Twitter attaqué pour revenge porn

Les réseaux sociaux ont largement contribué à l’émergence du revenge porn. Cette pratique consistant à diffuser des photos intimes de personnes sans leur consentement prend de plus en plus d’ampleur actuellement. Ce que l’on oublie souvent de nous dire, c’est qu’elle peut avoir de graves répercussions sur les victimes. En effet, certaines d’entre elles en arrivent parfois au suicide.

Heureusement, la question du revenge porn est désormais prise très au sérieux. Des mouvements et des collectifs ont vu le jour pour venir en aide aux victimes de cette pratique. L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes fait partie de ces acteurs qui apportent leur soutien aux personnes qui ont été ciblées par le revenge porn.

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Cet Institut a récemment décidé de s’attaquer à Twitter en déposant une plainte au pénal. Le réseau social est accusé de ne pas offrir une protection suffisante aux victimes de revenge porn.

Le manque d’implication de Twitter est pointé du doigt

La plupart des réseaux sociaux ont pris des mesures pour lutter contre le revenge porn. Ce ne serait malheureusement pas le cas de Twitter. En tout cas, c’est ce qu’affirme Véronique Debaets, porte-parole de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. D’après elle, la plateforme ne serait pas coopérative. Les représentants de Twitter ne seraient « pas venus aux tables rondes que nous organisons pour améliorer la médiation dans le but de protéger au plus vite les victimes. »

À en croire les déclarations de Véronique Debaets, le réseau social adopterait une attitude laxiste face à la circulation des images intimes diffusées sans consentement sur sa plateforme.

« Dans le cas qui nous occupe, le média social a dans un premier temps, retiré les contenus, à plusieurs reprises même, mais ils ont continué à circuler malgré tout, et Twitter s’est alors abstenu d’intervenir. »

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Les victimes se rétractent

D’autre part, certaines victimes auraient fait marche arrière après avoir pris connaissance des procédures mises en place par Twitter pour entamer le retrait des « contenus préjudiciables. » Selon les dires de Véronique Debaets, « celui-ci a réclamé des informations personnelles concernant la victime. »

Cette dernière se serait alors rétractée. L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes travaille pour faire connaître leurs droits à ces personnes et pour « les aider dans les démarches à entreprendre. »

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Véronique Debaets a conclu en expliquant que l’Institut était en faveur d’une « bonne collaboration avec les réseaux sociaux » mais qu’il n’hésiterait pas « à engager des poursuites judiciaires si nécessaire. »

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