Dans l’Ohio, un juge force des chauffards ivres à installer Uber ou Lyft sur leur smartphone

Michael Cicconetti, un juge de Painesville dans l’Ohio, a visiblement trouvé la solution pour lutter efficacement contre la conduite en état d’ivresse. Depuis le mois dernier, il force en effet tous les chauffards ivres présentés devant lui à télécharger et à installer les applications Uber ou Lyft sur leur téléphone. Cette peine pour le moins inattendue a pour but de les inciter à opter pour une course en taxi lorsqu’ils ne sont pas tout à fait en état de conduire.

Le magistrat affirme en effet que cette sentence atypique est un moyen simple pour réduire le nombre de conducteurs ivres au volant, et préserver ainsi la sécurité routière. C’est également une alternative nettement moins coûteuse aux amendes habituelles.

Alcool Uber

Michael Cicconetti est fermement convaincu de l’efficacité de cette peine. Il pense que tous les juges du pays devraient également l’adopter.

Uber ou Lyft pour lutter efficacement contre l’alcool au volant

Désormais, les personnes coupables d’ivresse au volant dans la ville de Painesville devront faire appel à Lyft ou Uber lorsqu’elles seront trop ivres pour conduire. Cependant, la peine ne consiste pas seulement à télécharger les deux applications.

Ce serait beaucoup trop simple, de plus, rien ne garantit que les fautifs vont s’en servir le moment venu.

Ainsi, la peine exige également que les concernés saisissent leurs informations de carte bleue dans l’application afin d’être en mesure de réserver une course en un instant.

Le juge a révélé que l’idée de cette sentence lui est venue en traitant un dossier impliquant un conducteur condamné à plusieurs reprises pour conduite en état d’ivresse. Il dit s’être rendu compte que ça ne servait à rien d’envoyer certaines personnes en cure de désintoxication.

Ce qu’il fallait faire, c’est les empêcher de conduire, d’où cette peine qui incite les condamnés à prendre un taxi.

Dans l’intérêt des conducteurs

À première vue, cette décision de Michael Cicconetti apparaît comme une promotion des services des deux leaders du VTC. Le juge met immédiatement les points sur les i en affirmant que cette peine n’est en aucun cas liée à un quelconque intérêt financier ou personnel. « C’est simplement du bon sens », a-t-il expliqué.

« Maintenant que nous disposons de cette technologie et que la majorité des gens peut l’utiliser, pourquoi ne pas l’inclure dans leur peine ? »

Il va encore plus loin en ajoutant qu’il serait dommage de s’en priver. Surtout si c’est une bonne solution pour « […] empêcher une personne d’être condamnée de nouveau » mais aussi « […] de provoquer un accident et de blesser quelqu’un d’autre […]. »