Toulouse : Des mini satellites construits en série

Des milliers de satellites gravitent autour de notre planète. De nouvelles mises en orbite sont effectuées de manière quasi quotidienne. Et ce n’est pas près de s’arrêter puisque Airbus et son partenaire OneWeb ont annoncé la production de satellites en série, à Toulouse.

Tout cela dans le but de connecter le moindre recoin de la planète et supprimer définitivement les « zones blanches ».

Ainsi, ce sont près de 900 mini satellites qui seront mis en orbite d’ici 2027.

Connecter le monde entier au haut débit

Le nouveau défi spatial de l’avionneur européen prend forme petit à petit. Mardi dernier le constructeur et l’opérateur de télécommunications américains ont inauguré la première chaîne d’assemblage OneWeb Satellites, à Toulouse.

C’est la toute première usine capable de fabriquer des mini satellites en série. Le but est d’en produire un par jour. Une vitesse incroyable pour arriver aux 900 appareils nécessaires pour atteindre l’objectif.

Une « salle blanche » de 4600 m2 du site d’Airbus Defence and Space abritera cette immense chaîne de fabrication. Tests permanents et « tournevis volants » sont de mise pour mettre sur pied les dix premiers exemplaires de tests.

Dès l’année prochaine, ce seront deux autres chaînes d’assemblages qui verront le jour en Floride, à la même cadence de production.

Ces mini satellites mesurent 1 mètre sur 1,20 mètre. Ils pèsent chacun 150 kilos. Les dix premiers modèles, une fois testés, seront placés en orbite basse, à environ 1200 kilomètres d’altitude contrairement à l’altitude de 36 000 kilomètres pour les satellites géostationnaires. Les suivants seront mis en orbite par « grappes », pour réduire les coûts d’envois.

Un coût de fabrication moins élevé par rapport à un satellite traditionnel

À ce propos, les entreprises sont restées secrètes quant au coût de fabrication et à l’investissement individuel, mais il est inférieur à un million d’euros par satellite. Un coût 200 fois inférieur à celui des satellites géostationnaires. Nul doute que le principe même de la production en chaîne réduira les coûts d’assemblages.

L’usine doit servir à valider les méthodes de production nécessaires à la fabrication de satellites hautes performances à une cadence jamais exploitée, pour mesurer et réduire les risques éventuels.

Le devenir de l’usine n’est pas encore assurée après les dix premiers modèles tests, mais Airbus a précisé qu’un hub logistique sera conservé en France pour avoir un pied sur les deux continents. Les différents sites pourront éventuellement être adaptés à la fabrication d’autres satellites.

Tout cela dans le but de connecter à l’internet haut débit les zones les plus reculées du globe. Ainsi, une constellation de satellites va naître à 1200 kilomètres. En plaçant les satellites en orbite en premier, OneWeb aura l’avantage du terrain sur ses concurrents. D’autant plus qu’elle a déjà obtenu des fréquences satellitaires de la part de l’Union Internationale des Télécommunications.

La seule question reste celle des déchets spatiaux, qui se multiplient à vitesse grand V. Qu’en sera-t-il quand ces satellites arriveront au bout de leurs carrières ?

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