Twitter n’est plus une zone de non droit, en voici la preuve

Les dérives sont nombreuses sur Twitter, et ça tout le monde le sait. Le réseau social a longtemps été critiqué pour la façon dont il gère ces problèmes. L’anonymat que Twitter octroie à certains utilisateurs favorise en effet les écarts sur la plateforme. Néanmoins, la situation est en passe de changer sur le célèbre réseau social.

L’affaire du YouTubeur Néo est là pour le prouver. Récemment, on a appris grâce au site Capital que Twitter a dû coopérer avec la justice française pour aider à découvrir l’identité d’un twittos. Ce dernier, connu sous le pseudonyme « Jokgang », est accusé de diffamation par Sophie Fantasy, la mère de Néo, âgé de 16 ans.

Crédits Pixabay

La mère du jeune YouTubeur est arrivée à ses fins après avoir assigné en référé Twitter France.

Des accusations qui ne sont pas passées inaperçues

Néo et son frère Swan sont de véritables célébrités sur YouTube. Leur chaîne commune compte environ 5,43 millions d’abonnés. Néo et Swan entrent dans la catégorie des « enfants-youtubeurs » et testent des jeux sur leur chaîne depuis 2015. Leur activité permet à leur famille de vivre assez aisément.

Sur la toile, certains internautes voient cette situation d’un très mauvais œil. Jokgang en fait partie. Dans un de ces tweets, il a accusé la famille des jeunes YouTubeurs d’exploitation. Pour faire réagir la toile, il a lancé en juillet 2020 le hashtag #LibérezNéo. Il l’a accompagné du message suivant :

« Il faut sauver ce garçon de l’emprise de sa mère avant qu’elle fasse de sa vie un enfer. »

Qui se cache derrière ce compte ?

Sophie Fantasy n’est pas restée de marbre face à ces accusations. Elle s’en est remis à la justice et a obtenu une ordonnance de référé à l’encontre de Twitter le 25 février 2021. Celle-ci oblige le réseau social à fournir toutes les informations relatives au compte de Jokgang.

Elles permettront notamment d’accéder à son nom, son prénom ou son adresse e-mail.

Romain Darrière, l’avocat de la famille, a toutefois tenu à souligner que cela ne sera peut-être pas aussi facile qu’on le pense.

« Comme dans 95% des cas, ces données fournies par l’utilisateur à Twitter sont bidons. Nous allons donc devoir traiter les adresses internet (IP) transmises et envoyer une requête au fournisseur d’accès internet identifié. »

S’il tombe entre les mains de la justice, Jokgang risque 12 000 € d’amende.

Mots-clés twitter