Test du OnePlus 9 Pro, cette fois c’est la bonne ?

Le OnePlus 9 Pro a été annoncé le mois dernier aux côtés du OnePlus 9 et de la OnePlus Watch. Et après avoir passé plusieurs semaines en sa compagnie, le moment est venu de vous livrer toutes mes impressions.

OnePlus s’est lancé dans une véritable stratégie de diversification l’année dernière, en présentant pas moins de 6 smartphones.

Les OnePlus 8 et OnePlus 8 Pro avaient ainsi ouvert le bal en début d’année, suivis par le OnePlus Nord durant l’été et par le OnePlus 8T à la rentrée. Avec, en fin d’année, deux autres appareils positionnés sur le milieu de gamme, le OnePlus N10 et le OnePlus N100.

On ne va pas se mentir, ce changement de stratégie n’a pas fait que des heureux et il a même valu d’âpres critiques à la marque.

Ce qui est en fin de compte assez logique. Plus votre cycle de renouvellement est court, et moins les améliorations sont voyantes. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai glissé ma carte SIM dans le OnePlus 9 Pro.

Mais comme vous allez pouvoir vous en rendre compte au cours de cette vidéo, mes appréhensions ont été très vite levées.

Design & Ergonomie

Vous le savez, si j’avais beaucoup aimé les OnePlus 8 et OnePlus 8 Pro, le OnePlus 8T m’avait pour sa part laissé sur ma faim. Notamment sur le terrain du design. 

Je trouvais le téléphone un peu moins abouti que ses prédécesseurs.

Et bien sachez que je n’ai pas eu cette impression avec le OnePlus 9 Pro.

Il suffit en effet de jouer avec le téléphone pendant quelques minutes pour constater la montée en gamme opérée par OnePlus.

Très agréable en main, le téléphone est bien équilibré et il a pour mérite d’être finalement assez léger compte tenu de son gabarit, avec un poids calé à 197 grammes. Forcément, comparé à un iPhone 12 Pro Max, il est impossible de ne pas ressentir le changement.

De face, le OnePlus 9 Pro impressionne. L’écran est immense et on trouve juste une fine bordure en haut et en bas. Tout comme à l’époque du OnePlus 8 Pro, la marque a en effet opté pour une dalle incurvée qui vient recouvrir une partie des tranches du téléphone.

Précision qui a son importance, la courbe de la dalle est un peu moins marquée que du temps du OnePlus 8 Pro. C’est un choix totalement assumé de la part de la marque qui voulait limiter le risque de mauvaise manipulation.

Le poinçon est là où tous les poinçons devraient être : dans le coin supérieur gauche. Une position idéale puisqu’il disparaîtra lorsque nous tiendrons le téléphone à l’horizontale pour regarder des films ou jouer.

Le dos est vertigineux. OnePlus propose trois coloris différents : le Stellar Black, un noir mat, le Pain Green, un vert mat, et mon modèle, le Morning Mist.

Ce modèle a pour particularité de proposer un dos brillant. Du moins en partie. Ce n’est pas évident à montrer en vidéo, mais OnePlus a appliqué un effet vaporeux à la partie supérieure de la plaque. Elle donne comme l’impression d’être occupée par de la brume, ce qui lui a d’ailleurs valu son nom.

J’avoue que OnePlus m’a bien eu sur ce coup. Vous le savez, je n’aime pas les téléphones dotés d’un dos brillant. Je les trouve trop salissants. 

Et c’est bien entendu le cas ici, sauf que le look de cette plaque a fini par me faire oublier ces vilaines traces de doigts.

Le module photo a été placé dans le coin supérieur gauche de la plaque. OnePlus a teint la pièce de la même couleur que le haut de la plaque afin de nous aider à l’oublier. Et ça fonctionne plutôt bien. 

Ce module se montre très généreux au niveau des capteurs. On en dénombre en effet pas moins de quatre, auxquels viennent s’ajouter un autofocus laser et un flash composé de quatre LED.

