Trappist-1 se dévoile au travers d’une première photo

Trappist-1 n’est clairement pas une étoile comme les autres, bien au contraire. Elle se trouve en effet au coeur d’un système complexe composé de sept planètes différentes. Mieux, d’après les premières observations des astronomes, ces fameuses planètes seraient assez proches de la nôtre et trois d’entre elles se trouveraient dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Elles pourraient donc potentiellement accueillir la vie.

Cette étoile a commencé à faire parler d’elle l’année dernière, en mai. Michaël Gillon, un astronome travaillant pour l’Institut d’astrophysique et de géophysique de l’Université de Liège en Belgique l’avait repérée en utilisant un télescope situé au sein de l’observatoire européen austral.

Trappist-1

Trappist-1 en basse définition.

L’homme a ensuite constitué une équipe composée de plusieurs experts venant de l’Université de Liège et du MIT.

Trappist-1, une étoile extrêmement populaire

En s’appuyant sur plusieurs télescopes, les chercheurs ont réussi à identifier pas moins de trois planètes de type rocheuses placées dans son orbite. Leurs études poussées leur ont également permis de détecter la présence d’une atmosphère similaire à celle de Mars.

Ils ont poursuivi leurs efforts et ils ont été bien inspirés de le faire, car ils ont réalisé que l’étoile comportant en réalité sept planètes dans son orbite. Le système serait donc relativement proche du nôtre. Impressionnée par leur découverte, la NASA les a conviés à présenter le fruit de leurs recherches lors d’une conférence de presse organisée le mois dernier.

L’événement a été repris par de nombreux médias et Trappist-1 s’est très vite retrouvé au centre de toutes les attentions.

La NASA a donc eu envie d’aller un peu plus loin et la célèbre agence spatiale a mis en ligne toutes les données brutes associées au système planétaire de l’étoile, des données que chacun peut consulter à sa guise en se rendant sur cette page.

Mais elle ne s’est pas arrêtée là. En réalité, des chercheurs ont aussi mis en ligne une première photo de l’étoile, une photo réalisée à l’aide de Kepler.

Une photo dont la définition laisse visiblement à désirer

Si vous ne le connaissez pas encore, il faut rappeler que Kepler est un télescope spatial un peu particulier, car il a été entièrement conçu pour détecter les exoplanètes. Comment ? En utilisant la méthode des transitions. Un photomètre surveille ainsi en continu la brillance de plusieurs milliers d’étoiles. Ces données sont ensuite transmises à la Terre et les équipes au sol n’ont alors plus qu’à utiliser des algorithmes afin de détecter les variations périodiques causées par le passage d’une planète devant son étoile.

Kepler nous a permis d’identifier des milliers d’exoplanètes différentes depuis son lancement en 2009.

Des chercheurs ont donc eu l’idée d’utiliser les données récupérées par le télescope pour générer une photo de Trappist-1, l’étoile dont tout le monde parle. L’opération a été un véritable succès. Du moins en partie. L’image en question souffre en effet d’une définition assez faiblarde.

Cela n’a d’ailleurs rien de surprenant. Kepler est effectivement équipé d’un appareil photo de 95 millions de pixels, mais ce dernier travaille sur un champ de vision extrêmement marge. Pour récupérer cette image, il a fallu effectuer un zoom et agrandir ensuite la zone où se trouve l’étoile.

Et en même temps, le résultat n’est pas si mauvais quand on pense que cette fameuse étoile se trouve à environ 39 années-lumière de la Terre.