Trois pulsars ont été repérés par le télescope chinois

Le radiotélescope chinois FAST a découvert trois nouveaux pulsars, a annoncé cette semaine les Observatoires astronomiques nationaux chinois (NAOC), portant leur total à neuf.

FAST, acronyme de « Aperture Spherical Radio Telescope » (un radiotélescope sphérique de cinq cents mètres d’ouverture), est le plus grand radiotélescope à ouverture unique au monde, il a été mis en service en septembre l’année dernière.

FAST Chine

FAST a fait ses premières découvertes confirmées plus tôt cette année. Les pulsars PSR J1859-01 et PSR J1931-02 ont été détectés les 22 et 25 août, confirmés par le télescope Parkes en Australie le 10 septembre et annoncés en octobre.

Un télescope ultra performant pour en apprendre plus sur les pulsars

L’installation géante a depuis découvert des pulsars « presque tous les soirs », dont six ayant été internationalement certifiés avant cette semaine.

Les pulsars, découverts il y a 50 ans comme un signal spatial mystérieux, sont des sortes de tourbillons qui tournent rapidement sur eux-mêmes et sont formés à partir de restes d’étoiles massives. Ils sont parfois appelés « phares » de l’univers en raison de leurs périodes de rotation régulières et de leurs émissions de rayonnement électromagnétique.

Le télescope FAST fait encore l’objet d’essais, mais lorsqu’il sera entièrement opérationnel en 2019, il devrait permettre de découvrir environ 100 pulsars chaque année.

De nombreuses avancées en vue dans la recherche spatiale

En observant l’univers pour recueillir des radiations de fréquence radio, FAST sera capable de détecter des signaux très faibles dans l’espace, et pourrait apporter des contributions dans des domaines tels que la physique à grande échelle de l’univers et la compréhension de la nature de la matière noire.

En plus de chercher à confirmer l’existence du rayonnement gravitationnel et des trous noirs, FAST permettra de détecter des molécules telles que les molécules de carbone à longue chaîne dans le milieu interstellaire – l’espace entre les étoiles – et les niveaux d’hydrogène dans la Voie Lactée et d’autres galaxies.

Il contribuera en outre à la recherche internationale de vie extraterrestre intelligente (SETI) en écoutant les signaux des exoplanètes et pourrait aussi être utilisé pour suivre les engins spatiaux impliqués dans le programme spatial chinois, comme la mission 2020 vers Mars.