Test du Pixel 4a, l’as de la photo

Le Pixel 4a a été présenté cet été. À l’époque, beaucoup ont espéré une sortie rapide, mais cela n’a pas été le cas. Les précommandes n’ont effectivement pas été lancées avant le 10 septembre et il aura fallu attendre le 1er octobre pour le voir débarquer en grande pompe chez les revendeurs habituels.

Sacré délai donc, et c’est en partie la raison pour laquelle j’ai attendu aussi longtemps avant de vous proposer ce test.

Le Pixel 4a, un téléphone qui mérite le détour

Le Pixel 4a, un téléphone qui mérite le détour

En partie, parce qu’il y a un autre point qui a motivé ce choix. Le Pixel 4a m’a été livré sous Android 10, et ce alors que la version qui sera commercialisée le 1er octobre sera équipée d’Android 11. Il me paraissait donc judicieux d’attendre le déploiement de la nouvelle version d’Android sur l’appareil avant de vous en parler.

Design & Ergonomie

Mais trêve de bavardage. Le moment est venu de nous pencher sur le Pixel 4a et on attaque donc avec le design et l’ergonomie.

Le Pixel 4a surprend tout d’abord par son poids et ses dimensions. Très léger et très compact, il tient en effet dans le creux de la main. Mieux encore, il sera tout à fait possible de le piloter confortablement d’une seule main sans avoir besoin de se contorsionner dans tous les sens.

Les Pixel 4 ont été beaucoup critiqués pour les épaisses bordures entourant leur dalle. Leurs détracteurs seront sans doute heureux d’apprendre que le Pixel 4a ne souffre pas du même problème.

L’écran du terminal occupe en effet une bonne partie de la façade et il ne laisse apparaître aucune encoche. Google a en effet préféré opter pour un poinçon.

Et bien sûr, ce choix a des conséquences sur le plan technique. Le Pixel 4a embarque bien moins de capteurs et il ne sera donc pas en mesure d’offrir une reconnaissance faciale sécurisée comme c’était le cas avec le Pixel 4 et le Pixel 4 XL, dont vous pouvez retrouver le test ici.

Google a cependant eu le bon sens de ne pas tourner totalement le dos à la biométrie non plus et le Pixel 4a est donc équipé d’un lecteur d’empreintes digitales placé au dos de l’appareil.

Un lecteur particulièrement rapide et qui ne m’a pas fait défaut une seule fois durant ces semaines de test. Un lecteur qui a aussi le mérite de tomber directement sous l’index lorsqu’on prend le téléphone en main.

Le dos du Pixel 4a, puisqu’on en parle, est fait de plastique. Google a été plutôt malin et il a opté pour un plastique mat afin de limiter l’apparition de traces de doigts. L’appareil est donc peu salissant.

L’ergonomie du téléphone est identique à celle du Pixel 4. Tous les boutons se retrouvent donc sur la tranche de gauche. Le bouton de mise sous tension en haut et les boutons du volume en bas. Google a même conservé la petite touche colorée au niveau du bouton de mise sous tension et il est teint en blanc.

De manière plus générale, le Pixel 4a rappelle beaucoup son grand frère et on sent bien que les deux appareils sortent du même moule. Il suffit d’ailleurs de les placer côte à côte pour s’en rendre compte.

Et cela vaut d’ailleurs pour le module photo qui est exactement de la même forme tout en étant un peu moins fourni sur le Pixel 4a. Google s’est en effet limité à un seul capteur et une seule optique.

Nous verrons cependant plus loin que ce dernier est tout bonnement exceptionnel.

Rien à dire concernant la connectique. En plus du connecteur USB Type-C placé sur la tranche inférieure, le Pixel 4a est équipé d’une prise casque placée de l’autre côté.

La trappe figure pour sa part sur la tranche gauche et, attention, car elle est très fragile. Elle est effectivement faite en plastique et elle s’abîmera très vite si vous ne prenez pas garde… ce qui m’est d’ailleurs arrivé lorsque je l’ai ouverte la première fois. L’épingle a en effet ripé et elle a abîmé la partie extérieure de la trappe.

La prise en main est en tout cas très agréable. Le téléphone tient bien en main et ses bordures arrondies procurent une bonne préhension.

