Test du Vivo X60 Pro, le smartphone qui va apporter de la stabilité à votre vie

Vivo compte bien trouver sa place sur le marché français. Après l’excellent X51, le constructeur est donc de retour avec le Vivo X60 Pro, un smartphone qui m’a accompagné pendant une quinzaine de jours. Et même s’il n’est pas parfait, on peut dire qu’il a pas mal d’atouts pour séduire.

Vivo est arrivé officiellement en France l’année dernière avec le X51. Et apparemment, ce téléphone n’avait rien d’un coup d’essai.

Une photo de la façade du Vivo X60 Pro
Le Vivo X60 Pro a beaucoup d’allure

Preuve en est, depuis, quelques mois ont passé et Vivo est donc de retour avec le X60 Pro, un appareil positionné sur un segment premium et qui a en plus pour particularité d’embarquer un module photo développé en partenariat avec Zeiss… avec un capteur stabilisé.

Design & Ergonomie

En terme de design, le Vivo X60 Pro se veut assez conventionnel, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

Vivo a en effet choisi de reprendre tous les fondamentaux actuels. En façade, on trouve donc un magnifique écran incurvé aux bordures réduites. Un écran coupé dans sa partie supérieure par un poinçon.

Le dos est fait en verre, et plus précisément dans un verre mat. Plusieurs couleurs sont proposées. En ce qui me concerne, c’est la version bleue givrée qui m’a été envoyée et elle m’a totalement séduit.

Elle m’a séduit, car non contente de rendre le téléphone très agréable en main, elle a aussi le mérite d’être peu salissante et de faire en plus apparaître des reflets irisés. Des reflets qui donnent l’impression de se déplacer en fonction de la lumière ambiante et qui donnent beaucoup de cachet au téléphone.

Mais Vivo ne s’est pas uniquement focalisé sur le look. Le constructeur a également fait en sorte de rendre son appareil le plus confortable possible en main.

Comment ? En se focalisant sur deux choses : la finesse et le poids. Le Vivo X60 Pro ne dépasse en effet pas les 7,59 mm d’épaisseur, pour un poids total calé à seulement 177 grammes. Et clairement, ces deux particularités contribuent beaucoup au confort d’utilisation. Le X60 Pro n’a aucun mal à se faire oublier une fois en poche en dépit de sa généreuse diagonale et il est en plus très agréable à manipuler.

Une vue rapprochée du module photo du Vivo X60 Pro
Le module photo du Vivo X60 Pro, très efficace

Pour l’ergonomie, Vivo a choisi de rassembler tous les boutons sur la tranche de droite. Et au début, on a bien évidemment tendance à se tromper de touche. Il m’est ainsi arrivé plusieurs fois de verrouiller mon téléphone en cherchant simplement à augmenter ou diminuer le volume sonore. Fort heureusement, nos doigts finissent par prendre leurs habitudes.

Le lecteur d’empreintes est directement intégré à la dalle, en bas. Un peu trop en bas, d’ailleurs, puisqu’il ne tombera pas naturellement sous le pouce lorsque nous tiendrons le téléphone en main. Fort heureusement, il se montre à la fois précis et réactif.

Sans surprise, pour la connectique, Vivo a choisi de s’en tenir à l’USB Type-C. Il ne faudra donc pas compter sur une prise casque.

La trappe des cartes est placée sur la tranche inférieure et elle donne uniquement accès à deux Nano SIM. Il ne sera donc pas possible d’étendre la capacité de stockage du téléphone. En contrepartie, Vivo s’est montré très généreux en intégrant 256 Go de mémoire interne.

Autre déception, l’étanchéité. Le téléphone n’a pas de certification et il faut avouer que cela manque un peu.

Le bas de l'écran du Vivo X60 Pro
Les bordures entourant l’écran du Vivo X60 Pro sont très fines

Ecran, Processeur & Autonomie

Vivo a su faire les bons choix sur le plan du design, mais le seul atout du X60 Pro ne se limite évidemment pas à son look. L’offre est aussi solide sur le plan technique.

