Trump implique Google dans sa guerre des tranchées avec les médias

Le mépris des médias est un des traits marquants de Donald Trump. La guerre était déjà déclarée alors que le milliardaire était encore candidat à la présidentielle. Arrivé à la Maison-Blanche, le 45e président des États-Unis a poursuivi les envolées à coup de tweets injurieux.

Pour Trump, la rédaction de CNN serait une boîte à fake news. Cela a contribué entre-temps à discréditer les journalistes.

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On ne s’étonne plus que l’une bonne partie du public, surtout aux États-Unis, accorde davantage de crédit aux articles de blogs et même aux réseaux sociaux qu’aux médias mainstream. Cette vague de défiance existait avant que Trump ne se lance en politique, mais il a su en tirer parti.

Trump a toujours désigné les journalistes comme faisant partie d’un establishment déconnecté du peuple. Alors, que vient faire Google dans cette histoire ?

Google : un terrain miné ?

La liberté d’expression, en vertu du premier amendement de la Constitution, protège fermement les journalistes, même si le président américain les qualifie de « fake news media. » Comme pendant la campagne électorale, Trump fait souvent remarquer qu’à côté de ces « fake new media, » il y a des journalistes qui font preuve de professionnalisme et d’intégrité : un éloge à Fox News, en clair.

Trump soupçonne aujourd’hui que les algorithmes Google cacheraient délibérément les nouvelles « raisonnables, » celles que racontent les médias proconservateurs comme Fox News. Sans avancer de preuves, le président de la plus grande démocratie du monde accuse ouvertement Google de se corrompre avec les rédactions qui, selon lui, privilégient des actus et des histoires qui lui sont défavorables.

Le timing des tweets du président des États-Unis

Les derniers tweets du président américain accusent une fois de plus les médias de ne raconter que de « mauvaises histoires. » Qu’il continue sa guerre des tranchées avec le New York Times, le Washington Post ou CNN, cela ne surprend plus personne, mais qu’il s’attaque désormais à Google, cela a surtout interpellé les journalistes politiques et les politologues.

Certains observateurs soupçonnent Donald Trump de fabriquer un nouvel ennemi, un vieux réflexe tombant à point nommé peu de temps avant les élections de mi-mandat. Ne vient-il par ailleurs pas de torpiller définitivement l’accord sur le nucléaire iranien ? N’a-t-il pas récemment promis qu’une seconde salve de sanctions s’appliquerait contre l’Iran en novembre, le mois des élections ?

Que ce soit pour cette nouvelle guerre contre Google ou ses relations tendues avec l’Iran et même ses alliés européens, on se rend compte que les tweets de Trump sont tout sauf des idioties mais bien de la communication bien huilée.

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