Test du Moto G deuxième génération

L’année dernière, Motorola a surpris pas mal de monde en proposant le Moto G, un smartphone situé entre l’entrée et le milieu de gamme et qui pourtant proposait des performances très satisfaisantes comme nous avions pu le voir dans notre test de sa déclinaison 4G.

Mais alors que son successeur est arrivé, que vaut ce nouveau Moto G ? La deuxième génération est-elle à la hauteur de la première ? La réponse est sans conteste positive, d’autant plus que des progrès ont été faits au niveau de la caméra du terminal, et c’est une vraie bonne nouvelle.

La boîte du Moto G

La boîte du Moto G

Spécifications

Vous connaissez la routine, avant de s’attaquer au ressenti, il est temps de mettre tout le monde d’accord avec un rapide tour des spécifications techniques offertes par le Moto G nouvelle génération qui propose ainsi :

  • un écran de 5,0 pouces avec affichage HD 720p (soit une résolution de 1 280 × 720 pixels) ;
  • un processeur Qualcomm Snapdragon 400, soit un CPU quad-core cadencé à 1,2 GHz épaulé par un GPU Adreno 305 ;
  • 1 Gio de mémoire vive ;
  • 8 Go de mémoire interne ;
  • un port de cartes microSD pouvant accueillir jusqu’à 32 Go supplémentaires ;
  • une caméra principale de 8 mégapixels ;
  • une caméra frontale de 2 mégapixels ;
  • deux ports de cartes SIM ;
  • des dimensions de 141,5 × 70,7 × 11,0 mm ;
  • un poids de 149 g ;
  • une batterie de 2 070 mAh ;
  • Android 4.4.4 KitKat.

Disponible en noir comme en blanc et personnalisable avec les Moto Shells, cette deuxième génération du Moto G est donc plus grande et propose plus de fonctions que la première, pour un prix qui reste du même ordre de grandeur puisqu’il est de 189€. On notera que le processeur est resté inchangé, ce qui peut faire un peu peur quant aux performances de la bête, mais vous verrez qu’il n’en est rien.

La boîte du Moto G

Le contenu complet de la boîte du Moto G

Côté boîte, en plus de contenir le Moto G, celle-ci propose les notices habituelles en plus des écouteurs qui vont bien, et de l’adaptateur pour le recharger. Motorola a pris le parti de ne pas proposer de câble de synchronisation avec un ordinateur et, si vous ne disposez pas du vôtre, vous ne pourrez pas brancher votre Moto G autre part que sur une prise murale, ce qui est un peu dommage.

Design et ergonomie

Avant de savoir si un smartphone s’utilise bien, savoir si on peut le prendre en main correctement est tout aussi important. Voire peut-être même plus. À ce jeu-là, Motorola persiste à rester parmi les meilleurs candidats avec un Moto G qui se tient parfaitement à une main et surtout qui ne glisse pas.

Le Moto G en main

Le Moto G tient bien en main

Le dos du terminal est le même que celui qui équipait son ancêtre et propose ainsi une surface douce au toucher avec une prise en main confortable peu difficile à trouver. Bon, ça attire la poussière, mais c’est un détail sur lequel on pourra faire l’impasse.

Le dos du Moto G

Le dos du Moto G est toujours aussi doux

Au niveau de ce dos, on reste dans ce qu’on connaît, avec le logo de Motorola sous la caméra principal et son flash LED. Les côtés de l’appareil sont peu sollicités et c’est sur la tranche droite que nous trouverons les boutons de mise sous tension et de volumes. Le port jack et le port micro USB sont quant à eux respectivement situés sur les tranches supérieure et inférieure du mobile.

Le Moto G

Le Moto G

Le Moto G

Le Moto G, sous un autre angle

En résumé, nous n’avons rien d’autre qu’un Moto G première génération agrandi. Une bonne nouvelle pour ceux qui ont aimé l’aspect de cette même première génération, mais une mauvaise pour ceux qui attendaient un peu de changement. C’est peut-être d’ailleurs là une faiblesse de Motorola qui reste dans sa zone de confort en ne tentant pas de nouveaux designs.

Expérience utilisateur

Le Moto G est très réactif et ne souffre d’aucun ralentissement, ce qui est plutôt une bonne chose. Et ça ne se fait d’ailleurs pas au détriment de la qualité de l’affichage puisque l’image est très bonne. Bien sûr, avec une densité de pixels comme la sienne il ne faut pas non plus espérer être immergé si on s’essaie à des casque de réalité virtuelle, mais en même temps aucun smartphone ne peut s’en vanter à l’heure actuelle. L’honneur est donc sauf.

L'écran du Moto G

L’écran du Moto G a un beau rendu

Comme pour son prédécesseur, on peut s’amuser à lancer n’importe quel jeu sur le Moto G deuxième génération, ce dernier ne sourcillera pas le moins du monde. Mais à ce moment-là, c’est une toute autre question qu’on se pose : l’autonomie.

