Test du Samsung Galaxy S20 Ultra 5G, le smartphone de tous les superlatifs

Samsung a présenté en février un nouveau smartphone premium, le bien nommé Galaxy S20 Ultra. Après une grosse semaine passée en sa compagnie, le moment est venu de vous livrer son test complet.

Histoire de restituer un peu le contexte, il faut rappeler que le Galaxy S20 Ultra a été présenté en février aux côtés de ses deux camarades, le Galaxy S20 et le Galaxy S20+.

Le Galaxy S20 Ultra et son poinçon

Le Galaxy S20 Ultra et son poinçon

Cette année, Samsung a en effet décidé de changer de stratégie et de ne pas de proposer un successeur au Galaxy S10e. En lieu et place, le Coréen a donc lancé un Galaxy S20 Ultra positionné sur une gamme encore plus premium que les appareils traditionnels.

Et c’est donc sur ce modèle que va porter ce test.

 

Design & Ergonomie

Après s’être longtemps cherché, Samsung a fini par trouver son style avec le Galaxy S6.  Depuis, le géant n’a eu de cesse que de parfaire sa recette en produisant des smartphones de plus en plus fins et de plus en plus borderless. Le Galaxy S20 Ultra étant le dernier du lot, il est bien entendu le plus abouti.

L’appareil est donc proche de ses prédécesseurs, mais aussi des Galaxy Note 10. Comme eux, il hérite d’un boîtier en verre renforcé par une armature métallique. L’ensemble est bien construit et on sent immédiatement la patte du Coréen.

Ensuite, il y a la taille. Le Galaxy S20 Ultra est très imposant et il est ainsi le plus grand des trois modèles présentés par Samsung en février, avec un écran atteignant tout de même les 6,9 pouces de diagonale. Soit un format proche de celui des tablettes nomades.

Du moins sur le papier. Dans la vie de tous les jours, le Galaxy S20 Ultra n’est pas aussi envahissant qu’on pourrait le croire. En réalité, on finit très vite par s’habituer à ses dimensions et à son poids.

Samsung a d’ailleurs tout mis en oeuvre pour réduire l’encombrement de son téléphone. Ce qui passe notamment par le choix d’un écran au format 20:9. Le Galaxy S20 Ultra est donc à la fois long et étroit, pour une prise en main assurée et confortable.

Toujours au niveau de la dalle, le constructeur a également fait en sorte de réduire autant que possible les bordures entourant l’écran. La bordure la plus épaisse ne dépasse pas les 2 mm et cela contribue bien évidemment à réduire l’encombrement du téléphone.

En conséquence, une fois le téléphone en main, on finit très vite par oublier son châssis. Fait amusant en revanche, la courbure de la dalle est beaucoup moins marquée par rapport aux Galaxy S10 et la façade est du coup moins incurvée.

La caméra frontale est directement placée dans la dalle, au travers d’un poinçon bien centré. J’aurais préféré l’avoir dans le coin supérieur gauche, il se serait davantage fait oublier. Maintenant, en dépit de son positionnement, il n’est pas particulièrement gênant.

L’ergonomie ne change pas d’un iota. Les boutons physiques sont toujours ramassés sur la tranche droite, soigneusement placés les uns sous les autres.

À noter que cette année, Samsung a décidé de s’affranchir du bouton consacré à Bixby, sans pour autant totalement tourner le dos à son assistant. Un appui prolongé sur le bouton de mise sous tension nous permettra en effet de l’activer.

Le connecteur se trouve pour sa part sur la tranche inférieure, solidement ancré entre la grille du microphone principale et celle du haut-parleur.

Et puis, il y a le module photo. Placé dans le coin supérieur gauche de la plaque arrière, ce dernier est difficile à louper. Il est en effet immense et il ressort en plus de quelques millimètres du boîtier. Ce qui a d’ailleurs valu moult critiques au constructeur.

Pour moi, ces critiques doivent être prises avec un peu de distance.

Le module photo du Galaxy S20 Ultra regroupe en effet pas moins de quatre capteurs différents. Le capteur principal atteint les 108 millions de pixels, contre 12 millions de pixels pour celui placé sous l’ultra grand angle. En plus, on trouve un troisième capteur de 48 millions de pixels et ce dernier se trouve sous un zoom périscopique proposant un zoom optique 4x.