On en reparlera plus tard, mais ce module s’est révélé être une bonne surprise.

Peu de choses à dire sur la connectique. Comme évoqué dans mon unboxing du kit média, le OnePlus 9 Pro se contente finalement du strict minimum… et donc à un connecteur USB Type-C. 

Quant à la trappe des cartes, elle pourra uniquement accueillir deux Nano SIM.

Autre point important, le OnePlus 9 Pro embarque deux haut-parleurs. Le premier est placé entre le sommet de la dalle et la bordure supérieure, le second sur la tranche inférieure.

L’ergonomie est toujours aussi agréable et toutes les personnes ayant eu un OnePlus entre les mains se sentiront comme chez eux. Seul bémol, le lecteur d’empreintes est placé un poil trop bas et j’aurais préféré qu’il soit intégré deux ou trois centimètres plus haut.

Ecran, Puissance & Autonomie

Le moment est désormais venu d’aborder une partie cruciale de ce test, à savoir tout le volet technique.

Et on va commencer par l’écran. 

La dalle atteint les 6,7 pouces, avec une définition en QHD+, pour une résolution atteignant les  3216 x 1440. Oui, c’est précis. On a également un taux de rafraichissement adaptatif de 120 Hz, un taux qui variera en fonction de l’usage, ce qui permettra au OnePlus 9 Pro de ne pas trop tirer sur la batterie.

Sans surprise, OnePlus a opté pour une dalle de type AMOLED. Et même pour une dalle équipée d’un backplane LTPO.

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails techniques, mais sachez que le LTPO combine des transistors LTPS et des transistors IGZO, ce qui permet aux backplanes qui l’exploitent de consommer entre 5 et 15 % d’énergie en moins.

Autre point important, l’écran du Oneplus 9 Pro supporte l’intégralité de l’espace colorimétrique P3 et il est en prime compatible avec le 10-bit, ce qui lui permet d’afficher plus de nuances de couleurs.

Et dans les faits, ça fonctionne très bien. La dalle est d’excellente qualité et elle permet de profiter pleinement de ses films et de ses séries, mais aussi de ses jeux.

Toutefois, et il me paraît important d’insister là-dessus, cette débauche de technologie n’est pas uniquement utile pour le multimédia. Elle est aussi très utile dans un contexte de création, comme la retouche photo par exemple.

Alors un bel écran, une belle définition, c’est sympathique, mais ça demande aussi de la puissance de calcul derrière. OnePlus n’a justement pas fait les choses à moitié.

Le OnePlus 9 Pro est en effet animé par un Snapdragon 888, soit par la puce la plus puissante que l’on peut actuellement trouver sur Android. La mémoire vive n’est pas en reste et elle atteint les 8 ou les 12 Go en LPDDR5. Quant à l’espace de stockage, on est sur 128 ou 256 Go, en UFS 3.1. Et non extensible bien sûr.

Alors soyons clairs, encore une fois, le OnePlus 9 Pro permet de prendre toute la pleine mesure de la puissance du Snapdragon 888. Une puce implacable, d’une extrême vélocité et qu’il est proprement impossible de prendre en défaut.

Ce constat vaut pour aujourd’hui, à l’heure de ce test, mais aussi pour les deux ou trois ans à venir. Avec une telle puissance, le Snapdragon 888 sera en effet en mesure de résister au passage du temps. 

Ce qui veut aussi dire que vous pourrez garder votre OnePlus 9 Pro pendant quelques années sans aucun problème.

Surtout que derrière, on trouve aussi quelques fonctions bien pensées, comme l’Hyper Touch qui permet de réduire la latence entre le CPU et l’écran afin de rendre les jeux encore plus fluides. 

Une fonction intelligente, mais qui ne supporte pour le moment qu’un nombre limité de jeux, jeux parmi lesquels il est tout de même possible de citer Call of Duty Mobile. Ce sera en effet aux développeurs et aux éditeurs de l’implémenter dans leurs titres.

