Le tireur de Christchurch se serait radicalisé avec YouTube et Facebook

En mars 2019 eût lieu la terrible fusillade dans la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Pour rappel, un suprémaciste blanc du nom de Brenton Tarrant a ouvert le feu dans deux mosquées de la ville et a fait 51 morts. Le gouvernement néo-zélandais a ouvert une enquête indépendante sur le massacre si bien que Mashable nous rapporte qu’un rapport sur cette fusillade est désormais disponible.

Le rapport, qui fait près de 800 pages, s’est étendu sur les raisons pour lesquelles Brenton Tarrant en est venu à commettre ces crimes. Le dossier pointe surtout du doigt la responsabilité des plateformes de médias sociaux qui auraient une plus grande part de responsabilité dans la radicalisation de ce tireur que les sites Web marginaux.

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Deux plateformes numériques ont particulièrement été accusées d’avoir grandement influencé l’esprit du tireur : YouTube et Facebook.

YouTube est une source importante d’informations et d’inspiration pour le terroriste

D’une part, le rapport a effectivement soulevé la responsabilité de YouTube dans cette tragédie. La Première-ministre néo-zélandaise Jacinda Ardem a expliqué à propos de ce rapport que « ce qui ressort particulièrement, c’est la déclaration que le terroriste a faite selon laquelle il n’était « pas un commentateur fréquent sur les sites d’extrême droite et YouTube est une source importante d’informations et d’inspiration » ».

Par ailleurs, Tarrant était un grand fan de l’extrémiste de droite Stefan Molyneux ainsi que des nationalistes blancs Richard Spencer et Lauren Southern, allant même jusqu’à faire des dons à des organisations de droite et à Freedomain Radio, qui a été créé par Molyneux.

Le terroriste s’est largement exprimé dans des groupes Facebook

D’autre part, Facebook a également été mentionné dans le rapport. Le document atteste effectivement que Tarrant avait souvent publié des discours islamophobes dans des groupes Facebook comme The Lads Society Season Two, United Patriots Front et Blue Crew. Pour l’instant, le réseau social ne s’est pas encore exprimé sur ce rapport.

YouTube, de son côté, assure qu’il a fait « des progrès significatifs (…) depuis l’attaque tragique de Christchurch ». La plateforme affirme également avoir renforcé sa politique de discours haineux et que la suppression des vidéos haineuses est actuellement cinq fois plus importante qu’auparavant.

La plateforme numérique affirme également avoir déjà banni Molyneux et Spencer de sa plateforme l’été dernier et que sa plateforme continue de travailler « avec le Premier ministre et avec les gouvernements, les partenaires de l’industrie et les communautés du monde entier pour lutter contre la propagation de l’extrémisme violent en ligne ».

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