Et bien sûr, la plupart de ces pièces sont extrêmement difficiles à miniaturiser. On se trouve donc en présence d’un véritable casse-tête d’ingénierie. Et comme avec tous les casse-têtes, il a fallu faire des compromis, d’autant que l’appareil est également équipé d’une batterie imposante atteignant les 5000 mAh de capacité.

Maintenant, dans la vie de tous les jours, ce capteur n’est pas vraiment handicapant et les seuls moments où il se rappellera à votre bon souvenir, finalement, ce sera lorsque vous poserez le téléphone sur le bureau. L’appareil ne sera en effet pas complètement stable.

Au final, le point qui m’a le plus dérangé, c’est l’aspect brillant du verre. Le modèle noir est en effet très salissant et il suffit de manipuler le téléphone pendant quelques minutes pour se retrouver avec une constellation de traces de doigts. Si vous êtes un peu tatillon, il sera donc impératif d’investir dans une coque de protection… ce qui donnera encore un peu plus d’embonpoint au terminal.

Le module photo, si critiqué et si capable

Le module photo, si critiqué et si capable

Samsung met en valeur le zoom x100 du Galaxy S20 Ultra

Samsung met en valeur le zoom x100 du Galaxy S20 Ultra

Un module assez proéminent

Un module assez proéminent

Écran, Processeur & Autonomie

Le Galaxy S20 Ultra n’est pas uniquement le plus grand des trois modèles composant la gamme. Il est aussi le plus cher, avec un prix calé à 1359 € pour la version 128 Go et à 1559 € pour la version 512 Go.

Et forcément, pour ce prix-là, on est en droit d’en attendre le meilleur. Le moment est justement venu de nous pencher sur la partie technique.

Et on ouvre bien entendu le bal avec l’écran. Samsung, vous le savez, a développé un véritable savoir-faire en matière de dalle et le géant coréen obtient généralement les meilleures notes chez DisplayMate.

Le Galaxy S20 Ultra ne vient pas déroger à la règle et son écran AMOLED est un véritable régal pour les yeux, tant au niveau du contraste que de la luminosité et de la colorimétrie.

Ce qui lui a  permis de décrocher la note de A+ au test évoqué un peu plus haut.

Samsung a donc fait très fort une fois de plus, d’autant que cette fameuse dalle sera en mesure de monter jusqu’à une définition de type QHD+, et donc une résolution en 3200 x 1400.

La dalle est donc très capable et elle ne manquera bien entendu pas de contenter les mordus de vidéos, de séries et de films. Ceci étant, elle a aussi un autre atout dans sa manche : son taux de rafraîchissement qui atteint les 120 Hz.

Pour faire simple, sachez simplement que le taux de rafraîchissement correspond au nombre de fois qu’un écran peut changer l’image affichée. En temps normal, les écrans des smartphones ne dépassent pas les 50 ou 60 Hz, mais certains constructeurs proposent des appareils allant au-delà de cette limite.

Et c’est désormais le cas de Samsung.

Concrètement, cela veut dire que lorsque l’écran du Galaxy S20 Ultra sera configuré en 120 Hz, alors toutes les animations jouées seront plus fluides. Et bien sûr, ce seront surtout les jeux qui tireront parti de ce taux élevé. Les jeux d’action, notamment.

Samsung a d’ailleurs bien fait les choses. Tout comme la définition, l’utilisateur aura la possibilité de configurer le taux de rafraîchissement de la dalle et de la basculer en 60 ou 120 Hz en fonction de ses besoins.

Et c’est évidemment une bonne chose puisque les taux de rafraîchissement élevés ont un impact direct sur l’autonomie d’un smartphone.

Pour animer le Galaxy S20 Ultra, Samsung s’est tourné vers l’Exynos 990 sur les modèles européens, soit sur une puce composée de 8 coeurs cadencés à un maximum de 2,73 Ghz. Derrière, le SoC est épaulé par 12 Go de mémoire vive et 128 ou 512 Go de stockage. Précisons en outre que la mémoire interne peut être étendue par le biais d’une carte micro SD.

Alors c’est vrai, les Exynos ont toujours été un peu en dessous des Snapdragon, que ce soit en termes de puissance ou de chauffe, mais l’Exynos 990 fonctionne extrêmement bien et je n’ai pas noté la moindre latence durant cette grosse semaine de test.

