Un « acteur étatique sophistiqué » a lancé une cyberattaque sur l’Australie

Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a déclaré le lundi 18 février 2019 que le gouvernement australien et les partis politiques du pays ont été ciblés par une cyberattaque. Selon ce haut responsable étatique, cette attaque émane d’un « acteur étatique sophistiqué ».

Le Sydney Morning Herald rapporte que cette attaque, survenue il y a quelques semaines, a causé un dysfonctionnement dans le réseau informatique du gouvernement australien. De plus, cette cyberattaque a également affecté les partis libéral, travailliste et national du pays alors qu’il ne reste plus que quelques mois avant la tenue des élections fédérales, qui auront lieu en mai 2019.

Hackers britanniques

Le Premier Ministre a toutefois déclaré qu’il n’y avait aucune preuve attestant d’une ingérence électorale. Il ajoute également que le gouvernement a pris « un certain nombre de mesures » pour garantir l’intégrité du système électoral.

Une attaque qui semble provenir de la Chine

En tout cas, rien n’indique non plus la violation de données confidentielles après l’attaque. Malgré tout, la question qui reste en suspens concerne l’origine de l’attaque. En effet, pour l’heure, les circonstances de l’incident ainsi que sa provenance et ses motivations restent floues. Des sources ont confié à SMH que l’Australie n’a jamais connu pareil incident par le passé et que la complexité de cette attaque était « sans précédent ».

Néanmoins, aucun membre du gouvernement n’a nommé de suspects pour le moment. On sait juste que l’incident comporte « les empreintes digitales numériques de la Chine ». Cependant, les responsables gouvernementaux restent méfiants puisqu’il est possible que les personnes ayant lancé l’attaque aient eu l’intention de la déguiser comme étant une attaque provenant du gouvernement chinois.

L’Australie n’en est pas à sa première cyberattaque

Malgré tout, cet incident n’est pas sans rappeler le piratage du parti démocrate lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. À cette époque, les soupçons se sont tournés vers la Russie. Les pirates avaient alors réussi à accéder à 19.252 courriels et 8.034 pièces jointes de comptes de messagerie du Comité National Démocrate (DNC).

Néanmoins, ce ne sera pas la première fois qu’un « gouvernement étranger » s’en prend à l’Australie. En effet, en 2015, le gouvernement australien a été attaqué par un gouvernement inconnu, qui plus tard a été identifié comme étant la Chine, qui se serait infiltré dans le système par le biais des ordinateurs du Bureau de la météorologie. Cet incident aurait permis à la Chine d’accéder aux archives de 14 millions d’employés fédéraux.