Bientôt des trains alimentés par des déchets humains au Royaume-Uni ?

Des ingénieurs d’Ultra Light Rail Partners ont développé un prototype de wagon qui fonctionne avec des déchets humains transformés en électricité. Ce travail a été subventionné par le gouvernement britannique dans le but d’écarter progressivement les trains pourvus de moteurs diesel. C’est la deuxième fois que cette équipe d’ingénieurs reçoit ce genre de soutien dans l’optique de reconnecter les villes de la Grande-Bretagne au chemin de fer national.

Le wagon BioUltra a déjà subi un test en juillet dernier. Il mesure 20 m de long et ne pèse que 12 t. Toutefois, il pourra transporter jusqu’à 120 passagers. À l’intérieur, il y aura de l’éclairage UV, des surfaces en cuivre antivirus, des écrans en plastique et une ventilation robuste qui préviendront à la propagation de la Covid-19.

Image par Martin Winkler de Pixabay
Image par Martin Winkler de Pixabay 

Le gouvernement a annoncé son intention de rendre les chemins de fer britanniques « propres et respectueux de l’environnement ». Il compte réaliser une transition vers des sources d’énergie plus écologiques comme les biogaz, l’hydrogène et les batteries électriques d’ici 2040.

Une électricité respectueuse de l’environnement ?

Le minitrain transformera le biométhane en une électricité neutre en carbone qui lui permettra de charger ses batteries et de faire fonctionner ses moteurs. Ce modèle pourrait remplacer les wagons polluants et bruyants aux moteurs diesel dans les lignes secondaires sous peu. Ces réseaux n’ont jamais été électrifiés à cause des coûts élevés des infrastructures nécessaires.

Tout matériel roulant alimenté au biométhane n’émet aucun dioxyde d’azote et n’a pas d’odeur. C’est cette pureté qui fait l’avantage de ce train d’un nouveau genre. Ce concept garantit 0 % d’émission de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

« Le biométhane est le plus respectueux de l’environnement. Je suis ravi qu’après ce premier tram-train alimenté au biométhane, ce carburant durable et produit localement continuera à être utilisé. »

Christopher Maltin, directeur technique d’Ultra Light Rail Partners

Un moyen de transport public propre et durable ?

Le BioUltra arpentera les lignes déjà existantes. Sa légèreté diminuera l’usure des rails, ce qui allègera les coûts de maintenance du réseau. Il peut parcourir jusqu’à 32 000 km avant de devoir refaire le plein.

Rappelons que la biomasse est un combustible développé à partir de matières organiques pour créer de l’électricité. La production de cette énergie verte est basée sur des déchets en bois, des débris forestiers, des cultures, des fumiers et de certains types de résidus d’usines.

« L’utilisation du biométhane et l’absence de particules provenant de la dégradation des pneus ou de l’abrasion des routes permettront d’obtenir un transport public propre, en termes de qualité de l’air et de changement climatique. »

Christopher Maltin