Que ce soit pour le multimédia ou le jeu, le Galaxy S20 Ultra n’a donc pas montré le moindre signe de faiblesse, y compris avec l’écran configuré en 120 Hz.

Pas de soucis non plus au niveau de la chauffe. Elle reste maîtrisée, y compris sur de longues sessions de jeux. Et cela tombe évidemment bien, car le terminal est précisément taillé pour cet usage.

Jusqu’ici, c’est un sans faute technique, mais le moment est venu d’aborder un point crucial, à savoir l’autonomie du téléphone.

Avec sa belle batterie de 5000 mAh, le Galaxy S20 Ultra semble plutôt bien armé en la matière, mais entre le taux de rafraîchissement de 120 Hz et le support de la 5G, on peut bien entendu se demander si cela suffira.

L’autonomie d’un smartphone dépend principalement de l’utilisation qui en est faite. Chez moi, le Galaxy S20 Ultra tient en moyenne entre une journée et demie et deux jours, pour un usage mixte.

Maintenant, votre usage n’est pas forcément le même que le mien.

J’ai donc fait tourner PCMark sur l’appareil afin d’avoir un peu plus de recul. Et histoire de bien faire les choses, j’ai procédé à deux tests différents. Dans le premier, l’écran du téléphone était configuré en 120 Hz et dans le second, en 60 Hz.

Et là, bonne surprise, le Galaxy S20 Ultra s’en est assez bien sorti en tenant 10h42 heures dans le premier cas et 14h03 heures dans le second. C’est une belle avancée par rapport aux modèles précédents qui m’avaient un peu déçu sur ce terrain. J’ai ensuite relancé le test en configurant la dalle en QHD. Il a tenu 11h11.

Précisons que le mode 120 Hz n’est pas (encore) disponible sur cette définition. L’écran était donc configuré en 60 Hz.

Côté charge, Samsung s’est montré une fois de plus très généreux. Si le Galaxy S20 Ultra est bien entendu comptable avec la charge rapide, il propose aussi la charge sans fil et la charge sans fil inversée.

Il sera donc capable de recharger un autre téléphone… ou même des écouteurs sans fil.

Le temps de charge, lui, est plutôt raisonnable. La charge complète se fera en un peu plus d’une heure. Comme toujours, ce sont les derniers pourcentages qui sont les plus difficiles à combler.

C’est pas mal, mais on est encore très loin de ce que proposent certains constructeurs comme Oppo. Il faut en effet rappeler que le Find X2 Pro et sa batterie de 4260 mAh n’ont besoin que de 38 minutes pour passer du 0 à 100.

Maintenant, il y a tout de même un point important à souligner. La 5G n’est pas encore disponible en France et je n’ai donc pas pu tester le Galaxy S20 Ultra dans ce cadre d’usage.

C’est évidemment dommage, puisque la 5G a tendance à consommer beaucoup d’énergie. Il aurait donc été intéressant de pouvoir mesurer son impact sur le terminal.

Un écran imposant, mais assez étroit. Le format idéal pour une bonne prise en main

Un écran imposant, mais assez étroit. Le format idéal pour une bonne prise en main

La bordure du bas fait à peine 2 mm d'épaisseur

La bordure du bas fait à peine 2 mm d’épaisseur

Le poinçon, bien centré, à l'image des Galaxy Note 10

Le poinçon, bien centré, à l’image des Galaxy Note 10

Photo, Vidéo & Son

Vous connaissez sans doute la chanson depuis le temps. Maintenant que nous avons passé en revue le design et la partie technique, le moment est venu de nous coller à la photo.

Samsung a toujours accordé beaucoup d’importance à cette dimension et le Galaxy S20 Ultra ne fait pas exception à la règle. Il suffit d’ailleurs de se pencher sur la fiche technique de son module arrière pour s’en convaincre.

La marque coréenne a en effet poussé le concept très loin. Le capteur principal atteint ainsi les 108 millions de pixels et il est couronné d’une optique grand angle ouvrant à f/1.8.

Ensuite, on a un capteur de 12 millions de pixels avec un ultra grand angle ouvrant à f/2.2 et un capteur de 48 millions de pixels accompagné d’un téléobjectif. Sur son site, Samsung promet un zoom sans perte offrant un grossissement de 10x et un zoom maximal pouvant atteindre les 100x. Attention cependant, car le niveau du zoom optique atteint en réalité les 4x. Au-delà, le terminal combine ainsi zoom optique et zoom numérique.

