pour n’utiliser que l’écran tactile, ou pour regarder un film tranquillement, c’est bien, mais une fois que vous avez trouvé la position qui vous permet de voir l’écran, vous avez interdiction de bouger.

Le mode chevalet du HP Envy x360

Le mode chevalet du HP Envy x360, idéal pour jouer aux cartes ?

Pour couronner le tout, l’image n’est pas particulièrement belle sur le HP Envy x360 : vous ne verrez pas tout flou, mais il ne faut pas regarder de trop près non plus. Un peu plus de pixels n’aurait peut-être pas été du luxe.

Que reste-t-il au Envy dans ce cas ? La réactivité. Ses spécifications ne font pas rêver, c’est certain, mais en pratique le HP Envy x360 s’en sort très bien : il est très réactif et répondra immédiatement à la moindre de vos demandes, ce qui est particulièrement agréable avec une interface tactile. Bon, bien sûr, il ne faut pas aller trop loin non plus : le processeur n’est pas exceptionnel et on le ressent si on tente de pousser la bête.

En clair, l’expérience utilisateur sur le HP Envy x360 est bonne si vous l’utilisez de façon plus ou moins basique : navigation et bureautique passent évidemment très largement. En revanche, si vous cherchez un ordinateur pour lui demander quelques gros calculs comme lorsque l’on cherche à modéliser en 3D, il faudra probablement passer votre chemin.

Reste finalement la question de l’autonomie. À ce jeu-là, le Envy x360 s’en sort plutôt bien et peut facilement rester plusieurs heures allumé sans être alimenté, en utilisation classique (navigation, bureautique, jeux, etc.). Bonne nouvelle si vous comptez l’utiliser pour travailler en extérieur, comme pour prendre des notes de cours par exemple.

Le petit bémol, cependant, c’est que Windows nous force à éteindre l’ordinateur dès qu’il atteint les 10% de charge : passé cette limite, l’ordinateur s’éteint automatiquement et il n’est pas possible de le rallumer à moins de le brancher. Cette politique se justifie par une protection de la batterie, certes, mais là c’est un peu trop poussé quand même… Enfin, pas sûr que HP ait eu son mot à dire sur cette question.

Verdict

Le HP Envy x360 est assez bon dans l’ensemble. Son prix n’est pas des plus excessifs et il fait bien ce qu’on lui demande sans broncher. Malheureusement, le tout est gâché par un écran bien trop mauvais : il brille trop, avec un angle de vision pauvre qui vous fera regretter clairement chacun de vos mouvements, après lesquels il faudra modifier l’inclinaison de la dalle.

Si vous passez outre ce gros défaut, cependant, vous ne devriez pas regretter votre achat, surtout grâce à la réactivité de la bête et à son clavier d’une très bonne qualité, agréable à utiliser et rétroéclairé.

Mots-clés hphp envy x360