Titeuf accusé de faire de la propagande gay par une figure de l’extrême-droite brésilienne

Qui aurait un jour cru que ce bon vieux Titeuf serait un jour accusé de faire de la propagande gay ? Pourtant, c’est bien ce dont l’accuse le politicien brésilien, Jair Bolsonaro.

C’est lors d’une interview accordée à Globo, une chaîne de télé brésilienne, que ce candidat d’extrême droite a déclaré que selon lui le « Guide du zizi sexuel » écrit par Hélène Bruller et illustré par Zep, le créateur de Titeuf, est un kit scolaire homosexuel.

Connu pour sa position très tranchée face à l’homosexualité, celui qui a déclaré qu’il préfèrerait voir son fils tué dans un accident plutôt qu’homosexuel a affirmé que l’éducation publique encourageait l’homosexualité à travers ce livre.

Tout en brandissant l’ouvrage, Jair Bolsonaro a rajouté qu’il s’agissait également « d’une porte ouverte vers la pédophilie. »

Un homophobe qui s’assume

Jair Bolsonaro est pressenti pour arriver jusqu’au deuxième tour lors des élections présidentielles, et ce, malgré ses propos qui font souvent grincer des dents. Le politicien de 63 ans n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à faire des déclarations homophobes, misogynes et racistes.

Cette fois-ci, c’est à Titeuf et à son créateur qu’il s’en est pris. Avec le livre en main, il a déclaré que l’ouvrage faisait partie d’une propagande homosexuelle orchestrée par l’éducation publique. Comme si cela n’était pas suffisant, il a ouvert le livre et s’est arrêté au passage où on peut mettre son doigt dans un trou pour simuler les parties intimes d’un garçon.

Zep réagit

Au moment où Jair Bolsonaro a fait ce geste, les journalistes ont immédiatement changé de sujet et le politicien a été contraint de reposer le livre. Globo n’autorise pas la présentation de documents durant les interviews. Toutefois, le candidat d’extrême droite n’en est pas resté là. Il a publié le message suivant sur Twitter : « Voici l’un des livres qui enseignent le sexe aux enfants dans les écoles, que Globo n’a pas voulu montrer. »

De son côté, Zep a indiqué qu’il n’était pas surpris du geste de Jair Bolsonaro car il avait déjà entendu parler de lui. Plutôt que d’en faire toute une histoire, l’illustrateur a préféré prendre les choses sur le ton de la rigolade.

« En même temps, il est contre beaucoup de choses. Je ne suis jamais allé au Brésil, mais s’il devient président, je ne pense pas qu’on m’invitera aux dédicaces. »