Test : Sony Xperia Z1

Le Sony Xperia Z1 a été l’une des très bonnes surprises de cette rentrée. Enfin, une surprise, c’est une façon de parler car en réalité, nous savions tout de lui depuis des semaines, si ce n’est des mois. Ceci étant, connaitre la fiche technique d’un smartphone n’est pas une fin en soi. Pour s’en faire une idée précise, rien ne vaut une bonne prise en main. Et justement, cela fait un peu plus d’une semaine que le Z1 m’accompagne au quotidien. Le moment est donc venu de dresser un bilan de l’opération, et de vous faire part de mes impressions au sujet de ce terminal d’exception.

Et comme d’habitude, il faut préciser que ce test ne versera pas dans la technique pure. Enfin peut-être un peu, mais pas trop. Vous aurez droit à quelques chiffres, certes, mais ne vous attendez pas non plus à des mesures ultra précises effectuées sur l’écran ou le capteur du terminal. D’autres le font bien mieux que moi, de toute façon, et il suffit d’une petite recherche sur Google pour trouver des dizaines et dizaines de sites de ce genre.

Sony Xperia Z1 : image 1

Le connecteur du Sony Xperia Z1, pensé pour son dock.

Caractéristiques Techniques

Les spécifications techniques du Sony Xperia Z1 sont connues depuis un bon moment, c’est vrai, mais autant prendre le temps de les rappeler histoire que tout le monde sache bien de quoi on parle :

  • Ecran Full HD 1080p Triluminos de 5 pouces 441 ppp.
  • Processeur Qualcomm Snapdragon 800 @ 2.2 Ghz.
  • GPU Adreno 330.
  • 2 Go RAM.
  • 16 Go d’espace disque.
  • Port SDXC jusqu’à 64 Go.
  • Capteur Exmor RS 20.7 MP.
  • Objectif G Lens f/2.0.
  • Processeur BIONZ.
  • Zoom numérique 8x.
  • Zoom optique 3x.
  • Caméra de 2 MP (1080p).
  • Prise jack 3.5 mm.
  • Connecteur micro USB compatible MHL.
  • WiFi, Bluetooth 4.0, aGPS, DLNA, NFC.
  • LTE.
  • Batterie de 3000 mAh.

Okay, comme vous pouvez le constater, le Z1 tape dans le haut de gamme et il partage une bonne partie de sa fiche technique avec la plupart des « superphones » du marché. Je pense notamment au LG G2, testé ici. Après, sachez tout de même que Sony ne s’est pas contenté d’intégrer les technologies à la mode pour concevoir son nouveau terminal. L’écran, pour ne citer que lui, profite ainsi du Triluminos, du X-Reality, du Super Resolution et de l’OptiContrast. Ces noms ne vous parlent pas forcément, sachez juste qu’il s’agit de technologies développées par Sony, des technologies que l’on retrouve notamment dans toutes les télévisions produites par la marque. En gros, donc, ces dernières améliorent le rendu des couleurs, le contraste, la luminosité et la lisibilité de l’écran du Z1.

Même chose pour la partie photo puisque le Z1 hérite de toutes les technologies développées pour la gamme CyberShot. Sony a donc intégré un capteur Exmor RS BSI de 20.7 mégapixels, un objectif G-Lens 27mm f/2.0, un stabilisateur optique SteadyShot et même un processeur BIONZ dans son smartphone. Impressionnant, non ? Certes, et il faut avouer que le bougre s’en sort bien en photo et en vidéo. Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’en reparler un peu plus loin dans cet article.

On termine cette partie avec les solutions de benchmarking habituelles :

  • BenchmarkPi : 124.
  • Quadrant : 20994.
  • Linpack : 810897.
  • An3DBench : 7983.
  • GeekBench 3 : 909 (single-core), 2715 (multi-core).

