Uber, une évolution parsemée d’embuches

Uber a subi une perte colossale lors du troisième trimestre 2018. Lors du deuxième trimestre, elles étaient de 891 millions de dollars. Au troisième, les pertes atteignent près de 1,07 milliard de dollars, ce qui représente une augmentation d’environ 20%.

La perte ajustée avant charges financières, impôts, dépréciation et amortissement s’élève à 592 millions de dollars.

Les réservations brutes lors de la même période restent néanmoins importantes avec 12,7 milliards de dollars. Les courses réalisées n’ont malgré tout augmenté que de 6%. Cette situation confirme le ralentissement de la croissance de la compagnie. Le service de VTC prévoit pourtant d’entrer en bourse début 2019 pour devancer son plus sérieux concurrent Lyft.

Les pertes enregistrées restent largement inférieures à celles du troisième trimestre 2017 où Uber a connu le pire résultat de toute son histoire.

Uber Eats en pleine croissance

Le groupe a comme ambition d’entrer en bourse en 2019. Dans le secteur de la livraison rapide, Uber Eats est très présent. Le service se charge de livrer des repas à domicile et il est en pleine croissance avec 2,1 milliards de dollars de commandes enregistrées entre juillet et septembre 2018.

Ce chiffre a surtout été révélé afin de rassurer définitivement les investisseurs. Ce montant représente une hausse de plus de 150% par rapport aux résultats de l’année 2017. Uber Eats a entre autres renforcé sa présence en Inde. Parmi les utilisateurs de ce service, 40% sont de nouveaux clients.

La marque investit également dans d’autres secteurs pour espérer générer et diversifier les bénéfices.

Un domaine d’intervention large

La start-up a déjà présenté un vélo électrique en libre-service nommé Jump. Le service sera lancé à Paris début 2019 où un parc intégral de vélos à assistance électrique est proposé. Le vélo sera notamment disponible sans borne d’attache. Sa vitesse peut atteindre les 25 km/heure. Uber est également intéressé par les voitures autonomes.

Les pertes stratosphériques de la start-up s’expliquent en partie par certains investissements infructueux. Elle s’est par exemple retirée des marchés étrangers où les résultats négatifs étaient trop lourds. Ce retrait a été effectué depuis l’arrivée de Dara Khosrowshali à la direction générale en août 2017.

Uber, malgré son bilan négatif, gagne des profits grâce à Uber Eats et entend bien élargir autant que possible le service.

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