TGV Fuxing : la Chine passe à la vitesse supérieure

Fuxing, tel est le nom que les Chinois ont donné à leur TGV nouvelle génération, le terme lui-même renvoie à « renaissance ». Mis officiellement service dans la matinée du 26 juin 2017, les rails Pékin-Shanghai a été à l’honneur en raison de sa grande fréquentation en termes de passagers. C’est une grande première pour ces derniers, ils n’ont pas manqué d’émettre illico leur avis sur les réseaux sociaux.

Bien qu’il ait la capacité de rouler plus rapidement que son prédécesseur, le fameux « Hexie », Fuxing ne peut, ou plutôt ne doit pas, dépasser les 300 km/h. En effet, le terrible accident qui avait lieu dans les lignes ferroviaires de Wenzhou en 2011 a occasionné une restriction de vitesse pour les TGV en Chine.

Fuxing

Toujours par souci de sécurité, les chercheurs ainsi que les concepteurs de Fuxing ont installé un système dédié à la surveillance en temps réel.

Un patriotisme pour l’essor de la nation

Jusqu’alors, la Chine fait appel à l’innovation de la technologie étrangère, notamment du Japon, de l’Allemagne, de la France et du Canada pour ses trains. Voilà pourquoi le Fuxing est une source de fierté pour  tout le pays. L’intégralité de ses éléments constitutifs a en effet été fabriquée sur place.

D’ailleurs, les hauts dirigeants tels que le Président chinois et le Premier ministre ont soutenu le projet depuis le début.

Alors même qu’elle n’était que novice dans le domaine il y a de cela dix ans, la Chine est parvenue actuellement à se hisser parmi les leaders mondiaux avec ses 22 000 km de LGV. L’arrivée de ce TGV revalorise davantage sa notoriété à l’extérieur, mais participe aussi au développement tant économique que social de l’Empire du Milieu. Comme Zhao Ting, professeur à l’université Jiaotong l’affirme : « Les trains conçus par la Chine vont largement réduire les coûts de maintenance des systèmes. »

Ouverture à l’international

« Les nouveaux TGV vont participer à la stratégie d’ouverture sur les marchés extérieurs de la Chine. » indique Zhao Hongwei, ingénieure en chef adjointe et chercheuse à l’Académie des sciences ferroviaires de Chine.

En effet, ces trains se distinguent sur leur standardisation et répondent, d’après de grands cabinets juridiques américains, à la norme internationale.

Toujours dans le cadre de cet accès aux marchés mondiaux, la réalisation du fameux projet « route de la soie » s’affermit de plus en plus. Plus exactement, il s’agit de la mise en place d’une LGV reliant l’Asie et l’Europe. Il est à noter que pour la Turquie, une LGV de 30 km a déjà été entamée en 2014.

Déjà que la Chine accapare plus de la moitié du réseau ferroviaire mondial, leur détermination n’a pas encore atteint ses limites. À ce rythme-là, une monopolisation de ce marché peut être mise en jeu.

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