Impressionnant, non ? Le Z1 fait aussi bien que le G2 et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Sony Xperia Z1 : image 2

Le haut parleur du Sony Xperia Z1, qui délivre un son de bonne qualité.

Sony Xperia Z1 : image 3

La prise jack, qui n’a pas besoin de languette pour être hermétique.

Design & Ergonomie

Tiens, et si on parlait de design maintenant ? Très bonne idée, même si le sujet vous divisera forcément. Tout le monde n’a pas le même sens esthétique, ni les mêmes goûts. Ce qui sera beau pour l’un ne le sera pas toujours pour l’autre. De mon point de vue personnel, et qui n’engage donc que moi, le Sony Xperia Z1 est l’un des plus beaux smartphones du marché.

Côté conception, sachez que le Z1 est composé de deux plaques en verre trempé maintenues par une structure en métal conçue d’une seule pièce. Les joies de l’unibody, en somme. En outre, Sony a placé de chaque côté de son terminal une fine pellicule en plastique afin de le protéger des rayures tout en réduisant le phénomène bien connu des « vilaines traces de doigts toutes moches ». Les fins connaisseurs apprécieront également la présence de ce fameux bouton premium placé sur la tranche droite du Z1, un bouton qui nous permettra de le sortir de sa léthargie quand nous avons besoin de ses services.

Ce n’est pas fini car le Xperia Z1, comme des prédécesseurs, profite également d’un traitement IP55/58. Autrement dit, il sera capable de survivre à une immersion en eau douce, à partir du moment où nous ne descendons pas au dessous des 1.5 mètres de profondeur, pour une durée n’excédant pas la demie-heure. Attention cependant car le terminal ne survivrait pas à une immersion en eau salée, il ne sera donc pas possible de l’emmener à la mer. En outre, le Z1 est également résistant à la poussière.

Pas mal de gens se demandent à quoi peut bien servir ce traitement. Je vous le concède, tout le monde n’en aura pas forcément l’utilité, mais c’est quand même très agréable de pouvoir sortir son smartphone sous la pluie sans craindre pour sa santé. En ce qui me concerne, j’ai également pris l’habitude de le laver une fois par jour. Pourquoi ? Parce que c’est possible, voyons !

Passons maintenant à l’ergonomie du Z1. Sur la tranche droite du terminal, et en dehors du bouton « premium » cité un peu plus haut, on trouvera le port pour cartes SIM, les boutons de contrôle du volume et le déclencheur de l’appareil photo. En maintenant ce dernier enfoncé, il est possible de lancer l’application associée. Sur la tranche gauche, nous aurons droit au port micro USB et au port pour cartes micro SD, ainsi qu’aux connecteurs qui feront la jonction entre le mobile et son dock. Notez que tous les ports sont protégés par des languettes en plastique, des languettes qui rendront le Z1 parfaitement étanche. Ce n’est cependant pas le cas de la prise jack située sur la tranche supérieure puisque cette dernière profite du même traitement que celle du Xperia ZU.

Bon, et pour la tranche inférieure alors ? C’est à cet endroit que Sony a placé le haut parleur de son terminal, ainsi qu’une encoche permettant de fixer une dragonne. Après tout, le Z1 est aussi un appareil photo, hein ?

Je n’en ai pas encore parlé mais si nous trouverons les différents capteurs habituels au dessus de l’écran du Z1, nous aurons également droit à une LED de notifications dont la couleur changera en fonction de… la notification associée. Le capteur et son flash, pour leur part, sont directement intégrés à l’arrière de la coque, mais nous n’aurons malheureusement pas droit à un microphone supplémentaire. Si vous comptez utiliser le Z1 pour réaliser des petits films, il faudra donc opter pour un dictaphone afin d’enregistrer la voix de vos sujets, et basculer ensuite le tout dans un logiciel de montage vidéo adapté.

Sony Xperia Z1 : image 4

La prise micro usb du Sony Xperia Z1, accompagnée du port pour cartes microSD.