S’il y a un terrain sur lequel les constructeurs ne peuvent faire de compromis, c’est bien celui de l’écran. Et pour cause, puisque ce dernier sert d’interface entre nous et notre téléphone.

Vivo l’a bien compris. Le X60 Pro est ainsi doté d’un très bel écran AMOLED, un écran atteignant une diagonale de 6,56 pouces et capable d’afficher de la Full HD+, avec un taux de rafraichissement de 120 Hz. Certains regretteront peut-être l’absence du QHD, mais il est de toute façon difficile de faire la différence entre les deux sur une dalle de cette taille.

Pa de mauvaise surprise en tout cas à ce niveau. L’écran est bien calibré, avec de beaux contrastes et une luminosité suffisante pour le rendre lisible en plein soleil. Les mordus de films et de séries en auront donc pour leur argent. Enfin à condition d’investir dans un casque ou des écouteurs.

Ce qui nous amène à un gros bémol : le volet sonore. 

Le Vivo X60 Pro est équipé d’un seul haut-parleur, situé sur la tranche du bas. Il ne pourra donc pas restituer un son spatialisé et cela veut également dire que l’immersion sera moins bonne que sur des appareils concurrents. C’est dommage, mais il faut rappeler que le téléphone se négocie autour des 700 €. Il est donc moins cher que beaucoup d’autres flagships. Ce qui explique certaines des concessions faites par le constructeur.

Les boutons du Vivo X60 Pro se trouvent tous sur la même tranche
Les boutons du Vivo X60 Pro

L’une de ces concessions a justement trait au SoC embarqué à son bord. Le X60 Pro fait l’impasse sur le Snapdragon 888… et le remplace par un Snapdragon 870, soit une évolution du Snapdragon 865+. Bon point en revanche, on pourra compter sur pas moins de 12 Go de mémoire vive pour l’épauler, avec 256 Go de mémoire interne.

Dans la vie de tous les jours, en tout cas, vous ne verrez pas de différences notables avec un smartphone équipé d’un Snadpragon 888. Dans les deux cas, vous aurez un téléphone d’une extrême fluidité, un téléphone qui sera armé pour affronter sereinement les années à venir. Cela vaut d’ailleurs pour les usages courants, mais aussi pour les jeux. Le X60 Pro se montre d’une fluidité exemplaire. Un sentiment accru par le haut taux de rafraichissement de sa dalle.

L’autonomie est plutôt bonne. Avec sa batterie de 4 200 mAh, le X60 Pro tiendra sans difficulté la journée. Attention en revanche, car la charge rapide se limite au 33 W. Et forcément, quand on a l’habitude du 65 W d’Oppo, ça fait un peu bizarre. Il faudra compter environ XX minutes pour une charge complète en partant de zéro. 

La 5G répond bien entendu présente. Toutes les bandes habituelles sont compatibles. Je ne peux en revanche pas vous donner mon ressenti sur le sujet puisque je n’ai pas de forfait 5G.

Le connecteur du Vivo X60 Pro
Le connecteur USB Type-C est toujours de la partie

Photo & Vidéo

Vivo a beaucoup communiqué sur la photo lors de l’annonce du X60 Pro et cela n’a rien de surprenant. En la matière, l’offre semble plutôt solide et le terminal a ainsi pour particularité d’avoir été développé en partenariat avec Zeiss.

A l’arrière, nous allons donc retrouver trois capteurs. Le principal atteint les 48 millions de pixels et il est associé à une optique capable d’ouvrir à f/1.48. L’ensemble du module est monté sur un gimbal. Il sera donc stabilisé. Et on verra plus loin que cette particularité est loin d’être un simple argument marketing.

Le deuxième capteur atteint les 13 max et il est cette fois associé à un ultra grand angle ouvrant à f/2.2.

