Twitter a supprimé plus de 125 000 comptes liés à Daech

Twitter n’a peut-être pas autant d’utilisateurs que Facebook ou même WhatsApp mais cela ne l’empêche pas d’attirer des millions de personnes chaque semaine. La solution est d’ailleurs très populaire chez les particuliers, certes, mais également chez les journalistes, les intellectuels, les politiciens et… les terroristes.

Ce n’est pas vraiment une révélation mais Daech est un groupuscule ultra connecté et cela fait maintenant plusieurs années qu’il utilise les réseaux sociaux pour faire sa propagande et pour recruter des candidats au djihad.

Twitter Daech

Twitter est parti lui aussi en guerre contre Daech.

Fort heureusement, la plupart des acteurs du marché ont pris des mesures pour éviter les débordements et Twitter n’a visiblement pas fait les choses à moitié.

Daech est très présent sur les réseaux sociaux

Si l’on en croit les dernières déclarations de la firme, alors elle aurait supprimé plus de 125 000 comptes faisant l’apologie du terrorisme.

La plupart de ces comptes étaient tenus par des membres de l’Etat Islamiste, mais certains d’entre eux appartenaient aussi à des sympathisants de Daech. Twitter n’a cependant pas publié la liste complète des comptes supprimés par ses soins.

Non, mais la firme a tout de même profité de l’occasion pour annoncer une autre nouvelle. Elle a mis sur pied une équipe de modérateurs chargée de toutes ces questions, une équipe qui a pour mission de supprimer tous les contenus faisant la promotion du groupuscule terroriste et de ses différentes actions.

James Comey, l’actuel directeur du FBI, a salué l’entreprise pour ses efforts.

Alors bien sûr, Daech ne va pas non plus disparaître de la toile du jour au lendemain. En réalité, les mesures prises par Twitter, Facebook et les autres géants du web (comme Google) ne font que déplacer le problème puisque les membres de l’organisation ont migré sur d’autres services.

Ceci étant, elles ont au moins un effet bénéfique : elles mettent de la distance entre les terroristes et le grand public. Cela veut aussi dire qu’elle les éloignent de nos adolescents et c’est plutôt positif.

Maintenant, ces solutions ne sont pas parfaites pour autant et le gros problème, finalement, c’est qu’elles nécessitent toutes une intervention humaine. Il n’existe effectivement pas (encore ?) d’algorithme pour détecter les djihadistes.

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