TrusTPad, la tablette russe qui n’a pas peur des virus

La TrusTPad ressemble à une tablette parfaitement conventionnelle au premier abord mais elle va un peu plus loin que la plupart de ses concurrentes en terme de sécurité. Grâce à son architecture très particulière, elle est en effet capable de résister à la plupart des virus existants. Elle risque par conséquent d’intéresser nombre d’entreprises.

La tablette n’est clairement pas un canon de beauté. Elle est en effet pourvue d’une coque en plastique avec des lignes assez grossières et de larges bordures autour de l’écran.

TrustPad

Les virus ne touchent pas uniquement les ordinateurs. Les terminaux nomades peuvent aussi être infectés.

L’ergonomie est également très conventionnelle et tous les boutons physiques sont ainsi regroupés sur la tranche supérieure. L’appareil est d’ailleurs dépourvu de lecteur d’empreintes digitales.

La TrusTPad fait cohabiter deux systèmes d’exploitation

A première vue, rien ne semble distinguer la TrusTPad des autres tablettes du marché, en somme. Il suffit cependant de se pencher sérieusement sur le communiqué de presse publié par son fabricant, une entreprise russe du nom de TKK-M, pour remarquer quelques particularités très intéressantes.

Contrairement aux ardoises commercialisées par Samsung, Sony ou même Microsoft, la TrusTPad n’embarque pas un mais deux systèmes d’exploitation différents : Android et Linux.

Le premier peut faire tourner toutes les applications habituelles et il propose exactement les mêmes fonctions que la plateforme que vous connaissez. Le second va un peu plus loin en revanche car il fonctionne en lecture seule et il est donc protégé contre l’écriture de données.

En d’autres termes, grâce à ce système, la tablette est totalement protégée contre les virus car ces derniers seront incapables de s’écrire dans sa mémoire.

Les deux systèmes sont chacun placés dans des conteneurs totalement hermétiques et sécurisés. Si un virus infecte Android, alors il ne sera pas en mesure d’infecter Linux.

La TrusTPad ne sera pas commercialisée par la voie habituelle. L’appareil se destine avant tout au gouvernement russe. Sergey Chemezov détient d’ailleurs un peu plus de 30 % des parts de l’entreprise. Ce détail est loin d’être anodin car l’homme a travaillé pendant plusieurs années au KGB avec Vladimir Poutine et il est actuellement à la tête de Rostec, la société d’état de la Russie.

L’appareil va être prochainement testée dans le territoire. Le constructeur n’a malheureusement pas communiqué sa fiche technique et nous ne savons donc rien de sa puissance de calcul.

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La tablette n’est pas un canon de beauté.