Trappist-1 : certaines planètes pourraient abriter de l’eau

Trappist-1 fascine les astronomes depuis plusieurs années maintenant. Une équipe de chercheurs a récemment scruté les exoplanètes du système avec Hubble et les scientifiques pensent que certaines d’entre elles pourraient abriter de l’eau. La prudence est évidemment de mise.

Hubble n’est pas un télescope tout à fait comme les autres. Lancé en 1990, il a été développé afin de permettre à la NASA et à l’ESA d’observer l’Univers et les différents corps le constituant.

Trappist-1

Grâce à l’extrême sensibilité de ses instruments, Hubble nous a permis de faire de nombreuses découvertes dans le domaine de l’astrophysique.

Hubble, un télescope à la carrière très prolifique

Le télescope a ainsi permis aux astronomes de mesurer avec précision le taux d’expansion de l’Univers ou même de détecter la présence des trous noirs supermassifs au centre des galaxies.

En parallèle, Hubble est aussi utilisé pour détecter et analyser les planètes situées dans les autres systèmes stellaires et les chercheurs de l’Université de Genève l’ont ainsi utilisé pour observer les exoplanètes situées dans l’orbite de Trappist-1.

Ce système se trouve dans la Voie Lactée. Relativement proche du nôtre, il se trouve à environ trente-neuf années-lumière de la Terre et il se structure autour d’une naine ultra-froide située à mi-chemin entre les naines rouges et les naines brunes.

Ce n’est cependant pas son seul intérêt. Trappist-1 est également un système complexe et l’étoile s’accompagne ainsi de sept planètes rocheuses font la taille serait assez proche de celle de notre propre planète.

De l’eau a existé dans le système

L’Université de Genève a donc fait appel à Hubble pour observer ces différentes planètes et les chercheurs en charge du projet ont ainsi effectué des observations avec l’aide du spectrographe STIS embarqué sur le télescope spatial. En les couplant avec plusieurs modélisations, ils en sont venus à la conclusion que certaines des planètes du système auraient perdu par le passé d’importantes quantités d’eau, des quantités équivalentes à environ vingt fois celle présente dans les océans terrestres.

Ce serait notamment le cas des deux exoplanètes les plus proches de l’étoile et donc de Trappist-1b et de Trappist-1c.

Plus intéressant, les scientifiques chargés de l’étude pensent du coup que les exoplanètes les plus éloignées auraient été moins touchées et elles pourraient par conséquent abriter de l’eau à l’état liquide.

Le conditionnel n’est évidemment pas là par hasard. Les chercheurs n’ont pas encore été en mesure de prouver leur théorie et il s’agit ainsi pour le moment d’une simple hypothèse résultant d’une observation directe, certes, mais également d’une part de modélisation.