Pour accompagner ces trois capteurs, on trouve également un quatrième capteur ToF consacré au calcul de la profondeur de champ.

La flexibilité est donc le maître mot du Galaxy S20 Ultra.

Et cela se ressent immédiatement lorsqu’on lance l’application et qu’on joue avec les plages locales puisque l’outil propose pas moins de 7 grossissements différents : 0,5x, 1x, 3x, 5x, 10x, 30x et 100x.

Mais est-ce que le terminal respecte toutes ses promesses ? 

En pleine journée, le Galaxy S20 Ultra est capable de faire des miracles. Le piqué est au rendez-vous, de même pour la dynamique. Ici, on peut même dire que l’appareil est surprenant, et ce que ce soit au niveau des ombres ou des hautes lumières. Aucun détail ne lui échappe.

La colorimétrie tombe assez juste, pour peu que l’on désactive les fonctions liées à l’IA.

Cette dernière a en effet parfois la main lourde au niveau de la saturation.

Rien à dire au niveau de la mise au point. Elle est rapide et elle tape le plus souvent dans le mille. Enfin du moins sur le grand angle et l’ultra grand angle et à une distance raisonnable. Le Galaxy S20 Ultra a parfois tendance à patiner, que ce soit lorsqu’on zoome sur la scène ou lorsqu’on tente de s’adonner à une prise de vue en macro.

Néanmoins, cela ne semble pas être un problème hardware et une nouvelle mise à jour devrait donc être en mesure de corriger le tir.

En intérieur ou à la nuit tombée, le Galaxy S20 Ultra perd un peu en piqué et en dynamique, mais il sera toujours capable de produire des clichés de qualité, notamment grâce à une très bonne gestion de la balance des blancs. Les couleurs ne tirent pas trop sur le brun et l’appareil parvient à limiter l’apparition d’artefacts.

Du moins tant qu’une source lumineuse subsiste. Dans le noir complet, il ne sera pas toujours très à l’aise. Ce que l’on peut difficilement lui reprocher puisque tous les smartphones souffrent dans cet exercice.

Le Galaxy S20 Ultra propre trois plages focales différentes, avec en prime différents niveau de zoom : 0,5x, 1x, 2x, 4x, 10x, 30x ou 100x.

Sur le papier, c’est impressionnant, mais attention tout de même, car le zoom optique se limite au 4x et si vous dépassez ce seuil, alors vous basculerez automatiquement sur un zoom hybride reposant à la fois sur un zoom optique et un zoom numérique.

Maintenant, on pourra monter jusqu’à un grossissement en 10x sans le moindre souci. Du moins lorsque les conditions lumineuses le permettent. Le 30x reste exploitable, mais il n’en ira pas de même pour le 100x.

En 100x, on perdra effectivement beaucoup en qualité. Et sur tous les fronts. Il sera toujours possible d’améliorer un peu la situation en plaçant le téléphone sur un trépied, mais il ne faudra pas espérer obtenir des clichés réellement exploitables.

Et en toute franchise, cela n’a rien de surprenant. Entre le 4x et le 100x, le S20 Ultra est obligé de procéder à un agrandissement logiciel, ce qui se traduit par une perte de qualité.

Maintenant, le zoom n’est pas non plus à jeter et le 30x est vraiment bluffant. En revanche, si vous voulez monter jusque là, il sera préférable d’investir dans un trépied pour limiter les tremblements.

Le Galaxy S20 Ultra a une autre particularité intéressante. Il embarque un capteur principal offrant une définition de 108 millions de pixels.

Attention cependant, car, par défaut, le terminal ne shootera pas en pleine définition, mais en 12 millions de pixels. Il faudra donc activer le mode adéquat en passant par les options de l’application.

Si les clichés shootés en 108 mpx seront assez proches de ceux capturés en 12 mpx, ce mode nous donnera un peu plus de flexibilité et il nous permettra ainsi de recadrer nos photos à la volée sans trop perdre en qualité. Les photographes qui aiment bien recomposer leurs clichés après coup auront donc de quoi s’amuser.

Si Samsung s’est beaucoup focalisé sur le volet photographique, cela ne s’est pas fait au détriment de la vidéo non plus.

