Uber n’est plus le bienvenu en Colombie

Les relations ne sont plus au beau fixe entre la Colombie et Uber. Le site Bloomberg a annoncé que le service de VTC ne pourra plus exercer dans le pays. Une décision judiciaire interdit désormais à Uber de poursuivre ses activités sur le sol colombien.

D’après l’autorité nationale des marchés, le service de VTC est accusé de concurrence déloyale et prestation irrégulière de service public.

Un compteur de vitesse d'une voiture

Crédits Pixabay

Cette décision fait suite à une plainte déposée par les chauffeurs de taxi de la plateforme Cotech SA. Le 20 décembre 2019, l’Autorité de l’Industrie et du Commerce a sommé le service de VTC d’arrêter « de manière immédiate les actes de concurrence déloyale déclaré et qui s’exécutent en utilisant l’application Uber. »

De ce fait, Uber devra cesser « la prestation de services de transport individuel de passagers. »

Des chauffeurs de taxi en colère

Les chauffeurs de taxi de la plateforme colombienne Cotech SA ont une dent contre Uber qu’ils ont accusé d’enfreindre les règles du marché. D’après eux, le service de VTC aurait un énorme avantage sur le marché, car il proposerait des services de transport pour particuliers via son application.

« Cela viole les règles qui régissent le marché et génère un avantage significatif sur le marché. Qui plus est, la plateforme détourne également la clientèle de Cotech. » peut-on lire dans un communiqué publié par Cotech SA.

Une décision pointée du doigt par Uber

Comme on pouvait s’en douter, Uber n’est pas resté de marbre face à cette décision. La société a publié un communiqué dans lequel elle exprime sa déception à l’encontre de l’Autorité de l’Industrie et du Commerce.

« Après des années passées à travailler de façon proactive pour améliorer la régulation du covoiturage en Colombie, nous regrettons que la décision prise par l’Autorité de l’Industrie et du Commerce n’ait pas respecté la loi colombienne et son processus régulier. »

Dans son communiqué, Uber a poursuivi en soulignant que « Cette décision reflète un acte de censure et porte atteinte à la Convention interaméricaine des droits de l’homme qui a déjà condamné les tentatives de bloquer Uber pour violation de la neutralité du Web, de la liberté d’expression et de la liberté d’Internet. »

Il est a noté que Uber Eats, le service de livraison de nourriture, n’est pas concerné par cette décision.

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