Car pouvoir faire n’importe quoi avec son smartphone, c’est bien, mais encore faut-il que ça dure plus de cinq minutes. Là encore, Motorola nous surprend de manière positive : si sa batterie de 2 070 mAh n’impressionne guère au premier abord, le nouveau Moto G ne s’endort pas aussi facilement.

On n’atteint pas des records d’autonomie, bien sûr, mais on peut être sûr de le garder toute la journée bien allumé sans trop faire attention. J’ai pu atteindre les 48 heures d’autonomie sans trop de peine et sans trop me restreindre, donc le garder deux jours est jouable si on s’y prend bien.

Caméra

La caméra est un sujet délicat du côté de Motorola puisqu’il s’agissait du principal point faible du Moto E et de la première génération du Moto G. Avec des capteurs peu performants, nous avions des clichés qui restaient bons mais sans plus.

La nouvelle génération du Moto G vient avec un capteur principal de 8 mégapixels là où nous en trouvions seulement 5 auparavant. Et la différence s’en fait très largement ressentir.

En effet, les photos et vidéos prises avec le nouveau Moto G sont bien meilleures que celles que l’on pouvait obtenir avec son prédécesseur. En regardant de très près, ce n’est bien sûr pas encore parfait mais tout de même, pour la catégorie du Moto G nous étions en droit de nous attendre à moins.

Vous pouvez retrouver quelques clichés pris avec le nouveau Moto G ci-dessous, histoire que vous puissiez vous faire votre propre idée de la chose. La figurine a été prise avec le mode HDR, qui facilite bien la vie en environnement sombre comme vous pouvez le constater.

L’écosystème Motorola s’agrandit

Nous en avions déjà parlé lors de notre test de la première génération du Moto G et surtout durant celui du Moto E : la surcouche Android de Motorola est très faible et nous avons ainsi sous les yeux un système d’exploitation proche de celui que l’on trouve sur les Nexus. Certains aimeront, d’autres pas, mais la rapidité des mises à jour mettra sûrement tout le monde d’accord.

Quoiqu’il en soit, si c’est le lanceur Google Now que vous avez par défaut sur le nouveau Moto G, il y a peu de choses nouvelles à signaler depuis la dernière fois.

On trouvera donc Motorola Alerte pour avertir vos proches en cas de soucis, Motorola Assist pour automatiser certaines tâches sur votre mobile comme la mise sous silencieux, etc., ou encore Motorola Migrate pour faciliter le transfert de données entre notre ancien et notre nouveau smartphone.

Motorola Assist

Motorola Assist, l’assistant personnel du Moto G

Mais un ajout est à signaler tout de même : Motorola Connect, une application qui vous permettra de lier à votre smartphone divers objets connectés, dont la Moto 360 bien sûr, dont vous pouvez d’ailleurs retrouver le test sur Machineo.

Motorola Connect ne se présente absolument pas comme un remplaçant de l’application compagnon Android Wear, mais vient plutôt comme un complément en permettant quelques petites personnalisations comme celle des cadrans, ce qui fera l’objet d’un article sur Machineo là encore.

Motorola Connect

Motorola Connect pour jouer avec l’écosystème Motorola

On trouvera d’ailleurs un autre avantage à Motorola Connect : identifier les objets connectés de confiance, ceux qui peuvent être liés à votre smartphone et qui peuvent être identifiés comme vous appartenant. L’intérêt ? Déverrouiller le Moto G automatiquement lorsque l’un de ces objets est à proximité.

Ainsi, si vous avez relié votre Moto 360 à votre Moto G via Motorola Connect, en portant votre montre à votre poignet, vous n’aurez plus à saisir votre code, schéma ou quoi que ce soit d’autre pour déverrouiller votre smartphone : vous appuyez sur le bouton de mise sous tension et vous avez la main sur l’écran d’accueil directement, sans passer par l’écran de déverrouillage. Bien entendu, vous pouvez désactiver cette fonction à loisirs.

Verdict

Si vous cherchez un smartphone offrant de bonnes performances sans vous ruiner, le Moto G devrait vous plaire. Plutôt agréable à regarder, il reste épais et ça ne plaira pas à tout le monde. Cependant, il n’y a rien à redire en ce qui concerne les performances de la bête qui fait ce qu’on lui demande sans broncher.

De nos jours, quand on cherche un smartphone, on regarde aussi son appareil photo : quitte à ne pas sauter sur une qualité professionnelle, autant tout regrouper. Autrement dit, c’était à cette étape que pouvait échouer le premier Moto G. Avec des performances accrues au niveau du capteur, ce deuxième Moto G replace la balle au centre : on n’atteint bien sûr pas la qualité que Sony nous offre avec son Z3 par exemple, mais les clichés restent très bons.

En somme, si on regarde le rapport qualité / prix, Motorola signe à nouveau une belle performance avec ce nouveau Moto G qui mérite de l’attention quand on regarde pour un nouveau smartphone.

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