J’aurais en revanche aimé retrouver la finition double ton de la plaque arrière des Pixel 2 et Pixel 3. Elle apportait beaucoup de style et d’originalité à la gamme.

Alors après, beaucoup ont reproché à Google d’avoir opté pour des bordures et un dos en plastique. Je ne trouve pas ça rédhibitoire en ce qui me concerne et c’est justement parce que le Pixel 4a fait la part belle au plastique qu’il est aussi léger.

Le dos du Pixel 4a est en plastique

Le dos du Pixel 4a est en plastique

La prise en main est confortable

La prise en main est confortable

Ecran, Processeur & Autonomie

Le design, c’est une chose, mais cela ne représente finalement qu’une partie du problème, et le moment est justement venu d’aborder la partie plus technique de ce test.

Le Pixel 4a est équipé d’un écran OLED, un écran capable d’atteindre une définition en FHD+ et offrant ainsi une résolution en 2 340 x 1 080. Ce qui représente une densité de pixels de 443 ppp, soit un format en 19,5:9.

La dalle a également le mérite d’être compatible HDR et de prendre en charge du 24 bits, ce qui lui permettra d’afficher un large panel de couleurs. En dépit de sa petite diagonale, le Pixel 4a contentera donc les amateurs de films ou de séries et les mordus de vidéos en tout genre.

D’autant qu’il a également la bonne idée d’être équipé de deux haut-parleurs, des haut-parleurs de très bonne qualité qui plus est.

La spatialisation n’est pas mal non plus et elle m’a même beaucoup surpris.

En revanche, le taux de rafraîchissement reste bloqué à 60 Hz. Un point qui a beaucoup déçu les gamers, mais qui s’explique aussi en partie par le prix du produit.

À 349 €, il fallait bien faire quelques concessions.

D’autant que derrière, le Pixel 4a propose pas mal de jolies choses. Le terminal est en effet animé par un Snapdragon 730G couplé à 6 Go de mémoire vive et à 128 Go de stockage non extensible.

Si l’appareil fait l’impasse sur la 4G – un modèle 5G va d’ailleurs être présenté dans quelques heures – il aura au moins le mérite d’être assez puissant pour faire tourner la plupart des titres du moment. Ce qui inclut également Call of Duty Mobile.

Alors c’est vrai, l’écran du Pixel 4a n’est pas bien grand, mais il vous permettra quand même de profiter de vos titres préférés.

Et on en vient à l’autonomie. Avec une batterie de 3 140 mAh, on serait en droit de s’attendre au pire, mais étrangement le Pixel 4a s’en est plutôt bien sorti.

Avec mes usages, il tient en moyenne entre une journée et une journée et demie.

Sur PC Mark, il a tenu en moyenne 12h, ce qui est très honorable . La charge est en revanche assez longue et il faudra compter entre une heure et demie et deux heures pour redonner des couleurs à la batterie. Et bien sûr, la charge sans fil est aux abonnés absents.

Le module photo se compose d'un seul capteur, mais il fait très bien le job

Le module photo se compose d’un seul capteur, mais il fait très bien le job

Le lecteur d'empreintes est rapide et réactif

Le lecteur d’empreintes est rapide et réactif

Photo & Vidéo

Et le moment est venu d’aborder ce qui sera sans doute le gros morceau de ce test, à savoir la photo et la vidéo.

Le Pixel 4a embarque en tout et pour tout un seul capteur à l’arrière, un capteur atteignant une définition de 12,2 millions de pixels. La mise au point repose sur un système de détection de phase double pixel et on a en plus une optique grand angle offrant un champ de vision de 77° et une ouverture à f/1.7.

Mieux encore, l’appareil embarque une double stabilisation reposant sur un OIS et un EIS. On est donc sur une stabilisation optique et numérique.

Un seul capteur, donc, là où la plupart des constructeurs montent à deux, trois ou même quatre capteurs différents. Ceci étant, le Pixel 4a a un petit truc en plus par rapport à tous ses concurrents : un traitement logiciel made in Google.

Et ce traitement, il change complètement la donne.

