Transplantation cardiaque : la greffe de cœurs de porc, ce serait pour bientôt

Les progrès de la science et de la médecine n’ont-ils plus aucune limite ? Alors que de nombreux chercheurs planchent sur la création d’organes artificiels pour la transplantation, d’autres préfèrent se concentrer sur l’utilisation d’organes d’origine animale pour réaliser des transplantations chez l’homme.

C’est notamment le cas de Terence English, 87 ans, un éminent chirurgien cardiaque au Royaume-Uni.

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Dans un récent rapport publié dans The Guardian, ce pionnier de la transplantation cardiaque est même allé jusqu’à affirmer que « d’ici à trois ans », il serait possible de greffer des cœurs de porcs sur des patients humains.

Terence English a annoncé qu’à l’occasion du 40e anniversaire de la toute première greffe réussie, lui et son équipe allaient réaliser la transplantation d’un rein de porc sur un patient humain.

Une bonne nouvelle pour les malades sur liste d’attente ?

Mais pourquoi le cœur d’un porc et non celui d’un autre animal ? C’est parce que l’anatomie et la physiologie des organes du porc sont quasi-similaires à ceux de l’être humain. Terence English est convaincu que si la greffe de rein effectuée cette année est un succès, cela fonctionnera également avec un cœur.

Il y voit une solution pour répondre enfin aux besoins des milliers de personnes à travers le monde qui sont sur liste d’attente pour une greffe de cœur. Rien qu’en France, le site Pourquoi Docteur rapporte qu’ils sont plus de 700 patients à être en attente d’une transplantation cardiaque.

Une solution qui va soulever pas mal de polémiques

S’il s’agit d’une véritable révolution médicale, reste à savoir si les patients, même ceux au bord de la mort, accepteront de se faire greffer le cœur d’un porc. Le projet de Terence English et son équipe risque aussi de se heurter à des problèmes d’éthiques, sans oublier les défenseurs des animaux qui ne manqueront pas de réagir.

Terence English ne compte cependant pas se laisser décourager, car il est convaincu que l’utilisation de cœurs de porcs pour les transplantations cardiaques permettra de sauver des milliers de vies. Il n’a d’ailleurs pas hésité à abattre la carte du « spécisme » pour argumenter le bien-fondé de son projet : selon lui, si le sacrifice d’un porc permettait de sauver une vie humaine, il ne peut s’agir que d’une bonne chose non ? Affaire à suivre.