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Test : Pentax Q

Le marché des hybrides est plutôt florissant en ce moment, tous les constructeurs cherchent effectivement à tirer leur épingle du jeu et c’est d’ailleurs pour notre plus grand bonheur. Pentax ne déroge évidemment pas à la règle et la firme nippone s’est ainsi lancée dans l’arène avec le Pentax Q, l’un des hybrides les plus compacts du marché. Il ne m’en fallait pas plus pour passer un petit coup de fil à mes copains de LDLC qui ont accepté de m’en prêter un histoire que je fasse un peu mumuse. Et ce que vous allez pouvoir trouver un peu plus bas, c’est tout simplement mon test du Pentax Q.

Test : Pentax Q

Les caractéristiques techniques

On va bien évidemment commencer avec les caractéristiques techniques du Pentax Q histoire que vous puissiez comparer les performances brutes de l’engin avec les hybrides de la concurrence :

  • Capteur CMOS 1/2.3″ de 12.4 mégapixels.
  • Monture Pentax Q.
  • Stabilisateur mécanique intégré.
  • Ecran LCD de 7.6 cm 460.000 points.
  • Plusieurs modes autofocus (détection de contraste, des visages, etc).
  • Plusieurs mesures d’exposition.
  • Sensibilité jusqu’à 6400 ISO.
  • Formats image JPEG, RAW, RAW + JPEG.
  • Sortie HDMI, sortie AV.
  • Port SD/SDHC/SDXC.
  • Batterie de 1.000 mAh.
  • Poids total de 235 grammes.

Vous l’aurez sans doute compris, l’une des principales originalités du Pentax Q, c’est que Pentax a opté pour un petit capteur là où tous ces concurrents tentent de proposer des capteurs similaires à ceux des réflex. C’est un choix plutôt audacieux mais c’est aussi grâce à la taille de ce capteur que le constructeur est parvenu à produire le plus petit hybride du marché. Est-ce qu’ils ont bien fait, s’agit-il d’une erreur, ce sont justement à ces questions que nous allons tenter de répondre dans cet article.

Test : Pentax Q

Construction & Prise en main

Qu’on se le dise, la taille du Pentax Q est très proche de celles des compacts d’aujourd’hui. Le bougre est donc nettement plus petit qu’un NEX de Sony et le résultat est franchement très impressionnant. Bluffant, même. Même s’il aura un peu de mal à tenir dans la poche d’un jean’s (surtout d’un slim en fait), il trouvera donc parfaitement sa place dans la poche d’un pardessus ou d’un blouson. Sachant que le meilleur appareil photo est celui qui ne nous quitte jamais, c’est évidemment un argument de poids.

D’autant plus que Pentax n’a pas lésiné sur le reste, bien au contraire. Le boitier est franchement beau à regarder (surtout en blanc), il est agréable sous les doigts et les finitions sont de haut vol. Ce qui est très intéressant, aussi, c’est que le Pentax Q propose une ergonomie complète et agréable.

En façade, on va donc trouver un capteur infrarouge pour commander le boitier à distance, deux entrées pour le micro (la qualité du son en vidéo est correcte) et une molette qui permet de sélectionner un preset. Par défaut, cette molette offre un accès direct à quatre filtres créatifs embarqués dans le boitier mais il est parfaitement possible de la personnaliser avec ses propres réglages et c’est typiquement le genre de fonction qui risque d’intéresser tous les photographes éclairés.

Test : Pentax Q

Sur le dessus, on va trouver la molette permettant de sélectionner le mode de prise de vue (AUTO, SCN, BC, M, AV, TV, P ou vidéo), une seconde molette qui nous permettra de jouer avec certains réglages, le déclencheur, le bouton de mise sous tension, une grille derrière laquelle se cache le haut parleur, un bouton pour visualiser les clichés et les vidéos enregistrés et un autre bouton permettant de faire sortir le flash et de le positionner à quelques centimètres en hauteur afin de réduire les effets indésirables comme les yeux rouges. Comme vous pouvez le constater, le Pentax Q ne manque pas de boutons. On appréciera tout particulièrement le fait de pouvoir accéder rapidement aux différents modes de l’appareil sans avoir à aller fouiner dans les menus (dédicace spéciale au Nikon J1 et au Nikon V1) ainsi que les deux positions du flash. Au milieu de tout ce joli petit monde, on va également trouver une griffe qui nous permettra d’utiliser un flash externe.

