Au Vénézuela, découverte d’un trésor sur une plage

Un coffret rempli d’or et de bijoux vient d’échouer sur une plage de pêcheurs, au nord-ouest du Venezuela. La découverte a été un véritable miracle pour les habitants de la région, qui est sujette à une importante crise économique. Une « chasse au trésor » a été lancée après la première trouvaille. Les villageois sont restés sur les lieux durant des semaines pour protéger la plage et creuser sans fin, dans l’espoir d’en trouver plus. 

Des chercheurs ont essayé d’élucider le mystère entourant ce trésor. En 1498, Christophe Colomb serait entré dans cette péninsule des Caraïbes qui est aujourd’hui devenue le village de Guaca. Il pourrait alors s’agir d’un trésor caché par les pirates de l’époque. Il y a cependant une incohérence, car les bijoux ne sont pas très anciens.

Image par Pexels de Pixabay
Image par Pexels de Pixabay 

D’après une autre théorie, il pourrait provenir d’un bateau de trafiquants en partance de Trinidad qui s’est échoué dans la péninsule vers le XXe siècle. L’information n’est cependant pas sure. Une autre hypothèse fait allusion à une diversion pour couvrir l’inflation économique.

Un don de Dieu ou alors une mascarade ?

Une jeune fille de 25 ans appelée Lares a été la première à mettre la main sur le trésor. Elle a confié avoir tremblé et pleuré de joie au moment de la trouvaille. Elle l’a ensuite racontée à son beau-père et la nouvelle s’est très vite répandue. Pour la petite famille et la plupart des villageois, le trésor est carrément un message d’espoir envoyé par Dieu.

Tout le monde n’est cependant pas du même avis. Certains d’entre eux pensent que ce sont les autorités locales qui sont à l’origine de cette mascarade. Le fait est que les habitants de Guaca vivent dans des conditions de vie de plus en plus déplorables du fait de la crise économique. Ainsi, selon cette théorie du complot, les autorités auraient procédé à cette manœuvre pour éviter d’éventuelles subversions.

Une technique récente et de l’or de qualité

L’origine exacte du trésor ne sera peut-être jamais connue, en tout cas sans une analyse approfondie. Un test chimique a néanmoins été effectué, suivant les recommandations du New York Times. Le résultat a exclu la théorie des pirates d’autrefois, car les bijoux, probablement européens, semblent être issus d’une technique de fabrication prémoderne. Leur conception aurait eu lieu au cours des dernières décennies, avec de l’or de 18 carats de haute qualité.

Pour une question de survie, les villageois ont vendu leur trésor sans tarder.

« Tout ce que nous attrapons nous va à la bouche. »

Le pêcheur Hernan Frontado, beau-père de Lares

Ils se sont déplacés vers les villes avoisinantes pour vendre leur trouvaille, souvent à un prix bradé. Chacun n’a pu récolter que 1 200 € au maximum, mais espère encore en trouver plus.