Soyons clairs, en plein jour, le Pixel 4a fait aussi bien sinon mieux que la plupart des flagships du marché. Il sera en effet capable de sortir des images très piquées avec une dynamique impressionnante. Aucun détail ne lui échappera, qu’il se cache dans les ombres ou dans les hautes lumières.

Par effet de bord, cela veut aussi dire que le téléphone sera à l’aise dans toutes les occasions, et même dans les conditions lumineuses les plus difficiles. Il ne craindra même pas les contrejours, c’est pour dire.

La colorimétrie est neutre et elle colle parfaitement à la réalité des scènes photographiées. Contrairement à beaucoup de concurrents, Google n’est pas tombé dans le piège de la saturation.

Avec un seul et unique capteur, on pourrait craindre le pire pour la profondeur de champ, mais ce n’est pas le cas. Le Pixel 4a est en effet capable de générer des flous de toute beauté, et ce même lorsqu’on ne bascule pas vers le mode portrait.

Plus fou encore, son autofocus tape toujours dans le mille, même sur des scènes complexes. D’une certaine manière, c’est un peu comme s’il lisait dans notre esprit pour identifier le sujet que nous souhaitons mettre en valeur.

Beaucoup de smartphones montrent rapidement leurs limites en soirée ou à la nuit tombée. Ce n’est pas le cas du Pixel 4a.

Encore une fois, il est très à l’aise dans cet exercice, et ce même avec des environnements lumineux difficiles.

Mais au delà de cela, il y a aussi le mode astrophotographie. Un mode qui vous permettra tout simplement… de capturer les étoiles.

Pour en profiter, il suffira de placer le Pixel 4a sur un trépied et de l’orienter vers le ciel. L’appareil comprendra immédiatement que nous souhaitons immortaliser la voûte céleste et il basculera alors en pose longue. De votre côté, tout ce que vous aurez à faire, ce sera d’appuyer sur le déclencheur et de vous montrer patient. La durée de la prise de vue ira en effet de deux minutes trente pour les environnements un peu lumineux à plus de trois minutes trente dans le noir complet.

Mais bien sûr, le résultat est à la hauteur de l’attendre et le Pixel 4a sera capable de sortir des clichés qu’aucun autre appareil ne peut sortir… du moins en dehors des Pixel 4.

Si vous avez bien suivi tout ce qui précède, alors vous savez que le module photo arrière se compose en tout et pour tout d’un seul capteur.

Toutefois, à ce capteur s’ajoute un zoom numérique, avec une plage focale allant du 1x au 7x. Attention en revanche, car plus vous monterez le grossissement, et plus la qualité diminuera. En pleine journée, il sera donc préférable de ne pas dépasser les 3x sous peine de se retrouver avec des clichés peu exploitables.

Vous pensiez avoir tout vu ? Il reste tout de même à évoquer les portraits. Et là encore, la surprise est de taille.

Non content de sortir des images avec un haut niveau de détails, le Pixel 4a sera en mesure de générer des flous extrêmement réalistes, des flous qui donnent l’impression de sortir directement de nos boîtiers reflex ou hybride.

Le plus fou, bien sûr, c’est que ce flou est directement géré par le traitement logiciel, ce qui donne finalement une idée assez nette de la puissance des algorithmes de Google… et de l’avance de la firme sur ses concurrents.

Rassurez-vous, car le module photo arrière n’est pas le seul à être capable de telles prouesses. La caméra frontale est elle aussi très efficace et elle se paye même le luxe de proposer plusieurs modes de prise de vue… dont un mode portrait.

Et là encore, le Pixel 4a sera capable de générer des flous d’arrière plan extrêmement convaincants et naturels.

Le Pixel 4a est clairement taillé pour la photo, mais qu’en est-il de la vidéo ?

Première déception, si la définition pourra atteindre la 4K, il ne sera pas possible de dépasser les 30 images par seconde. Pour monter à 60 ou 120 ips, il faudra impérativement basculer en 1080p.

Maintenant, la qualité est tout de même au rendez-vous et le Pixel 4a sera une fois encore en mesure de récupérer pas mal de détails sur les scènes capturées.

La dynamique est également très convaincante, de même pour la colorimétrie. Encore une fois, Google s’est montré raisonnable et on évitera donc les séquences ultra saturées.