Sur les côtés, on va trouver deux trappes. La première, située à gauche, nous permettra d’accéder au compartiment de la batterie tandis que le second nous donnera accès à la carte SD. De mon point de vue, le placement de ces deux trappes est plutôt intelligent puisqu’il ne sera pas nécessaire de démonter son trépied pour changer de batterie ou de carte SD. En dessous du boitier, on trouvera d’ailleurs le pas de vis permettant de fixer le Q sur un trépied ainsi qu’une troisième trappe dissimulant la sortie HDMI et la sortie PC/AV. Il manque juste une chose, finalement, c’est une entrée pour pouvoir utiliser un micro externe.

Tout va finalement se jouer au dos du boitier. Outre le gigantesque écran de 7.6 centimètres, on trouvera tous les boutons permettant d’accéder aux réglages de l’appareil. L’offre est plutôt complète et on pourra même personnaliser le bouton vert qui sert habituellement à mettre des photos ou des vidéos à la poubelle. Bref, vous l’aurez compris, l’ergonomie du Pentax Q est plutôt bonne et on ne manquera pas de féliciter les ingénieurs de la firme pour avoir réussi à caser autant de boutons et de commandes dans un espace aussi réduit.

Atout(s) : Compacité du boitier, allure générale, ergonomie accessible, présence d’une griffe pour un flash externe, de nombreux boutons, sélecteur de modes, placement des trappes de la batterie et de la carte SD.

Faiblesses(s) : Absence d’une entrée micro.

Test : Pentax Q

Performances et qualité d’image

Sans être aussi rapide qu’un Nikon V1, le Pentax Q est plutôt vif et réactif. Après l’avoir allumé, il ne faudra donc patienter qu’une poignée de secondes avant de pouvoir commencer à shooter. En outre, notons que le boitier est très silencieux, ce qui ne manquera sans doute pas de ravir tous les paparazzi en herbe. L’autofocus offre également de bons résultats, y compris dans des ambiances difficiles. Cela dit, c’est peut être une impression mais je le trouve tout de même moins performant que celui des Nikon 1 ou même celui des NEX.

En revanche, la gestion du bruit laisse un peu à désirer. A partir de 400 ISO, on commence déjà à avoir un grain sur les zones sombres. Ca passe encore, évidemment, et ça reste très correct jusqu’à 1.600 ISO, mais il ne faudra pas espérer aller au delà. Du moins pas pour les photographes exigeants.

Mais au final, le “ressenti” est plutôt bon. N’étant pas un photographe professionnel, je peux difficilement rendre compte des performances brutes du Pentax Q mais ce qui m’a le plus surpris avec ce dernier, finalement, c’est son adaptabilité. Même avec le zoom standard 5-15mm f/2.8, il s’en sort dans la plupart des situations, y compris lorsque la lumière ambiante n’est pas au rendez-vous. On peut faire de jolies choses avec et je pense que ça doit être avec l’objectif 8.5mm f/1.9 qu’il doit dévoiler toute sa superbe. Mon grand regret, finalement, c’est de n’avoir pas eu l’occasion de le tester avec ce dernier.

Test : Pentax Q

Cela étant dit et comme je le dis dans ma vidéo, ce qui m’a plutôt surpris, c’est la facilité d’utilisation de cet hybride. En jouant avec l’histogramme et avec l’affichage de la balance des blancs, on peut obtenir de bons résultats en mode manuel (ou autre) sans pour autant être un pro de la chose. C’est assez étrange, d’ailleurs, mais je trouve que l’ergonomie du Pentax Q est plutôt bien pensée et je pense que même un débutant pourra sans aucune difficulté parvenir à ses fins en sortant du mode automatique.

Reste évidemment la question des “filtres créatifs”. Ces derniers sont à la mode en ce moment et le Pentax Q intègre ainsi une petite dizaine d’effets qui vous permettront de donner un peu de piments à vos clichés. On pourra ainsi augmenter le contraste, profiter d’un effet aquarelle, se la jouer façon postérisation ou même émuler l’effet Fish-Eye. Mieux, il sera également possible d’affecter ces effets à la fameuse molette de presets dont nous avons parlé un peu plus haut. Et toujours à partir du menu, on pourra également créer nos propres presets si on le désire.