Android & Surcouche Sony

N’ayons pas peur des mots. Au lancement de sa première version, Android était moche et peu ergonomique. Il faisait même de la peine à regarder. Google a cependant beaucoup travaillé sur sa plateforme depuis et cette dernière n’a désormais plus rien à envier à la concurrence. Même chose pour les surcouches des constructeurs qui sont de plus en plus soignées, et de plus en plus jolies à regarder. En la matière, Sony s’en sort plutôt bien et le Z1 fourmille de fonctions utiles et agréables à utiliser. Notez cependant que la liste qui suit n’est pas forcément exhaustive, et elle évoquera également certaines particularités propres à Android.

L’écran de verrouillage

Autant commencer par le début, et donc par l’écran de verrouillage.  Jelly Bean oblige, ce dernier supporte les widgets et il sera donc parfaitement possible de le personnaliser, comme nous le ferions avec nos écrans d’accueil. Sony a cependant opté pour un double balayage. Tout se déroulera dans la partie supérieure de l’écran. En effectuant un balayage latéral de la gauche vers la droite, l’utilisateur pourra accéder aux différents widgets mis en place, et même les modifier, les supprimer ou en rajouter si le coeur lui en dit. Au contraire, s’il effectue un balayage latéral de la droite vers la gauche, c’est l’application dédiée à la photo qui s’ouvrira. Exactement comme si nous maintenions enfoncé le déclencheur intégré à la tranche droite du terminal.

Pour déverrouiller le Z1, c’est dans la zone inférieure de l’écran que tout va se passer et c’est donc ici que nous devrons effectuer un balayage vertical du haut vers le bas, ou du bas vers le haut. D’autres méthodes de déverrouillage sont disponibles dans les réglages de l’appareil, on pourra donc opter pour de la reconnaissance faciale, pour ce bon vieux schéma, pour un code PIN ou même pour un mot de passe. Rien de très surprenant ici, ce sont des options que l’on retrouve sur tous les androphones du marché.

Le centre de notifications

Contrairement au LG G2, le centre de notifications du Xperia Z1 joue la carte du minimalisme. En dehors des alertes habituelles, nous aurons ainsi droit à une barre horizontale contenant une série de cinq icônes, des icônes qui nous permettront d’activer ou de désactiver les fonctionnalités de notre choix. Par défaut, nous aurons droit au mode vibreur, au bluetooth, au WiFi, à la luminosité et à un raccourci pointant vers les réglages, mais il suffira d’aller faire un tour dans les paramètres du terminal pour ajouter d’autres icônes. Attention cependant car vous ne pourrez en placer que dix au maximum, et il faudra donc faire un choix.

Juste en dessous de cette zone, nous retrouverons la date et l’heure, suivis d’un bouton permettant de supprimer d’un coup toutes les notifications. Google Now trouvera sa place aux côtés de ces dernières, et nous aurons ainsi toujours un aperçu des cartes disponibles. Très pratique au quotidien, même si les widgets proposent exactement la même chose.

La liste des applications

Sony a également personnalisé l’affichage de la liste des applications. En effectuant un balayage latéral de gauche à droite lorsqu’on se trouve sur le premier écran, on fera ainsi apparaître une barre contenant divers raccourcis. En quelques instants, nous pourrons donc lancer une recherche, désinstaller les outils que nous n’utilisons pas ou même modifier l’ordre d’affichage de ces derniers. Plusieurs méthodes de tri sont proposées, on pourra afficher les applications par ordre alphabétique, mettre en avant les applications les plus utilisées ou même n’afficher que les outils installés par nos soins. Enfin, tout en bas, nous aurons un accès direct vers le Play Store et vers le Sony Select.

Là encore, le constructeur nippon a opté pour une interface simple, accessible et ergonomique. Une bonne chose, si vous voulez mon avis, puisque n’importe qui pourra retrouver ses petits, y compris ceux qui n’ont jamais touché à un terminal sous Android de leur vie.

