Uber intéressé par la livraison de cannabis

Uber ne semble plus vouloir se limiter au transport de personnes. Dans une entrevue menée par CNBC, Dara Khosrowshahi, le PDG de l’entreprise, a révélé que ses équipes travaillaient sur un nouveau service de livraison… de cannabis.

Uber a fait ses premières armes en 2009. L’idée de départ était relativement simple. Il s’agissait de mettre en relation des personnes souhaitant se rendre d’un point A à un point B et des conducteurs pouvant les y conduire.

Une photo présentant un livreur Uber Eats
Image par postcardtrip de Pixabay

Le succès a été immédiat, en dépit des nombreuses polémiques soulevées par le fonctionnement de l’application – et surtout le statut de ses chauffeurs.

Après Uber et Uber Eats, place à Uber Weed ?

Par la suite, Uber est entré dans une véritable stratégie de diversification en lançant notamment un service de livraison de plats à domicile, le fameux Uber Eats. Et l’entreprise ne compte vraisemblablement pas en rester là. Non contente de s’intéresser à la livraison d’alcool, elle lorgne également du côté de la livraison de cannabis.

Ce sont en tout cas les confidences faites par Dara Khosrowshahi à l’occasion d’une interview donnée à TechCheck, une émission produite par la chaîne CNBC :

“Lorsque la route sera libre pour le cannabis, lorsque les lois fédérales le permettront, nous allons absolument y jeter un coup d’oeil.”

Dara Khosrowshahi – TechCheck (CNBC)

Uber en attente d’un assouplissement de la loi fédérale

Contrairement à la plupart des pays européens, les Etats-Unis ont autorisé au début de l’année 2019 le cannabis à usage thérapeutique, ce qui a bien entendu donné vie à un tout nouveau marché.

Plus récemment, 16 états ont décidé de passer à la vitesse supérieure en autorisant l’usage du cannabis à des fins récréatives. La loi semble donc s’assouplir et on comprend évidemment pourquoi Uber s’y intéresse : le marché du cannabis pèse en effet plusieurs millions de dollars.

Reste que du côté des chauffeurs, la situation est bien différente.

A Aubagne, des dizaines de chauffeurs Uber se sont en effet réunis afin de protester contre leurs conditions de travail, mais également contre la baisse des tarifs imposée par l’entreprise. Une baisse qui les force à ne plus compter leurs heures.

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