Test du Logitech K860 Ergo, le clavier qui prend soin de vous

Logitech est un acteur incontournable en matière de périphérique de saisie. Non content de proposer des produits avancés, solides et ambitieux, le géant suisse oeuvre également sur plusieurs fronts, dont celui de l’ergonomie.

Le voilà donc de retour avec le K860 Ergo, un clavier ergonomique qui m’a accompagné pendant environ deux semaines.

Le Logitech K860 Ergo en pleine action
Le Logitech K860 Ergo en pleine action

Un clavier qui, de l’aveu même de la société, a pour but d’aider les (télé)travailleurs à améliorer leur posture et leur confort en ces temps de confinement. Alors, pari réussi ?

Design & Ergonomie

Il faut bien le reconnaître, le Logitech K860 Ergo n’est pas le genre de clavier à se faire oublier. Immense, imposant, il a aussi pour particularité d’être bombé, avec un design tout en courbes.

En réalité, le K860 Ergo forme comme une vague. Le clavier est ainsi divisé en deux ensembles de lettres. Les premières étant ramassées vers la gauche, les secondes tendant vers la droite. Quant aux touches espaces, elles sont au nombre de deux.

Pourquoi un tel choix de design ? La réponse est simple. La forme du clavier a été spécialement étudiée afin de limiter autant que possible les mouvements de nos avants bras. Une fois nos mains posées sur les deux versants de la vague, les touches de chacun des deux ensembles nous tomberont donc naturellement sous les doigts.

C’est en tout cas l’idée sur laquelle le clavier a été conçu. Nous verrons plus loin que si ça fonctionne assez bien dans la pratique, cette disposition exige tout de même un effort de la part de l’utilisateur.

Mais le clavier n’arrive pas seul. Il est accroché à un repose-poignets qui a pour particularité d’être recouvert d’un tissu extrêmement doux au toucher. Logitech propose d’ailleurs deux couleurs : gris foncé ou gris clair.

La frappe, elle, est à la fois précise et confortable. Les touches claquent bien sous les doigts et on sent que le K860 Ergo bénéficie d’une construction solide.

Bon point également, le clavier a été conçu pour Windows comme pour macOS et on retrouvera donc toutes les touches dont on a besoin. Cela vaut également pour toutes les touches multimédias habituelles ou encore pour le pavé numérique, qui répond à l’appel.

Gros bémol en revanche, le Logitech K860 Ergo est dépourvu de système de rétro éclairage. Ce qui compliquera la vie des plus noctambules d’entre vous.

C'est ce qu'on appelle le creux de la vague
C’est ce qu’on appelle le creux de la vague

Le Logitech K860 Ergo à l’usage

Soyons clair, les premières heures en compagnie du Logitech K860 Ergo ont été particulièrement compliquées. Mais ce n’est pas forcément le clavier qui est en cause.

En l’installant sur mon bureau et en posant mes mains dessus, j’ai en effet immédiatement ressenti une gêne. Pas au niveau des doigts ou des poignets, mais plutôt au niveau des lombaires.

Quand on parle d’ergonomie au travail, plus précisément d’ergonomie sur des postes sédentaires où l’outil informatique est omniprésent, la position des mains n’est qu’une partie du problème. La posture doit être considérée dans son ensemble. Et c’est justement le constat qui s’est imposé à moi lorsque j’ai commencé à utiliser le K860 Ergo.

Au bout de quelques minutes, j’ai en effet réalisé que l’inconfort procuré par le clavier ne venait pas réellement de lui, mais plutôt de ma position. Mon siège était trop bas et le dossier partait trop vers l’arrière. Il a donc fallu modifier les réglages de mon fauteuil pour renouer avec une certaine forme de confort.

Car l’ergonomie nécessite aussi un minimum d’investissement personnel.

Une fois les bons réglages faits, j’ai commencé par tâtonner. Comme à chaque fois que je suis amené à changer de clavier. Reste que passé les premières heures, on se surprend à se sentir comme chez soi. Les doigts se font plus précis, plus agiles, et les mains n’ont plus besoin de se déplacer au-dessus du clavier pour trouver les lettres recherchées.

Et puis, il y a le fameux repose-poignet. Non content d’être objectivement très joli, il s’est également avéré très confortable à l’usage grâce au soin apporté par Logitech à sa conception.

Ici, le géant a en effet été assez loin et ce repose-poignets est donc constitué de trois couches différentes : une couche en tissu tricoté, très douce au toucher, une couche de mousse haute densité, pour un maintien en douceur, et une couche à mémoire de forme, qui s’adapte à notre morphologie.

J’ai aussi beaucoup apprécié de pouvoir switcher entre trois appareils différents à partir du même clavier. Cela donne une belle flexibilité au clavier de Logitech.

Il est tout à fait possible de piloter plusieurs appareils à partir du clavier
Il est tout à fait possible de piloter plusieurs appareils à partir du clavier

Et ensuite ?

Au final, ces deux semaines passées en compagnie du Logitech K860 Pro ont été aussi surprenantes qu’agréables. Le clavier est esthétiquement réussi et le confort est bien présent.

La principale difficulté viendra finalement de l’aménagement du poste du travail. Comme souvent en matière d’ergonomie, il faudra tâtonner pour trouver la bonne position. Et même lorsque ce sera fait, vous aurez encore besoin d’un temps d’adaptation pour trouver vos marques.

Reste que ce clavier a encore un atout à faire valoir : son autonomie. Alimenté par deux piles AA, il peut en effet tenir pas moins de deux années complètes. Le tout en fonctionnant sans fil. Et il faut bien l’avouer, par les temps qui courent, c’est plutôt rare.

Côté prix, sachez que le clavier est proposé à 119 € chez Amazon.

Le repose-poignets est recouvert d'un tissu très élégant.
Le repose-poignets est recouvert d’un tissu très élégant.

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