Tidal aurait gonflé ses chiffres pour paraître plus prospère

Et si Jay-Z nous avait joué du pipeau ? La question se pose à la suite d’une enquête publiée par le journal norvégien Dagens Næringsliv, selon laquelle Tidal (son service de musique en streaming) aurait largement gonflé le nombre de ses abonnés pour paraître plus prospère qu’il ne l’est en réalité.

En effet, alors que le rappeur twittait en septembre 2015 que son service dénombrait un million d’abonnés, des rapports internes à l’entreprise auraient quant à eux fait mention de “seulement” 830.000 utilisateurs. Des chiffres eux-mêmes grandement surévalués toujours selon l’enquête du Dagens Næringsliv. Celui qui chantait : “Les hommes mentent, les femmes mentent, mais pas les chiffres” pourrait bien se trouver face à un paradoxe.

tidal-chiffres

Selon le journal Norvégien Dagens Næringsliv, Tidal aurait volontairement gonflé son nombre d’abonnés pour paraître plus prospère qu’il ne l’est en réalité.

350.000, ce serait le nombre réel d’abonnés que Tidal dénombrait en septembre 2015. Un chiffre approximatif suggéré par les paiements réalisés par le service aux labels indépendants. S’il faut prendre ces informations avec des pincettes, la différence entre les données “officielles” et officieuses reste tout de même particulièrement notable.

Jay-Z coutumier du fait ?

Jay-Z n’en serait effectivement pas à sa première bourde (involontaire on l’espère), ce dernier ayant véhiculé par deux fois – au moins – des chiffres erronés par le biais de son compte Twitter.

Ainsi, et de la même manière que pour septembre 2015, le rappeur indiquait en mars 2016 que son service avait atteint le seuil des 3 millions d’abonnés, alors qu’il ne comptait en réalité que 1,2 million de comptes actifs, dont 850.000 abonnés payants.

Des données que l’intéressé n’avait toutefois pas sorties de son chapeau puisqu’elles avaient également été mises en avant par Tidal lors d’une conférence de presse ayant eu lieu le même mois.

33% de Tidal pour l’opérateur de téléphonie américain Sprint

Contrairement à ce que les rumeurs laissaient entendre, Apple n’est pas (ou plus) intéressé par le service musical. C’est en revanche l’opérateur américain Sprint qui vient de s’en offrir un tiers, le tout contre une somme qui n’a pas été dévoilée.

L’opérateur a toutefois indiqué que les artistes détenant des parts de Tidal continueraient de participer à sa gestion ainsi qu’à sa promotion, tout en précisant que Marcelo Claure (l’un des responsables de Sprint) rejoindrait son conseil d’administration.

Reste à savoir si Tidal réussira à profiter des quelques 45 millions de clients de l’opérateur pour enfin se faire une véritable place face à Spotify ou Apple Music.

Mots-clés tidal