Les applications en mode fenêtre

Si vous avez lu mon test du LG G2, alors vous devez savoir que ce dernier intègre des QSlide Apps, soit des applications pouvant s’exécuter en mode fenêtré. Sony, de son côté, propose également la même chose, mais le constructeur a poussé le concept un peu plus loin. Oui, et le grand intérêt de la chose, c’est que le système imaginé par ses ingénieurs fonctionne avec… n’importe quel widget !

Pour accéder à ce mode spécial, tout va se passer depuis le multitâche. En dessous de la liste des applications ouvertes, nous allons effectivement trouver une barre horizontale constituée de plusieurs icônes. Par défaut, l’outil affichera les quatre dernière applications lancées en mode fenêtré, mais il sera possible de toutes les afficher en tapant sur la flèche située sur la gauche. C’est là que les choses sérieuses vont commencer. Si nous pourrons aller piocher dans les différentes applications installées par défaut, nous aurons également la possibilité d’ajouter nos propres éléments en tapant sur le bouton situé en haut, à droite.

Là, deux solutions s’offriront à nous : soit nous ajouterons des micro-applications à partir du Play Store, soit nous convertirons nos widgets en micro-applications. En ce qui me concerne, c’est cette dernière solution qui a retenu mon attention, puisqu’elle fonctionne avec les widgets de toutes les applications installées sur notre terminal. Et ça marche très bien avec Twitter, ou Gmail.

Autre point intéressant, Sony ne nous limite pas et nous pouvons donc afficher autant de micro-applications que nous le souhaitons. Ensuite, et bien chaque fenêtre pourra être déplacée individuellement et nous n’aurons qu’à taper sur la croix située en haut à droite pour fermer celles dont nous n’avons plus besoin.

Les écrans d’accueil et le mode édition

Le bureau virtuel du Z1 se compose de plusieurs écrans d’accueil, des écrans qu’il est possible de personnaliser comme bon nous semble. Pas de grosse surprise ici, tous les terminaux fonctionnant sous Android proposent exactement la même chose. Là où Sony se distingue du lot, c’est au niveau de son mode édition, un mode intuitif, bien pensé et qui ne nécessite aucun temps d’adaptation.

Pour basculer en mode édition, il suffit d’appuyer pendant quelques secondes sur l’un de nos écrans d’accueil. En haut de l’écran, nous verrons apparaître des miniatures représentant les différents écrans composant notre bureau. Il suffira de taper sur les boutons situés en haut pour supprimer les écrans dont nous n’avons pas besoin, ou pour définir l’écran d’accueil qui s’affichera par défaut. Le bureau du bureau, si vous préférez. Le truc un peu bête, en revanche, c’est qu’il n’est visiblement pas possible de modifier l’ordre de nos écrans d’accueil. Dommage.

Tout en bas, nous aurons une série de quatre icônes qui nous permettront d’insérer très facilement des widgets et des applications, ou même de modifier les fonds d’écran et les thèmes.

Les applications Sony

Comme tous les constructeurs officiant sur le marché des technologies nomades, Sony accompagne son Z1 d’une série d’applications maison, des applications qui touchent tout autant à l’utilitaire de base qu’au multimédia. Je ne les ai pas toutes essayées, mais voici une liste non exhaustive pour vous aider à y voir un peu plus clair sur l’offre du géant japonais :

