Tous les groupes sanguins ne seraient pas égaux face au Covid-19

Des analyses scientifiques ont révélé que certains groupes d’individus sont plus fragiles que d’autres face au Coronavirus. Il s’agit notamment des personnes âgées et de celles qui sont atteintes d’une maladie chronique, en particulier cardiovasculaire ou pulmonaire.

Néanmoins, il semblerait que d’autres caractéristiques physiologiques pourraient moduler le risque d’infection, au-delà de l’âge et de l’état de santé.

Des flacons de sang

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Les médecins et les scientifiques ont constaté que le groupe sanguin et le genre pourraient constituer des critères d’immunité. En général, le Covid-19 serait plus tolérant chez les patients de sexe féminin ainsi que chez les personnes de groupe O. quoi qu’il en soit, tout le monde doit respecter les mesures sanitaires pour se protéger et éviter la propagation du virus.

Les données obtenues auprès des deux pays les plus touchés par l’épidémie, notamment la Chine et l’Italie, n’offrent qu’une vision parcellaire.

D’autres informations doivent être intégrées avant de pouvoir aboutir à des conclusions fiables.

Une réaction immédiate du système immunitaire

Une étude a été menée sur 2 173 patients atteints du Covid-19, en Chine.

Les résultats ont démontré qu’il y a moins de trente-trois pour cent de risque d’infection chez les personnes de groupe sanguin O, en comparaison aux autres groupes. Un phénomène comparable avait été observé lors d’une épidémie similaire.

Une telle influence s’explique par la présence des anticorps anti-A et anti-B dans le sang des personnes de groupe sanguin O. Leur système immunitaire a tendance à réagir immédiatement en cas d’infection. L’immunité naturelle dans le corps de ces privilégiés est très élevée par rapport à d’autres.

Les patients de groupe A auraient plus de vingt pour cent de risque d’être infectés.

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L’œstrogène semble améliorer l’immunité des femmes

En Chine et en Italie, 60 % des patients atteints du Coronavirus sont de sexe masculin. En plus, 70 % des personnes décédées à cause de cette pandémie sont des hommes. Il y aurait plusieurs facteurs qui expliquent une telle différence entre le taux de mortalité chez les deux sexes.

En réalité, les femmes n’auraient pas besoin d’être vaccinées pour se protéger contre la grippe. D’ailleurs, à l’époque de l’épidémie de SRAS en 2003, des études ont confirmé l’effet protecteur des œstrogènes injectés sur des souris de laboratoire. Ainsi, la sécrétion de cette hormone semble améliorer l’immunité des femmes.

Par ailleurs, un taux plus élevé de tabagisme expliquerait la prévalence plus forte du diabète de type 2 et de l’hypertension artérielle chez les hommes.

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