TikTok fait actuellement face à des pétitions en ligne pour son bannissement

Seulement quelques semaines après que l’on ait découvert que TikTok fouine dans nos presse-papiers, une pétition visant à prohiber l’utilisation du réseau social aux États-Unis a été mise en ligne dans le cadre de la campagne électorale du président américain.

Depuis la fin de la semaine dernière, un certain nombre de ces pétitions est donc accessible sur Facebook et Instagram.

Crédits : Kon Karampelas – Pixabay.com

Selon les termes de ce document, TikTok espionne les utilisateurs, une des principales raisons pour lesquelles le gouvernement américain reste vigilant face aux éventuels actes de surveillance qui peuvent avoir lieu via les réseaux sociaux. Plus particulièrement via les réseaux sociaux appartenant à la Chine.

TikTok de nouveau pointé du doigt

Comme d’autres réseaux sociaux, tel que LinkedIn, TikTok dispose d’un accès au « presse-papier » de ses utilisateurs, spécialement ceux qui se connectent via iOS. Une pratique récemment découverte que l’on associe depuis à des activités d’espionnage de ces derniers, et donc très mal vu.

« TikTok a été pris en flagrant délit en surveillant ce qui se trouve dans le presse-papier de votre téléphone. Signez la pétition maintenant pour bannir TikTok », voilà ce qu’on peut lire dans quelques-unes des pétitions lancées par les supporters de Trump.

De son côté, l’application de partage de vidéo indique que son intention n’était pas malveillante. Ainsi, selon TikTok, la fonctionnalité réprimée a été créée dans un souci de sécurité. Elle permet juste de reconnaître les « comportements répétitifs et spammeurs ». L’entreprise prévoit néanmoins de mettre fin à cette pratique dans les prochains jours.

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Une méfiance croissante envers les réseaux sociaux chinois aux États-Unis

Selon le secrétaire d’État américain Mike Pompéi, TikTok n’est pas le seul réseau social chinois dont le gouvernement américain envisage d’interdire l’utilisation dans le pays. En cause, ces réseaux sociaux pourraient, selon lui, être contraints « de fournir des données sur les utilisateurs au gouvernement chinois ».

Pour se défendre, TikTok rétorque que la société n’a « jamais fourni de données sur les utilisateurs au gouvernement chinois ». « Nous ne le ferions pas même si  cela était demandé » souligne-t-on.

Dans cette affaire, Taylor Lorenz, journaliste chez Bloomberg et au New York Times, écarte l’hypothèse qu’on soit en présence d’une « pétition ». Elle affirme que c’est plutôt une « enquête » destinée à ajouter des répondants à la « liste de diffusion de Trump ».

Comme quoi, en politique, toute manœuvre est bonne tant qu’elle sert l’objectif final.

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