  • Actualités et météo : Tout est dans le titre.
  • Alarmes et horloge : Même chose qu’au dessus.
  • Albums : Intégration de Facebook, Flickr ou même PlayMemories Online.
  • Appareil photo : Ne soyez pas trop pressés, on en reparlera un peu plus loin.
  • Calculatrice : Pour faire… des calculs pas toujours compliqués.
  • Contacts : Simple, propre et efficace, avec le support des comptes externes.
  • Dessin : Pour dessiner, vous ne l’aviez pas déjà compris ?
  • Email : Je ne l’ai même pas ouverte cette application.
  • Films : Support du DLNA, mais peu de codecs pris en charge.
  • Notes : Simple et efficace, avec le support des notes vocales.
  • Reconnaissance vocale : Ca marche plutôt bien.
  • Sauvegarde et restauration : Très pratique.
  • Smart Connect : Permet de définir des actions automatiques.
  • Sony Select : Sélection d’applications, par Sony.
  • Walkman : Joli, et très complet, avec intégration de Music Unlimited.
  • Music & Video Unlimited : Pas testé.
  • Xperia Link : Pour la gestion du partage de connexion.
  • Xperia Lounge : Des infos sur la gamme Xperia.
  • Xperia Privilege : Des réductions pour les utilisateurs Xperia.

J’ai beaucoup aimé Smart Connect qui permet de définir des actions automatiques en fonction de plusieurs critères. Grâce à cet outil, on pourra définir un mode « ne pas déranger », basculer la musique sur l’oreillette lorsqu’on est en déplacement, et ainsi de suite. C’est franchement pas mal, même s’il manque encore quelques actions. Le Xperia Link est également très bien conçu et il évite finalement d’avoir à mettre les mains dans le cambouis pour balancer la connexion de son smartphone vers sa tablette, ou son ordinateur.

Le mode STAMINA

Il n’est pas propre au Z1, Sony a pris l’habitude de l’intégrer à tous les Xperia sortant de ses usines, mais il s’agit d’une fonction suffisamment notable pour être soulignée. Le mode STAMINA, comme son nom l’indique, va vous permettre d’optimiser très facilement l’autonomie de votre terminal. L’idée, en réalité, est assez simple puisque ce dernier va désactiver tous les services inutiles lorsque le terminal est verrouillé. Ce qui compris les données mobiles, le WiFi et les applications inactives. Rassurez-vous cependant car il est parfaitement possible de personnaliser cette fonction, et donc de désactiver le mode STAMINA pour certaines applications. Même chose, si vous le souhaitez, vous pouvez également définir des conditions pour l’activation de ce mode, par exemple lorsque la batterie passe sous un certain seuil.

Mais est-ce que ça marche vraiment ? La réponse est simple, et tient en un mot : oui. En temps normal, et pour une utilisation traditionnelle, mais soutenue, le Xperia Z1 est capable de tenir un peu plus d’une journée sans recharge. C’est vraiment pas mal, mais on peut encore gagner un peu de temps grâce au mode STAMINA. Une fois activé, et pour une utilisation similaire, mon Z1 est parvenu à dépasser les vingt heures d’autonomie.

Les réglages et optimisations diverses

On pouvait difficilement parler de la surcouche développée par Sony sans aborder la question des réglages. Si on retrouve toutes les options habituelles, il est également possible de mettre le doigt sur quelques outils bien pratiques et dont voici une liste non exhaustive :

  • Utilisation des données : Très pratique pour suivre la consommation de son terminal, et connaître les applications les plus gourmandes.
  • Connectivité Xperia : Le Z1 est un terminal ultra connecté et cette rubrique le reflète parfaitement. Elle nous permettra effectivement d’accéder aux réglages Throw, à la duplication d’écran, aux réglages touchant au serveur multimédia, au Mirrorlink et… aux réglages en lien avec le support de la DualShock 3 !
  • Réglages rapides : Comme indiqué un peu plus haut, c’est dans ce menu que nous pourrons personnaliser l’affichage des réglages rapides, soit l’affichage des icônes apparaissant dans le centre de notifications.
  • Gestion de l’alimentation : C’est ici que nous trouverons toutes les options en lien avec le mode STAMINA évoqué plus haut.
  • MyXperia : Cet outil se positionne sur le même segment que le Find My Phone d’Apple, il nous permettra donc de retrouver notre terminal en cas de vol.
  • Et ainsi de suite.