Ce qui est très sympa, aussi, c’est que le Pentax Q embarque un tas d’outils qui vont nous permettre de travailler sur nos photos ou sur nos vidéos. Pour ces dernières, on pourra même éditer notre fichier et couper notre clip. Cela ne remplacera pas un Final Cut, évidemment, mais c’est quand même intéressant puisque cela permettra aux vidéastes de préparer leurs séquences en amont avant de les balancer sur leur ordinateur.

Alors bon, c’est sûr que ces filtres créatifs ne plairont pas forcément à tout le monde, c’est même une évidence, mais je pense toutefois que les néophytes trouveront là un argument de plus pour investir dans le Pentax Q.

Atout(s) : Boitier silencieux, bons résultats dans la plupart des conditions, accessibilité des modes, simplicité d’utilisation, possibilité de créer ses presets.

Faiblesses(s) : Autofocus un peu poussif dans certaines conditions, gestion du bruit limitée.

Test : Pentax Q

Et la vidéo alors ?

Passons maintenant à la vidéo. J’aurais pu en parler dans la partie précédente mais je pense que cela mérite quand même une rubrique dédiée puisque c’est aussi un critère important lorsqu’on doit choisir un nouvel appareil photo, un réflex ou un hybride.

De ce côté, je l’avoue, le Pentax Q m’a un peu déçu. Disons pour faire simple qu’il obtient de moins bons résultats qu’un Nikon J1 ou qu’un Sony NEX-5. La qualité n’est pas toujours au rendez-vous, y compris dans des environnements éclairés. Je vous ai préparé deux vidéos complémentaires afin que vous puissiez mieux visualiser les résultats obtenus par l’hybride mais disons juste que l’appareil souffre de moiré et de granulation. C’est d’autant plus dommage que le stabilisateur embarqué est très bon, lui. Même en tenant l’appareil à bout de bras, on peut effectivement obtenir de bons résultats.

Toutefois, il est important de mieux tempérer ces résultats parce que le boitier n’est évidemment pas le seul en cause. Tout dépend effectivement de l’objectif utilisé et je pense que j’aurais sans nul doute pu obtenir de bien meilleurs résultats avec une autre optique. Et pour aller un peu plus loin, c’est le 8.5 mm f/1.9 que j’aurais finalement aimé pouvoir tester. Du coup, si vous avez opté pour cette configuration, ou pour un autre objectif, n’hésitez surtout pas à partager vos retours avec nous.

Atout(s) : Stabilisateur, facilité d’utilisation, démarrage de l’enregistrement rapide.

Faiblesse(s) : effets de moiré, de granulation.



En conclusion

Ce test touche maintenant à sa fin. Il n’est peut-être pas aussi complet que vous l’espériez mais j’espère néanmoins qu’il vous permettra d’y voir un peu plus clair et d’avoir une idée plus nette des possibilités offertes par le Pentax Q. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que je garde un excellent souvenir de ce dernier. C’est un bel appareil, c’est certain. Ce que je trouve intéressant, finalement, c’est que Pentax est parvenu à concilier le grand public avec le monde professionnel. Alors attention, je ne dis pas que les pro vont pouvoir remplacer leur réflex avec le Q, hein, seulement que ce dernier est un très bon produit complémentaire pour le photographe qui n’a pas forcément l’occasion de se trimballer constamment avec son matériel sous le coude. La nuance est importante.

Pour finir, on va quand même parler un peu d’argent. Chez LDLC, le Pentax Q est proposé à partir de 499 € avec l’objectif 8.5mm f/1.9. Ce n’est pas donné, c’est vrai, mais on reste dans les prix du marché. En revanche, si vous souhaitez profiter de l’objectif 5-15mm f/2.8, il faudra débourser 549 €. Enfin, le pack complet est à 719 €.

Et j’en profite d’ailleurs pour remercier LDLC et Gilles pour le prêt !

Atout(s) : Compacité du boitier, allure générale, ergonomie accessible, présence d’une griffe pour un flash externe, de nombreux boutons, sélecteur de modes, placement des trappes de la batterie et de la carte SD, boitier silencieux, bons résultats dans la plupart des conditions, accessibilité des modes, simplicité d’utilisation, possibilité de créer ses presets, stabilisateur, facilité d’utilisation, démarrage de l’enregistrement rapide…

Faiblesses(s) : Absence d’une entrée micro, autofocus un peu poussif dans certaines conditions, gestion du bruit limitée, effets de moiré et de granulation en vidéo et avec l’objectif de base..


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