Uber perd de nouveau son droit d’exercer dans la capitale britannique

L’autorité londonienne de transport (TFL) refuse de nouveau à Uber, la société californienne de réservation de voitures, le renouvellement de sa licence d’exploitation dans la capitale britannique, licence qui a expiré la nuit du samedi 23 novembre dernier. Pour rappel, il l’a déjà perdu en septembre 2017.

Selon l’autorité de régulation, la raison principale de cette décision est liée au système de sécurité d’ Uber, ce qui présente des risques et met les passagers en danger. En effet, le TFL pointe du doigt la politique d’identification des conducteurs d’Uber en soulignant qu’elle n’est pas fiable.

Londres vue du ciel

Crédits Pixabay

D’après Helen Chapman, la directrice des licences, de la réglementation et de la facturation au TFL (Transport For London) : « il est inacceptable qu’Uber ait autorisé les passagers à prendre des minicabs avec des conducteurs potentiellement sans licence et sans assurance ».

Des conducteurs non autorisés ou sans licence mis en cause

Le TFL précise que le problème pour Uber se situe au niveau de sa méthode de vérification des conducteurs. En fait, le système permet, même à des conducteurs qui ne font plus partie de la société, d’ « utiliser le compte d’autrui, à créer de nouveau compte et à transporter des passagers sans méfiance. »

Ces conducteurs illégaux travaillaient donc en toute quiétude pour Uber, en mettant les passagers en péril. Selon les statistiques, quatorze mille voyages ont ainsi été effectués par des conducteurs expulsés d’Uber ou des conducteurs sans licence.

Selon le TFL, le système de sécurité de Uber est « facilement manipulable » malgré les efforts faits par la société pour le renforcer.

Uber se justifie et compte faire appel de la décision

Uber continue à fonctionner normalement dans l’attente de la position du juge sur le sujet. Cependant, la société compte faire appel de cette décision qu’elle juge « extraordinaire et erronée » venant de l’autorité de transport londonienne.

Selon Jamie Heywood, représentant d’Uber, la boîte dispose : « de systèmes et de contrôles robustes pour confirmer l’identité des conducteurs et va bientôt mettre en place un nouveau processus d’appariement du visage qui, serait,  une première pour les taxis et les agences de location privées à Londres ».

Enfin, un autre représentant de la société ajoute que Uber a : « fondamentalement changé ses activités au cours des deux dernières années et a établi la norme en matière de sécurité. ». La société de transport espère donc, pouvoir obtenir de nouveau, une licence d’exploitation pour exercer à Londres aux côtés d’Ola et de Bolt.

Mots-clés uber