Le troisième et dernier capteur propose la même définition, cette fois avec une optique ouvrant à f/2.46. Plus précisément d’un téléobjectif proposant un zoom optique en 2x.

Et ça fonctionne bien. En pratique, sur le terrain, le Vivo X60 Pro se débrouille bien.

De jour, le Vivo X60 Pro se montre proprement redoutable. Il est en effet capable de restituer des images piquées, avec une dynamique qui force le respect et une colorimétrie qui reste naturelle. Mieux encore, il sera même capable de figer des sujets en déplacement, même des oiseaux. Le meilleur exemple restant la première de ces photos, une photo dans laquelle on peut voir un grand nombre d’oiseaux dans le ciel.

J’ai aussi été très agréablement surpris par la facilité avec laquelle le téléphone arrive à dissocier le sujet photographié de son environnement. Comme avec la troisième photo de la galerie, une photo prise sur le mode photo normal. Une photo dotée d’une belle profondeur de champ, avec un flou à la fois généreux et naturel.

Je m’attendais évidemment à ce que les performances du téléphone s’écroulent en intérieur et en basse lumière, mais ce n’est curieusement pas le cas. Certes, le téléphone a du mal à restituer les hautes lumières en situation de contrejour, comme ici avec cette photo de Romy en plein exercice, mais il peut tout de même produire des images de qualité.

On conserve ainsi un bon niveau de détails, même en très basse luminosité.

Les premières photos de la galerie précédente, par exemple, ont toutes été prises dans une pièce aux rideaux tirés, et donc en pleine obscurité. J’ai choisi de shooter en mode nuit, mais je ne voulais pas trop faciliter la vie au X60 Pro. Je me suis donc passé de trépied et j’ai shooté à main levée.

Je m’attendais évidemment à des photos floues et à des artefacts, mais le téléphone a su rester précis en dépit de la montée en sensibilité. Une prouesse qu’il doit principalement à son gimbal. Le capteur principal étant stabilisé, l’obturateur a en effet un peu plus de souplesse du côté de la vitesse, ce qui permet au X60 Pro de shooter en pose longue même lorsqu’il n’est pas totalement immobilisé.

Le X60 Pro embarque trois vraies focales : un grand angle, un ultra grand angle et un zoom optique 2x. Et ça fonctionne bien. On garde en effet une belle homogénéité au niveau des couleurs et l’ultra grand angle n’a pas tendance à trop déformer les images. Quant au zoom 2x, il est efficace et il sera même possible de monter au 5x sans trop de casse. Au delà, en revanche, la qualité baissera drastiquement et le téléphone perdra très vite en piqué.

Le partenariat entre Vivo et Zeiss porte principalement sur le traitement logiciel. Lorsque vous shooterez en portrait, vous trouverez donc un effet de flou proche de celui conféré par les Zeiss Biotar.

Et là, je vais me permettre une légère digression. Le Boiter a été développé par le Dr Willy Walter Merté pour le compte de Carl Zeiss dans la première moitié du XXe siècle, sur une variante du Double Gauss.

L’opticien allemand a lancé plusieurs optiques qui étaient toutes tournées vers les appareils photo en 35 mm. Elles avaient pour particularité leur bokeh, ou si vous préférez la forme de leur flou d’arrière plan. Il était plus circulaire et c’est justement cet effet qui a été numériquement reproduit par les ingénieurs de Zeiss.

Le mieux c’est encore de partir d’un exemple, et plus précisément de la photo de Lola prise au parc. Photo que vous trouverez dans la galerie précédente. On peut remarquer la forme distinctive du flou entourant le sujet. Les éclats de lumière sont un peu plus étirés, ce qui donne un aspect très original à l’ensemble. Un look que l’on ne retrouve pas forcément ailleurs.

