They Don’t Care About Us : Spike Lee met à jour le clip de Michael Jackson

À l’occasion d’une nouvelle célébration de la mémoire de Michael Jackson, Spike Lee a diffusé, le jour du 62e anniversaire du Roi de la Pop, une version mise à jour du clip They Don’t Care About Us. Une vidéo qui comporte ainsi désormais des images de récentes violences et de manifestations telles celles du mouvement Black Lives Matter.

Chaque année, depuis celle où Michael Jackson a perdu la vie avant de trouver refuge dans le cœur de son public, le réalisateur Spike Lee tient un évènement, “MJ Block Party”, célébrant la mémoire et la musique de l’artiste disparu le 25 juin 2009. En 2020, la pandémie de Covid-19 a conduit la “Block Party” de cette année à n’être que virtuelle.

crédit YouTube

Cette édition, qui a duré plusieurs heures, s’est plus ou moins achevée avec une nouvelle version du clip de la chanson They Don’t Care About Us sortie en 1996. “Pour être tout à fait exact”, deux vidéos avaient été tournées à l’époque par Spike Lee. L’une dépeignait Michael Jackson dans une prison, et l’autre dans des favelas brésiliennes.

Les versions “Prison” et “Brésil” de They Don’t Care About Us” enfin réunies

L’histoire de They Don’t Care About Us, résumée en une poignée de minutes sur un compte YouTube largement consacré à Michael Jackson, s’attache essentiellement à dénoncer les violences, le racisme et l’intolérance. Malgré tout, le chanteur fut taxé d’antisémitisme pour certaines paroles, jusqu’à se voir contraint de les censurer.

La version 2020 du clip de They Don’t Care About Us s’ouvre d’ailleurs par un message de Michael Jackson datant de 1996 où il assure, s’il le fallait, que sa vidéo ne fait que mettre en lumière des réalités sans chercher à rabaisser la moindre communauté :

“CE Film Ne Dénigre PAS une RACE, Mais Illustre Les Injustices Envers TOUTE L’HUMANITÉ. Que DIEU Nous Accorde LA PAIX PARTOUT DANS LE MONDE.”

La bonne idée de Spike Lee est d’avoir rassemblé les deux versions originales, “Prison” et “Brésil”, en plus d’avoir ajouté des images de récents évènements faisant directement écho au discours de la chanson. Laquelle était donc vraisemblablement en avance sur son temps, ou bien l’un des premiers témoins de la progression d’un mal profond.