Et puis, il y a l’autonomie. OnePlus a opté pour une batterie qui se trouve dans la moyenne et qui atteint les 4 500 mAh. Concrètement, le OnePlus 9 Pro sera capable de tenir un jour et demi sans souci. 

Mais l’autonomie n’est finalement qu’une partie du problème. Avoir un téléphone qui tient longtemps, c’est bien, mais avoir un téléphone qui tient longtemps et qui se charge en plus très vite, c’est mieux.

Côté charge filaire, le OnePlus 9 Pro hérite de la technologie de charge sans fil d’Oppo, une technologie qui lui permet d’atteindre une puissance de 65 W et du passer de 1 à 100 % en seulement une demi-heure. 

Mais ce n’est pas tout. En prime, on a également droit à la charge sans fil… avec une puissance de 50 W. Soit une charge complète en seulement 43 minutes.

Alors je ne sais pas pour vous, mais pour moi une charge sans fil qui permet d’atteindre les 100 % en moins de 45 minutes, c’est limite de la science-fiction. Sauf que c’est bien réel et que ça change clairement la vie.

En revanche, point important, pour en profiter, vous devrez impérativement acheter la station de OnePlus.

Une station très épurée, mêlant le blanc au gris, et qui aura pour mérite d’embarquer un ventilateur afin d’éviter de problématiques chauffes. Ventilateur que l’on entendra tout de même un peu lorsqu’il s’activera.

Mieux encore, OnePlus a même eu la bonne idée de placer une LED sur la base de sa station afin de nous permettre de savoir quand la charge est terminée.

Et là, je vais être très clair, pour moi le OnePlus 9 Pro est tout simplement inattaquable sur la partie technique.

On a un écran magnifique, une puce ultra véloce, une autonomie confortable et une charge rapide en filaire ou en sans fil. Sincèrement, je ne vois ce qu’on peut demander de plus sur ce terrain.

Concernant la 5G, je ne l’ai pas testé dans ce cadre d’usage, mais sachez tout de même que le OnePlus 9 Pro prends en charge le SA et le NSA, ainsi que la plupart des fréquences habituelles. 

Cela vaut notamment pour la N78 et donc la fréquence des 3,5 GHz. Par contre, la N258, soit la fréquence des 26 GHz se limite aux modèles américains.

Ce distingo peut surprendre, mais c’est exactement la même chose avec l’iPhone 12. L’antenne mmWave est aussi réservée aux modèles vendus aux Etats-Unis.

Maintenant, en France, ça ne change pas grand chose puisque nos offres 5G exploiteront surtout la bande des 3,5 GHz.

Photo & Vidéo

On ne va pas se mentir, OnePlus et la photo, ça a toujours été un peu compliqué, et c’est justement ce qui a poussé la marque à revoir sa copie… et à se rapprocher d’un spécialiste du genre : Hasselblad.

Si vous ne la connaissez pas, Hasselblad est une entreprise suédoise créée en 1841 et spécialisée dans la conception de boîtier photo moyen format. Et donc de boîtiers équipés de très gros capteurs. La marque s’est notamment fait connaître pour avoir équipé les astronautes de la NASA en 1969. 

Les photos prises sur le sol lunaire l’ont été avec un boîtier Hasselblad.

OnePlus et Hasselblad ont annoncé leur partenariat en début d’année et il est censé durer trois ans. Précision importante, pour les OnePlus 9, ce partenariat s’est uniquement porté sur la partie logicielle et non matérielle.

OnePlus a en effet bénéficié du soutien des ingénieurs d’Hasselblad pour le développement de ses algorithmes, mais aussi des retours de ses ambassadeurs.

Maintenant que le décor est posé, on peut passer au vif du sujet.

A l’arrière, on va donc retrouver un module composé de 4 capteurs.

Le premier est un IMX789 fourni par Sony. Il atteint une définition de 48 mpx avec un grand angle ouvrant à f/1.8 équivalent à un 23 mm. L’optique se compose de 7 pièces et elle est stabilisée. En prime, on trouve aussi un EIS. A noter que ce capteur pourra shooter en 12-bit et c’est le seul.

