Quand Trump minimise (encore) le changement climatique et discrédite les scientifiques fédéraux

Récemment, des chercheurs fédéraux ont publié une nouvelle évaluation nationale du climat. Ils ont averti que si les États-Unis ne prenaient pas des mesures pour mettre fin au changement climatique, le pays souffrirait énormément des conséquences que cela pourrait entraîner.

Les scientifiques parlent d’appauvrissement en eau, d’épidémies, de catastrophes naturelles, de hausse du niveau de la mer et d’évènements extrêmes qui entraîneront des milliards de dollars de pertes.

Trump Ecologie

Crédits Image Pixabay

Pourtant, l’administration Trump ne semble pas tiquer face à cette prévision apocalyptique. Bien au contraire, elle se veut positive et souhaite même discréditer les analyses et conclusions de ses propres scientifiques. Si cette réaction de l’administration américaine est pour le moins déconcertante, attendez de prendre connaissance de l’interview du Washington Post avec le numéro 1 des États-Unis le mardi 27 novembre 2018.

Interrogé par Josh Dawsey sur son scepticisme par rapport aux résultats d’évaluation des chercheurs, Trump a donné une réponse pour le moins floue en disant que l’eau et l’air américains sont « sans précédent » mais que d’autres pays sont « incroyablement sales et quand on parle d’atmosphère, les océans sont très petits…ça souffle et ça navigue ».

Si les États-Unis sont sales, c’est à cause des autres pays

« Un des problèmes qui préoccupent beaucoup de gens, déclare le président des États-Unis, c’est que nous avons un très haut niveau d’intelligence, mais nous ne sommes pas nécessairement pareils. Vous regardez notre air et notre eau et c’est en ce moment un record de propreté.

Toutefois, quand vous regardez la Chine et certaines parties de l’Asie, l’Amérique du Sud et beaucoup d’autres endroits dans le monde, y compris la Russie, l’air est incroyablement sale.  De plus, quand vous parlez d’atmosphère, les océans sont très petits et ça souffle et ça navigue. Je veux dire, nous prenons des milliers de tonnes de déchets de nos plages tout le temps qui viennent d’Asie. »

Trump ne semble pas conscient de l’ampleur du problème du changement climatique

Visiblement, Trump en sait long sur l’environnement américain. Il a ensuite évoqué plusieurs articles évoquant  la possibilité d’un nouvel âge glaciaire pour revenir à mettre les incendies dévastateurs en Californie sur le dos d’une mauvaise « gestion forestière ». En d’autres termes,  pour Donald Trump, il n’est pas question de faire confiance aux scientifiques.

Au regard de cet interview, Andrew Dessler, expert en sciences de l’atmosphère de la Texas A&M University a déclaré : « Comment peut-on  réagir à cela ? ». Il a juste qualifié les propos du président américain d’ « idiots ». Pour Katherine Hayhoe, scientifique en climatologie à la Texas Tech University, là n’est pas le problème. Elle déclare au Washington Post : « Les faits ne sont pas des choses que nous avons besoin de croire pour rendre vrais. Nous les traitons d’hypothétiques à nos risques et périls ».

Elle ajoute seulement que « quand on est le président des Etats-Unis, nous ne prenons pas seulement des risques pour soi-même, mais aussi pour les centaines de millions de personnes dont on est responsable. »