Tik Tok continue à censurer les contenus politiques

En septembre 2019, le Guardian a dévoilé un document interne de modération du réseau social chinois Tik Tok. On découvrait notamment que la célèbre application était programmée pour censurer certaines publications.

Dans ce document, il était stipulé qu’il était interdit de « critiquer les lois et les règles d’un pays, » de parler de « séparatisme et des conflits religieux » ou encore de certaines personnalités comme Barack Obama, KimJong-un ou encore Gandhi. Toutefois, Tik Tok a révisé ses règles de modération et a expliqué que ces mesures avaient été prises lors du lancement de l’application pour éviter les conflits.

Facepalm

Crédits Pixabay

Récemment, c’est le média allemand Netzpolitik qui a publié un extrait du nouveau document interne de modération de Tik Tok. Dans cet extrait, on découvre que le réseau social chinois ne supprime plus les contenus politiques, mais qu’il ferait tout pour éviter qu’ils se propagent sur la plateforme.

Des contenus difficiles à trouver

Le document interne de modération publié en septembre dernier par le Guardian listait plusieurs règles à ne pas enfreindre par les utilisateurs au risque de voir leur publication supprimée. Actuellement, les contenus politiques ne sont plus soumis à des règles aussi strictes, mais Tik Tok garde quand même le contrôle sur les publications qui peuvent apparaître librement sur l’application.

D’après une source qui s’est entretenue avec Netzpolitik, les contenus considérés comme « controversés » sur l’application sont séparés en plusieurs catégories : « supprimé, » « visible par soi-même » (donc invisible pour les autres utilisateurs), « non recommandé » et « pas pour le feed. » Les vidéos appartenant à ces deux dernières catégories n’apparaîtront pas dans les résultats de recherches de Tik Tok ni dans le « feed » et seront donc plus difficiles à trouver.

Tik Tok a apporté des changements

D’autres changements ont été apportés par Tik Tok dans ses règles de modération. Auparavant, les contenus concernant les manifestations, incluant les références au Tibet ou encore à Taiwan, entraient dans la catégorie « non recommandée. »

Désormais, ce genre de contenus entre dans une catégorie d’éléments qui peut engendrer des « violences dans le monde réel. » Les responsables exigent que les modérateurs n’affichent pas ce type de contenus dans le feed.

En réponse à Netzpolitik, Tik Tok a indiqué qu’il ne modère pas son contenu en raison des sensibilités politiques et que ses décisions n’étaient influencées par aucun gouvernement étranger.

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