Twitter met fin à la publicité politique sur son réseau social

Alors que Twitter a déclaré une nouvelle politique de modération plus drastique envers les tweets abusifs, dont désormais la moitié seraient supprimés avant même leur signalement, l’un de ses cofondateurs Jack Dorsey en a profité pour réaffirmer la volonté du site à créer un environnement plus sain, portant cette fois-ci son attention sur les publicités politiques circulant au milieu des tweets.

C’est au cours de la nuit précédente que Dorsey s’est expliqué dans un thread sur la décision de la plate-forme a bannir toute forme de publicité politique à partir du 22 novembre.

Icône de Facebook

Crédits Pixabay

Nous avons pris la décision d’arrêter toutes les campagnes de publicités politiques sur Twitter dans le monde entier. Nous pensons que la portée d’un message politique doit être méritée, et non pas achetée.

Twitter prend le taureau par les cornes

Le fondateur met ainsi en première ligne les diverses campagnes de fake news pouvant circuler sur les réseaux sociaux, citant ainsi la multiplication et la propagation toujours plus rapide de “informations fallacieux et non-vérifiées” et des “deep fakes” – technique de fabrication d’images de synthèse par superposition se basant sur l’intelligence artificielle.

Après les scandales survenus au cours de la précédente campagne politique de Donald Trump – et aussi la campagne actuelle en faveur de son deuxième mandat pour les élections de l’an prochain – Twitter prend le taureau par les cornes.

Cela ne concerne pas la liberté d’expression. Cela concerne le fait de payer pour la portée d’un message. Et payer pour augmenter la portée d’un discours politique a des conséquences que l’infrastructure démocratique d’aujourd’hui n’est pas prête à assumer. Il vaut mieux prendre du recul pour régler ce problème.

L’impact de cette décision est encore plus marqué lorsque l’on compare la politique de son “concurrent” principal, le réseau social Facebook s’embourbant à vitesse grand V dans une communication et une politique des plus hasardeuse sur le sujet. Le vice-président de la plate-forme Nick Clegg a ainsi réaffirmé la volonté de Facebook de ne pas vérifier la véracité des publications des organes politique et des politiciens postées sur le réseau social, affirmant qu’il ne s’agit pas du rôle d’une entreprise privée de se dresser en tant qu’arbitre des fake news.

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