Contrairement au LG G2, et au Samsung Galaxy S4, Sony n’a pas intégré de « gestes intelligents ». En ce qui me concerne, ces derniers ne m’ont cependant pas manqué.

Sony Xperia Z1 : image 5

La bordure métallique du Sony Xperia Z1 est fait d’un seul tenant. Unibody inside.

Multimédia, Photos & Vidéo

Nous avons évoqué les spécifications techniques du Xperia Z1, mais également son design, son ergonomie et les fonctions liées à sa surcouche. Le moment est donc venu de nous intéresser au multimédia, et plus précisément à la photo et à la vidéo. Et là, forcément, nous avons pas mal de choses à en dire puisque le Z1 se positionne comme un « photophone », et donc comme un smartphone capable de rivaliser avec les compacts numériques.

Durant mes pérégrinations numériques, je suis tombé sur des articles très incisifs pointant les nombreuses lacunes du capteur et de l’optique intégrés au Z1. Après quelques essais, il m’est apparu que ces différentes critiques n’étaient pas forcément fondées. Car en réalité, tout dépend de l’utilisation qui est faite du terminal. Comme certains d’entre vous le savent peut-être, l’application en charge de la caméra intègre plusieurs modes de prise de vue, dont un mode « auto supérieur » et un mode « manuel ». Qu’on se le dise, si le mode automatique est très performant lorsque les conditions lumineuses sont idéales, il trouve très vite ses limites lorsque la lumière commence à manquer. Et dans ces cas, il est donc impératif de basculer sur le mode « manuel ».

Un mode qui ne porte pas bien son nom. Contrairement à ce que l’on trouve sur certains terminaux comme le Galaxy Camera de Samsung, le Sony Xperia Z1 ne permet pas de régler l’ouverture ou la vitesse d’obturation. En réalité, les seuls réglages sur lesquels il est possible d’intervenir, c’est la balance des blancs, la mise au point, la sensibilité, la mesure, le stabilisateur d’image et… les scènes. Toutefois, en combinant ces réglages, il est possible d’obtenir des résultats très différents, et même très qualitatifs. Je pense notamment à la scène de nuit qui fonctionne à merveille dans les conditions plus difficiles. Même chose pour les portraits de nuit et pour les photos d’animaux, ou d’aliments. Notez en outre que ce mode nous permettra de définir la résolution de l’image.

Mais le plus grand atout du Xperia Z1 en matière de photos et de vidéos, ce sont ces applications spécifiques et très bien pensées :

  • Auto supérieur : C’est le mode automatique de base, celui qui devrait réjouir les adeptes du « point & shoot ». Les réglages sont évidemment très limités, mais on pourra toujours programmer un retardateur, ou le stabilisateur optique.
  • Manuel : Mon mode préféré. Je viens d’expliquer brièvement son fonctionnement alors il est inutile de le présenter de nouveau.
  • Timeshift Burst : Si vous avez peur de passer à côté de la photo du siècle, alors ce mode est fait pour vous puisqu’il prendra, d’un seul coup, une vingtaine de photos. Il n’y aura ensuite plus qu’à choisir le cliché le mieux réussi.
  • Effet de photo : Tout est dans le titre, ce mode va vous permettre d’affecter des effets façon Instagram à vos photos. Fun sur le moment, un peu moins dans la durée.
  • Panorama par balayage : Là encore, le titre est suffisamment évocateur pour que vous compreniez tout de suite de quoi il est question. En gros, avec ce mode, nous allons pouvoir capturer des panoramas.
  • Effet réalité augmentée : Je le place dans la même catégorie que les effets de photo. C’est fun, mais pas très utile sur le long terme puisque ce mode se contente d’ajouter des images aux scènes capturées. Comme des dinosaures, ou de jolis chapeaux sur la tête de nos modèles.
  • Info-Eye : Là encore, il est question de réalité augmentée. Ce mode va vous permettre d’obtenir des informations sur les objets de votre choix. Et non, ça ne marche pas forcément avec tout.
  • Social Live : Un mode très utile et qui devrait faire plaisir à pas mal de monde puisqu’il permet de diffuser en direct sur un profil Facebook la scène capturée avec le Z1. Attention cependant car il y a quelques limitations assez embêtantes. Le Social Live ne fonctionne pas avec les pages, et la durée de l’enregistrement ne peut pas excéder les dix minutes.