Le Vivo X60 Pro est aussi capable e sortir de belles images sur sa caméra frontale. On a une fois encore un beau piqué avec une colorimétrie qui tape juste. La dynamique n’est pas mauvaise non plus et le flou généré est assez naturel. Cerise sur le gâteau, on retrouve aussi différents styles de flou. En revanche, le style propre à Zeiss n’est pas présent et il est donc uniquement valable sur le capteur arrière.

Pas de mauvaise surprise au niveau de la vidéo. Encore une fois le téléphone peut produire des images de bonne qualité et il est même capable de filmer en 4K à 60 images par seconde.

Attention en revanche, car si vous voulez profiter de la stabilisation conférée par le gimbal, il faudra vous limiter à une cadence de 30 images par seconde. A 60 images par seconde, la fonction sera en effet désactivée et vous aurez du même coup besoin d’un stabilisateur.

Le dos du Vivo X60 Pro
Le dos du Vivo X60 Pro est proprement magnifique

Plateforme & Fonctions

Je le dis assez souvent, mais le design et la partie technique ne sont que des variables dans une équation bien plus grande. Lorsque vous achetez un téléphone, vous n’achetez pas seulement un look, un écran ou un processeur. Vous achetez aussi une plateforme.

Et si cette plateforme n’est pas à la hauteur, alors vous pouvez vous retrouver très vite coincés.

Le moment est donc venu de parler de celle qui est à bord du X60 Pro.

Le Vivo X60 Pro embarque la dernière version de FunTouch OS, qui est elle-même basée sur Android 11.

Et il faut bien le reconnaître, cette plateforme est très agréable à l’usage. Vivo a procédé avec intelligence et le constructeur a opté pour une interface sobre et épurée, une interface qui se veut en plus très réactive.

Les fondamentaux ne changent pas. On a toujours accès à plusieurs écrans d’accueil, mais aussi à un centre de notifications, à un draper et à une navigation par gestes. Le mode sombre répond lui aussi à l’appel.

Le profil du Vivo X60 Pro
Le Vivo X60 Pro est très fin

Le multitâche est très efficace et Vivo nous offre bien entendu la possibilité de scinder notre écran en deux pour afficher deux applications côte à côte. Il sera également possible de les redimensionner ou même de les intervertir en tapant sur le petit bouton situé entre elles. Et si vous le désirez, vous pourrez créer un raccourci sur votre écran d’accueil pour rouvrir rapidement ce combo de fenêtres.

Autre bonne surprise, le mode always on display qui est totalement personnalisable. D’ailleurs, les options de personnalisation ne s’arrêtent pas là et elles s’étendent aussi aux animations du lecteur d’empreintes ou de la reconnaissance faciale.

Vivo a aussi mis l’accent sur le bien-être numérique, avec un menu entièrement tourné vers cet usage. Menu que l’on retrouve désormais à bord de la plupart des smartphones sous Android. De même pour le mode Ultra Jeu.

Les performances, pour leur part, sont vraiment convaincantes. Le Vivo X60 Pro est réactif et je n’ai noté aucune latence particulière durant les 15 jours passés en compagnie du téléphone.

Le dos du Vivo X60 Pro
Le côté irisé de la plaque arrière est vraiment intéressant

En Conclusion

Si vous avez vu mon test du Vivo X51 5G, alors vous devez certainement avoir repéré de nombreuses similitudes. Et c’est normal puisque ces deux téléphones sortent un peu du même moule.

Le X60 Pro va cependant un peu plus loin sur le plan technique en proposant un SoC plus puissant. Un SoC qui pourra faire la différence pour les personnes les plus exigeantes, ou plus globalement pour celles et ceux qui souhaitent pouvoir conserver leur téléphone longtemps.

Si le Snapdragon 870 n’atteint pas la puissance d’un Snapdragon 888, il reste en effet bien suffisant pour la plupart des usages.

En tout cas, je trouve la proposition de Vivo intéressante et ce X60 Pro coche au final pas mal de cases. Les deux seules choses qui lui manquent, finalement, c’est un second haut-parleur et la charge filaire rapide.

Mots-clés vivovivo x60 pro