Le second capteur atteint les 50 millions de pixels. Il s’agit d’un IMX766 et il est associé à un ultra grand angle équivalent à un 14 mm et ouvrant à f/2.2. Précision importante, l’optique intègre une lentille freeform comme sur le Find X3 Pro. Lentille qui permettra de réduire le phénomène de distorsion.

Le quatrième capteur ne dépasse pas les 8 mpx et il est cette fois couplé à un téléobjectif ouvrant à f/2.4 et offrant un zoom optique en 3,3x ainsi qu’un zoom numérique en 30x.

Enfin, pour finir, on va avoir un capteur monochrome de 2 mpx qui servira à améliorer la netteté des images en noir et blanc.

Quant à la caméra frontale, elle atteint les 16 mpx et elle s’appuie sur un capteur IMX471. Elle a également bénéficié d’optimisations pour offrir de meilleurs résultats en contrejour.

Sur le papier, on a donc droit à une belle flexibilité, mais qu’en est-il dans les faits ?

De jour, le OnePlus 9 Pro est capable d’obtenir de très bons résultats, avec une image bien piquée et des couleurs qui évitent la sursaturation. Il arrive aussi à restituer une profondeur de champ intéressante lorsqu’on approche un peu nos sujets.

La dynamique est un peu perfectible en revanche. Sur des scènes très illuminées, le OnePlus 9 Pro a parfois tendance à bruler les blancs. Les ombres peuvent aussi être un peu trop bouchées. Il sera cependant possible d’arranger la situation en basculant sur le mode pro et en shootant en DNG. En revanche, par moment, on aura l’impression d’avoir un voile sur les scènes éclairées trop frontalement.

Ceci étant la netteté des textures force le respect et on sent vraiment que OnePlus a cherché à revoir sa partition.

De nuit, le OnePlus 9 Pro déçoit un peu. Soyons même très clairs, il offre un rendu loin de celui des smartphones haut de gamme.

Les images sont en effet bruitées, avec des textures baveuses et des contours pas très nets. La balance des blancs pose aussi problème et le téléphone va ainsi générer des photos très jaunes, passant complètement à côté de l’ambiance de la nuit. Le seul point positif a trait à la mise au point, qui reste relativement rapide et ce même sur des sujets en mouvement.

Il sera bien entendu possible de corriger un peu le tir en basculant sur le mode pro et en prenant directement la main sur des paramètres clés comme la sensibilité ou la vitesse de l’obturateur, mais cela se traduira par une perte en terme d’exposition et les images seront donc beaucoup plus sombres.

Le OnePlus 9 Pro permet de shooter avec un grossissement maximal de 30x. Attention en revanche car le zoom optique ne dépassera pas les 3,3x. Dans les faits, on pourra cependant shooter à 5x sans trop de pertes, voir au 10x quand la lumière est là.

Monter au 20 ou 30x n’a en revanche aucun intérêt. On perdra beaucoup trop en piqué et ces niveaux de zoom semblent donc surtout là pour des raisons marketing.

Notez que je ne jette pas la pierre à OnePlus. C’est la même chose pour tous les constructeurs. Même le Galaxy S21 Ultra, qui reste phénoménal en 20 ou 30x, ne parvient pas à obtenir de bons résultats au dessus.

L’ultra grand angle n’est pas mauvais. La distorsion est finalement peu marquée grâce à la lentille free form. On conserve aussi une homogénéité correcte entre les couleurs, avec un piqué présent quelle que soit la focale choisie.

J’ai trouvé le mode portrait du OnePlus 9 Pro assez efficace, même sur un chien. Il arrive en effet à bien isoler le sujet de son environnement et il peut obtenir des images de qualité avec un beau piqué et une colorimétrie naturelle.

Encore une fois, OnePlus n’est pas tombé dans le piège de la saturation et c’est une bonne chose. On sent d’ailleurs de manière plus générale que les constructeurs ont appris de leurs erreurs. Même Samsung se montre beaucoup plus précautionneux désormais.