Sony aurait pu s’arrêter là mais le constructeur nippon a décidé de jouer la carte de l’ouverture et il sera ainsi parfaitement possible d’installer de nouvelles applications si le coeur nous en dit. Point intéressant, certains outils proposés sur le Play Store exploitent déjà cette fonctionnalité et c’est notamment le cas d’Evernote. Une fois installé, un nouveau mode sera ajouté à la librairie du Z1, un mode qui nous permettra d’envoyer directement les photos capturées vers notre compte.

Notons en outre que la capture de vidéos n’est pas disponible dans tous les modes. En réalité, on ne peut en profiter que depuis le mode « auto intelligent » et le mode « manuel », sans oublier le Social Live bien sûr.

Bon, et pour la lecture de photos, de vidéos et de musique alors ?

Les applications proposées par Sony sont bien pensées, mais elles ne sont pas parfaites. Le lecteur vidéo intégré sera ainsi incapable de reconnaître tous les codecs, il faudra donc nécessairement passer par une application tierce pour profiter de nos films et de nos séries. En ce qui me concerne, j’ai opté pour le combo MediaHouse / VLC mais chacun verra midi à sa porte. Pour les images, là encore, la firme nippone aurait pu faire mieux. Si l’intégration de Facebook, de Flickr et de Picasa est assez sympathique, nous n’avons malheureusement pas la main sur nos albums, et nous ne pouvons donc pas organiser nos photos comme bon nous semble. C’est assez étrange, mais je suis peut-être passé à côté de la fonction associée.

Parler de multimédia sans évoquer les performances générales du Z1 est impossible. Bien heureusement, de ce côté là, il n’y a pas grand chose à dire puisque le dernier-né des laboratoires de Sony tourne… à merveille. Peu importe que vous jouiez à des jeux gourmands ou que vous regardiez des films en 1080p, le Snapdragon 800 ne bronchera pas d’un poil. Même chose pour la surcouche, durant cette semaine de test, je n’ai pas eu à subir ne serait-ce que l’ombre d’une latence.

Sony Xperia Z1 : image 6

Le premium, c’est bon pour la santé.

Conclusion

Le moment du verdict final est arrivé. Et donc de la conclusion de cet article. Disons le très clairement, le Sony Xperia Z1 est une excellente surprise. Il a tout, absolument tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un terminal positionné sur le haut de gamme. Puissant, rapide, soigné, accessible, il n’a eu aucun mal à me faire oublier mon iPhone 4S, et iOS.

Après, c’est vrai, il n’est pas non plus donné. Enfin, pas donné, tout est évidemment une question de point de vue. Chez Sosh, par exemple, et si vous prenez le plus gros forfait, il vous coûtera moins cher qu’un iPhone 5S et moins cher qu’un Samsung Galaxy S4. Mieux, il se paye même le luxe d’être quasiment proposé au même prix que l’iPhone 5C, qui n’est rien de plus qu’un iPhone 5 doté d’une coque en plastique. Et si vous préférez SFR, alors sachez qu’il est encore plus accessible… à condition de prendre un gros forfait derrière.

Est-ce que l’investissement vaut le coup ? Oui, à ne pas en douter. Si vous recherchez un smartphone « premium » capable de remplacer avantageusement un compact numérique, alors le Z1 est une alternative solide. Et je pense d’ailleurs que je vais me laisser tenter par cette belle aventure.