Tinder poursuivi par une femme transgenre

Tinder se retrouve dans une situation délicate. Ariel Hawkins, une femme trans originaire de Portland dans l’Oregon, a en effet déposé une plainte contre l’éditeur de la célèbre application de rencontres. Elle l’accuse d’avoir supprimé son compte en raison de son genre.

L’affaire remonte au début du mois. Quelques heures à peine après avoir modifié son profil pour s’identifier comme transgenre, Ariel a reçu un courriel de Tinder l’informant de la suppression de son compte.

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Relativement court, le message envoyé par l’entreprise lui reprochait de ne pas avoir respecté les conditions d’utilisation fixées par ses soins, sans lui donner plus d’explications.

Tinder fait face à une nouvelle plainte

Pire, en lisant le message, Ariel a également réalisé que l’entreprise n’avait pas appliqué une simple suspension et qu’elle avait ainsi choisi de bannir son profil Facebook et son numéro de téléphone du service.

Elle a immédiatement fait le rapprochement avec la modification apportée à son profil un peu plus tôt. Ariel avait en effet ajouté une mention à son genre et à son activité dans sa description afin d’être le plus honnête possible avec ses futurs rencards : “Cam girl on the side. Preop trans woman”.

Ce qui pourrait plus ou moins se traduire par : “Cam girl sur le coté. Femme trans préopérée”.

Les États-Unis autorisant le travail de “cam girl” depuis plusieurs années, Ariel en a donc déduit que le problème venait de la seconde partie de la description de son profil, et donc de l’allusion à son genre. Elle a bien entendu tenté de s’expliquer avec Tinder et d’obtenir plus d’informations sur ce qui avait poussé l’entreprise à bannir son compte, mais cette dernière est restée muette et la femme a donc pris la décision de déposer une plainte formelle afin d’obtenir réparation.

Un problème de genre ?

Cette affaire ne tombe évidemment pas au meilleur moment pour Tinder. L’année dernière, en décembre, l’entreprise a en effet dû faire face à ses accusations de transphobie lorsque plusieurs utilisateurs transgenres ont perdu à leur tour accès à leur compte. Encore une fois, l’entreprise s’était contentée d’évoquer une “violation de ses conditions d’utilisation” sans donner plus de détails.

Dans ce cas précis, Tinder ne s’est pas muré dans son silence et l’entreprise a ainsi publié un communiqué quelques heures après que l’affaire se soit retrouvée en une de plusieurs sites anglo-saxons :

“Bien que nous ne commentions pas les litiges en cours, nous pouvons dire, catégoriquement, que nous ne bannissons pas les utilisateurs de Tinder en raison de l’identité de genre. Chez Tinder, nous croyons fondamentalement que le genre n’est pas binaire et nous soutenons l’inclusion et l’acceptation de toutes les personnes, c’est pourquoi nous offrons plus de 37 options d’identité de genre pour nos utilisateurs aux États-Unis.”

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