S’il y a un exercice dans lequel le OnePlus 9 Pro m’a impressionné, c’est bien celui des selfies. Encore une fois, il arrive à obtenir des images de très bonne qualité avec un piqué impressionnant et qui force le respect.

Même chose pour le détourage qui reste très naturel et qui ne se fait pas à la serpe.

Le OnePlus 9 Pro est meilleur en photo que ses prédécesseurs à leur sortie, c’est indéniable. Et il obtient de bien meilleurs résultats qu’un OnePlus 8T, par exemple.

En revanche, à mon sens, il n’est pas encore au niveau d’un flagship et il reste bien en retrait d’un Galaxy S21, d’un iPhone 12 Pro Max ou même d’un Huawei Mate 40 Pro.

Ceci étant, il faut aussi rappeler qu’il y a toujours eu une constante chez OnePlus. Le volet photo s’améliore en effet au fil des mises à jour. J’espère sincèrement qu’il en ira de même cette fois, même si je ne peux pas voir dans l’avenir.

Côté logiciel, l’application reste sensiblement la même que celle des anciens modèles, avec tout de même une ou deux nouveautés notables.

Sur les modes photo, l’obturateur passe ainsi du rouge au orange. Il s’agit d’un clin d’oeil fait à la marque Hasselblad. Le plus important vient cependant du nouveau mode pro.

Plus complet, il vous permettra de prendre la main sur des réglages comme les ISO, la balance des blancs, la vitesse d’obturateur, la compensation de l’exposition ou le focus. Il sera aussi possible d’activer le RAW et d’afficher un histogramme pour vérifier l’exposition.

OnePlus a bien fait les choses et ce mode vous permettra même d’enregistrer deux réglages personnalisés. A noter que c’est ce mode qui permettra de shooter en 12-bits. Et il ne nous permettra pas de changer de focale. En prime, on va aussi trouver un autre mode baptisé en français « changement d’inclinaison » et qui renvoie en réalité vers le mode tilt shift.

Concernant la vidéo, le OnePlus 9 Pro est capable de filmer en 8K à 30 images par seconde, ou bien en 4K à 30, 60 ou 120 images par seconde. Oui, 120 images par seconde, il y aura de quoi faire de beaux ralentis.

Les fonctions sont une fois encore conséquentes et on retrouvera notamment un stabilisateur qui a le mérite de bien fonctionner et un mode nuit pour obtenir de meilleurs résultats lorsque la lumière vient à baisser.

Côté qualité, ce n’est pas parfait, mais cela reste correct. 

Le OnePlus 9 Pro arrive en effet à récupérer pas mal de détails sur les scènes filmées. On a un beau piqué, une dynamique assez correcte et, surtout, des couleurs naturelles.

La stabilisation est aussi une bonne surprise. Elle s’est montrée très efficace, même en filmant à main levée. 

J’ai toujours aimé les OnePlus, mais s’il y a un terrain sur lequel ils m’ont souvent déçu, c’est bien celui de la photo.

Avec le OnePlus 9 Pro, on sent que la marque a fait de gros efforts et qu’elle a cherché à combler ce manque. Et je les en remercie. C’est important de rester à l’écoute de sa communauté et ils l’ont fait.

Malheureusement, le téléphone déçoit un peu. S’il peut obtenir de très bons résultats en pleine lumière, il montre malheureusement aussi très vite ses limites en basse luminosité, ce qui sera un frein pour sa polyvalence. Cela vaut d’ailleurs autant pour la photo que pour la vidéo, et il faut d’ailleurs noter que si vous voulez monter à une haute cadence, il sera impératif d’avoir beaucoup de lumière.

Maintenant, j’ai beaucoup apprécié le mode pro qui va finalement assez loin et qui permettra à chacun de laisser libre cours à sa fibre créative.

Plateforme & Fonctions

Si la fiche technique d’un smartphone est importante, elle ne représente finalement qu’une partie du problème. Sans un bon logiciel derrière, le meilleur des téléphones restera totalement inutile. 