Et là, on peut même dire que le constructeur a fait fort puisque le S20 Ultra est capable de filmer en 4K à 60 images par seconde… ou en 8K à 30 images par seconde.

J’avais un peu peur que la résolution se fasse au détriment de la qualité, mais ce n’est fort heureusement pas le cas. En 8K, on conserve en effet une image très piquée avec une belle dynamique et une colorimétrie juste.

En revanche, la stabilisation est très perfectible. Et si vous voulez pouvoir exploiter vos rushes, alors vous n’aurez d’autre choix que d’investir dans un stabilisateur… ou activer la fonction permettant de limiter les tremblements.

Une fonction active pour deux plages focales seulement : le 0,5x et le 1x.

Et cette fameuse fonction m’a agréablement surpris. Une fois activée, elle permet de réaliser des plans fluides et stables à mains levées, ce qui dépanne pas mal lorsqu’on manque de préparation.

Après, bien sûr, on peut se demander si on a réellement besoin de la 8K sur un smartphone. Chacun se fera son propre avis sur la question, mais il ne faut pas oublier que l’avantage de la 8K ne se limite pas à pouvoir filmer… en 8K.

En effet, l’intérêt d’une telle définition, c’est aussi d’avoir un peu plus de souplesse au niveau du cadrage. Rien ne vous empêche en effet de shooter en 8K et d’intégrer ensuite votre rush à une séquence en 4K.

Là, vous aurez un peu plus de matière et vous pourrez par exemple cropper la vidéo pour mettre en valeur votre sujet ou même vous amuser à simuler des déplacements à la caméra en utilisant vos outils de post prod habituels.

S’il y a une dimension que les tests ont parfois tendance à négliger, c’est bien celle du son.

Et c’est évidemment dommage puisque le rendu sonore d’un smartphone a un impact direct sur l’expérience utilisateur, que ce soit dans les jeux ou dans le multimédia.

Sans grande surprise, le Galaxy S20 Ultra est dénué de prise casque et il mise donc tout sur le sans fil… ce qui est évidemment dommage pour celles et ceux qui n’ont pas encore franchi le pas, ou qui ont investi des fortunes dans des casques filaires premium.

Maintenant, en dépit de cet oubli, le rendu sonore reste très correct pour peu que l’on branche un casque ou des écouteurs de qualité.

Et le constat est évidemment le même pour les haut-parleurs. Des haut-parleurs qui sont au nombre de deux et qui seront en mesure de nous offrir un rendu sonore spatialisé. Seul bémol, si le premier haut-parleur est situé en façade, le second est intégré à la tranche inférieure et nous aurons souvent tendance à l’étouffer du creux de notre main.

Alors oui, c’est dommage, mais dans un sens c’est assez logique puisque Samsung a fait en sorte de réduire au maximum les bordures entourant l’écran de son smartphone. Il a donc fallu une fois de plus faire un choix.

Samsung a réussi une belle performance au niveau du ratio écran/façade

Samsung a réussi une belle performance au niveau du ratio écran/façade

On perd un peu le côté incurvé des Galaxy S10

On perd un peu le côté incurvé des Galaxy S10

La dalle du Galaxy S20 Ultra est objectivement magnifique

La dalle du Galaxy S20 Ultra est objectivement magnifique

Plateformes & Fonctions

Que ce soit au niveau du design ou de sa fiche technique, il est très difficile de trouver des défauts au Galaxy S20 Ultra. Il nous reste cependant à parler de sa surcouche et de ses fonctions.

Le Galaxy S20 Ultra est livré sans surprise avec Android 10 et One UI 2.1. Il bénéficie donc de toutes les dernières nouveautés de la plateforme et cela vaut aussi bien pour la navigation par geste que pour le mode nuit, si pratique.

L’interface est très agréable, avec des visuels clairs et des animations d’une fluidité à toute épreuve. Un sentiment bien entendu renforcé par le taux de rafraîchissement en 120 Hz.

Mais ce qui frappe le plus, finalement, c’est l’homogénéisation de l’interface. Samsung a beaucoup progressé de ce côté durant ces cinq dernières années et One UI est sans doute une des surcouches les plus agréables à utiliser à l’heure actuelle.