Et puis, il y a la stabilisation. Elle m’a très agréablement surpris et elle nous permettra de filmer des scènes à main levée sans difficulté. Et même de réaliser des panoramas.

Vous l’aurez compris, mais le Pixel 4a fait quasiment un sans-faute sur le terrain de la photo et de la vidéo. Le manque de focale se fait parfois un peu sentir, mais ce n’est pas vraiment un défaut. Et pour tout vous dire, je préfère avoir une seule focale avec un capteur de qualité plutôt que trois focales avec des capteurs médiocres.

On retrouve toujours la petite touche colorée qui va bien

On retrouve toujours la petite touche colorée qui va bien

Fonctions & Surcouche

Je l’ai dit au début de la vidéo, mais si le test du Pixel 4a s’est autant fait désirer, c’est principalement parce que j’ai préféré attendre le déploiement d’Android 11 avant de travailler dessus.

Il me paraissait en effet important de coller au téléphone que vous aurez entre les mains si vous décidez de le commander.

Android 11 apporte de nombreuses nouveautés, mais elles ne sont pas forcément toutes très visibles.

La première chose qui frappe, c’est bien entendu la fluidité générale de la plateforme, une fluidité qui tient autant à l’optimisation dont elle bénéficie qu’aux animations retravaillées pour l’occasion. On saluera d’ailleurs le travail entrepris par Google en la matière.

Ensuite, il y a toutes les options en lien avec la sécurité, comme le système d’autorisation qui a été totalement remanié et qui nous permettra de mieux gérer la manière dont nos applications accéderont à nos données, notamment sur la position géographique.

La plateforme a également la bonne idée d’intégrer nativement un outil de capture de l’écran, un outil que l’on pourra lancer à partir des réglages rapides.

Autre nouveauté notable, le centre de commande qui apparaît lorsque l’on maintient enfoncé le bouton de mise sous tension pendant quelques secondes. Il nous permettra d’accéder aux cartes enregistrées sur Android Pay, mais aussi de contrôler directement les équipements connectés de la maison sans avoir besoin de passer par l’application associée.

J’aurais également pu citer les nouvelles options en lien avec la messagerie, mais je préfère ne pas trop rentrer dans les détails.

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’Android 11 fonctionne à merveille sur le Pixel 4a. Durant ces semaines de test, je n’ai pas relevé le moindre bug.

Le Pixel 4a peut faire tourner tous les jeux du Play Store

Le Pixel 4a peut faire tourner tous les jeux du Play Store

Un smartphone qui a beaucoup de charme

Un smartphone qui a beaucoup de charme

En Conclusion

Le moment est venu de conclure ce test et de vous expliquer pourquoi vous devez absolument acheter un Pixel 4a.

Très clairement, il est très difficile de lui trouver des défauts. Il est petit, léger, maniable, avec un bel écran et une puce assez puissante pour faire tourner les gros jeux habituels. L’autonomie n’est pas la meilleure du marché, mais elle suffit amplement.

Et puis, il y a la photo. Là, le Pixel 4a impressionne dès les premiers clichés.

Mieux encore, grâce à sa dynamique étendue, il offre aussi énormément de flexibilité en post production et je pense sincèrement que toutes les personnes qui s’intéressent à la photographie y trouveront leur bonheur.

Et tout ça pour un prix situé sous la barre des 350 €. Clairement, sur cette gamme de prix, vous ne trouverez pas meilleur photophone.

Surtout que derrière, vous avez l’expérience Pixel et vous êtes donc assuré de pouvoir bénéficier des mises à jour de sécurité dès leur déploiement, mais aussi d’être parmi les premiers à goûter aux nouvelles versions d’Android.

Clairement, Google a frappé très très fort.

Pixel 4a

349 €
8.8

Ecran

8.5/10

Design & Ergonomie

8.5/10

Puissance & Autonomie

8.5/10

Photo & Vidéo

9.0/10

Fonctions

9.5/10

Pour

  • L'écran, très bien calibré
  • Le module photo, redoutable
  • La caméra frontale, redoutable aussi
  • L'autonomie, très correcte
  • Le rapport qualité/prix, indiscutable

Contre

  • La charge, un peu trop lente
  • La charge sans fil, absente

Mots-clés googlepixel 4a