Le moment est donc venu de nous focaliser sur la plateforme et les fonctions du OnePlus 9 Pro.

Sans surprise, le OnePlus 9 Pro est vendu en Europe avec OxygenOS. Une plateforme proposée en version 11.2.11 au moment de mon test.

Si vous avez vu mon test du OnePlus 8T, alors vous ne serez pas dépaysé. Très peu de choses changent et on retrouve ainsi toujours cette interface épurée si agréable et surtout si accessible. Le travail de simplification opéré par le constructeur rend en effet OxygenOS très agréable dans une utilisation quotidienne. Mais surtout, il permettra à la plateforme d’être utilisée par une large variété de personnes.

La fluidité est aussi impressionnante. Tout répond au doigt et à l’oeil. Les transitions sont très travaillées, de même pour les icônes et les menus.

Mieux encore, grâce au Turbo Boost 3.0, le OnePlus 9 Pro sera en mesure de conserver beaucoup plus d’applications ouvertes en arrière plan. Ce qui participera bien entendu à rendre l’expérience utilisateur plus agréable.

Et puis, il y a l’absence de bloatware. En dehors des applications de OnePlus, le seul outil livré est Netflix.

De manière plus générale, OxygenOS a également été pensé pour la navigation à une main. Les éléments interactifs sont donc souvent placés dans la partie basse de l’écran pour les rendre plus accessibles. Cela vaut pour les applications du constructeur, mais aussi pour les paramètres.

Il reste tout de même une question à aborder : l’avenir d’OxygenOS. 

Si vous suivez un peu la tech, vous savez sans doute que les OnePlus 9 seront livrés sous ColorOS en Chine. Et donc avec la surcouche d’Oppo. Beaucoup s’interrogent du coup sur l’avenir d’OxygenOS. Je n’ai évidemment pas de boule de cristal et je n’ai clairement aucune info à vous donner dessus. Je ne pense pas que OnePlus France en sache beaucoup plus long que nous pour le moment.

En revanche, il peut être utile de rappeler qu’en Chine, les OnePlus n’étaient de base pas livrés sus OxygenOS, mais sous HydrogenOS. Ils avaient donc déjà leur propre plateforme, une plateforme correspondant aux lois et aux exigences chinoises.

A l’heure actuelle, rien ne dit clairement qu’OxygenOS va disparaître, et ce même si nous avons tous pu constater un rapprochement évident entre OnePlus et Oppo.

En Conclusion

Le moment est venu de conclure ce test. Dans l’ensemble, le OnePlus 9 Pro est une bonne surprise et on sent une fois de plus la montée en gamme opérée par OnePlus.

L’appareil est élégant, il a un écran à tomber et son SoC est le plus rapide du marché côté Android. En prime, on a beaucoup de mémoire vive, pas mal d’espace de stockage et une plateforme qui est toujours aussi agréable à utiliser.

Et puis, il y a la photo. Lorsque OnePlus a annoncé son partenariat avec Hasselblad, j’en attendais beaucoup. Le bilan, malheureusement, reste assez mitigé. Si le OnePlus 9 Pro est doué en plein jour ou même en portrait et sur les selfies, il n’est clairement pas à la hauteur d’un appareil haut de gamme en pleine nuit.

C’est évidemment pareil sur la vidéo. Dès que la lumière vient à manquer, le téléphone perdra tout de suite en détails. Et une fois de plus, ça fait un peu mal au coeur.

Surtout que derrière, on est sur un prix de vente qui reste élevé. Le OnePlus 9 Pro est proposé à partir de 919 € pour une version équipée de 8 Go de RAM et de 128 Go de stockage, et à 999 € pour la version embarquant 12 Go de RAM et 256 Go de stockage.

On est donc sur un ticket compris entre 900 et 1 000 €.

Personnellement, je n’ai rien contre le fait que OnePlus vende ses téléphones plus cher. Maintenant, il faut aussi que le marque comprenne que plus le prix de ses appareils sera élevé, et plus le niveau d’exigence sera important.