Uber : décès d’un conducteur après avoir transporté un client infecté par le Coronavirus

Début mars, après une course pour récupérer un passager malade à l’aéroport JFK de New York, Anil Subba, conducteur chez Uber, a manifesté les premiers symptômes du Covid-19. Cette mission a beaucoup inquiété ce dernier qui a décidé de suspendre momentanément ses services.

Cependant la décision n’est arrivée que tardivement et l’issue a été tragique pour l’immigrant d’origine népalaise qui a succombé au virus quelques jours plus tard.

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En raison de son état de santé critique, Subba avait été hospitalisé d’urgence et s’est vu relié à un respirateur artificiel. Deux jours après, le mardi 24 mars, il est malheureusement décédé en laissant derrière lui une femme et 3 enfants.

Selon l’Université Johns Hopkins, Anil Subba rejoint la longue liste de 1 000 décès survenus aux États-Unis des suites du coronavirus. A noter qu’en tant que conducteur d’Uber, son cas n’est malheureusement pas isolé. Les faits rapportent en effet que d’autres conducteurs ont également contracté la maladie.

Précarité et insécurité sanitaire

La mort de Subba confirme l’insécurité que subissent quotidiennement les conducteurs d’Uber. Leur travail qui se résume à transporter des passagers, dont certains peuvent être porteurs du virus, les expose à un très grand risque de contamination. Pourtant, ils ne bénéficient d’aucun moyen de protection et pire encore, leur statut d’entrepreneur indépendant n’offre ni assurance maladie ni congé maladie rémunéré.

Peu après le drame, le PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi s’est déclaré « profondément attristé par la nouvelle ». « Nos pensées vont aux proches d’Anil et à tous ceux qui souffrent pendant cette période », a-t-il ensuite déclaré. À noter que les sociétés de covoiturage telles Lyft et Uber emploient principalement des immigrants, dont grands nombres sont, à l’heure actuelle, porteurs du virus.

De nouvelles mesures envisagées

En prévention du risque dont les compagnies de transport font actuellement face, Uber et Lyft ont décidé de prendre les initiatives adaptées pour réduire la propagation du virus. Les deux entreprises ont ainsi annulé leurs activités de covoiturage. Uber a de plus octroyé une compensation financière à ses conducteurs testés positifs au coronavirus pendant les 14 jours de leur traitement.

Conscient du manque évident d’équipement de protection, Uber a privilégié les mesures de désinfection en fournissant à ses conducteurs encore en service, des produits de nettoyage. Cette politique restera effective jusqu’en 6 avril 2020, date d’une prochaine réévaluation. De nouvelles mesures entreront alors en vigueur en fonction de l’évolution de la situation.

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