D’autant que les fonctions ne sont pas en reste. Je ne vais bien entendu pas toutes les citer, mais je pense notamment à la barre latérale qui apparaît d’un simple balayage et qui permet de retrouver ses raccourcis préférés en quelques instants.

Mieux encore, cette fameuse barre ne se contentera pas d’afficher des raccourcis et il sera aussi possible de définir des duos d’applications. Dans ce cas, les deux outils définis viendront s’afficher côte à côte, en mode multitâche. Très futé.

Mais au-delà de ces raccourcis, la barre latérale nous donnera aussi accès aux fonctions de sélection intelligente et à des outils comme la règle ou encore la lampe torche.

Toujours au rayon des bonnes idées, on peut également citer l’outil de maintenance de l’appareil qui nous permettra de voir en un clin d’oeil comment se porte notre téléphone, que ce soit au niveau de la batterie, du stockage ou même de la mémoire et de la sécurité.

Le multitâche ne se limite pas au fractionnement d’écran. Il est aussi possible de demander à One UI d’afficher une application dans une fenêtre volante. Et autant le dire, la diagonale du Galaxy S20 Ultra se prête extrêmement bien à ce type d’usage.

Alors bien sûr, ces fonctions ne sont pas ce que l’on pourrait appeler des nouveautés et elles étaient déjà présentes sur les Galaxy Note 10.

Maintenant, il faut avouer que toutes ces fonctions sont très pratiques au quotidien et elles apportent un réel plus à l’expérience utilisateur.

Surtout que derrière, la plateforme fonctionne aux petits oignons et aucune latence ne vient gâcher la fête.

Un module qui regroupe pas mal de choses

Un module qui regroupe pas mal de choses

Le mode nuit est bien entendu de la partie

Le mode nuit est bien entendu de la partie

La plateforme est un régal à utiliser

La plateforme est un régal à utiliser

En Conclusion

Le moment du verdict a sonné, et il est finalement très positif.

Le design, pour commencer, est soigné et parfaitement dans l’air du temps.

Certes, le Galaxy S20 Ultra est assez imposant, mais c’est le format qui veut ça et lorsque vous vous dirigez vers un appareil de 6,9 pouces de diagonale, de toute manière, vous êtes prêt à faire ce genre de compromis. Le look est en tout cas très soigné et le seul bémol vient finalement du manque de couleur… et de l’aspect brillant de la plaque arrière.

J’aurais vraiment aimé un verre mat.

La fiche technique est difficilement critiquable. L’écran est proprement magnifique et son taux de rafraîchissement élevé fera la joie des gamers. Rien à dire non plus au niveau du processeur ou de l’autonomie. Cette dernière est tout à fait correcte au vu des prestations proposées.

Le module photo est très capable pour sa part et sa flexibilité est indéniablement l’un des plus beaux atouts du Galaxy S20 Ultra. Alors bien sûr, le mode 100x ne vous servira pas, mais vous pourrez tout de même monter jusqu’au 30x sans trop de pertes, ce qui est déjà très impressionnant sur le plan technique.

Mais au-delà de tout ça, il faut aussi évoquer la question du prix.

La Galaxy S20 Ultra démarre à 1359 € et il est donc l’un des smartphones les plus chers du marché. Et forcément, ça fait beaucoup jaser.

Ce prix de vente a valu à Samsung beaucoup de critiques négatives, ainsi que quelques moqueries.

Je pense pour ma part qu’il faut relativiser. Très clairement, peu de gens pourront se payer un Galaxy S20 Ultra et ce n’est pas bien grave. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les flagships qui rapportent le plus aux constructeurs, mais plutôt les modèles milieu de gamme.

Les smartphones haut de gamme servent principalement de faire valoir. Ils sont là pour montrer ce dont sont capables les constructeurs. Et sur ce terrain, la mission est remplie. Le S20 Ultra va vraiment très loin, et ce sur tous les fronts.

DESIGN & ERGONOMIE9
ECRAN9.5
PUISSANCE & AUTONOMIE8.5
PHOTO & VIDEO9
PLATEFORME & FONCTIONS9.5
RAPPORT QUALITE/PRIX8.5
Le Galaxy S20 Ultra est une très bonne surprise. Looké, puissant et assez autonome, il offre en plus une belle flexibilité au niveau de la photo. Quel dommage en revanche que le zoom 100X soit aussi anecdotique.
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