Un Américain est mort à cause d’une amibe mangeuse de cerveau

La Naegleria fowleri, plus connue sous l’appellation d’amibe mangeuse de cerveau, est une amibe libre vivant dans les eaux chaudes et se trouvant à l’origine de la méningo-encéphalite amibienne primitive.

La Naegleria fowleri est mortelle et a une fois de plus fait une victime le mois dernier. Le 21 septembre 2018, Fabrizio Stabile, un jeune homme de 29 ans, originaire du New Jersey, a effectivement perdu la vie après être tombé malade à cause de cette amibe.

Amibe

Il aurait été contaminé alors qu’il nageait au BSR Surf Resort, un parc aquatique de Waco dans le Texas. D’après les informations communiquées par les centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’infection se manifeste lorsque de l’eau contaminée pénètre dans le corps par le nez.

Il est très difficile de soigner cette maladie. Aux États-Unis, seules quatre des 143 personnes qui ont été infectées par cette amibe entre 1962 et 2017 ont survécu. Suite au décès de Fabrizio Stabile, le complexe a fermé ses portes le 28 septembre 2018.

Une enquête est ouverte

Les autorités n’ont pas perdu de temps pour réagir après que la mort de Fabrizio Stabile ait été signalée comme l’a indiqué Kelly Craine, porte-parole du district de la santé publique du comté de Waco-McLennan.

« Les CDC ont collecté des échantillons d’eau et mènent actuellement une enquête pour trouver la source. Nous espérons avoir des résultats d’ici la fin de la semaine. Ils ont eu des échantillons, mais ils ont également examiné le fonctionnement réel du parc : l’origine de l’eau, la filtration de l’eau, le traitement de l’eau. »

Un cas encore isolé

Pour l’instant, ce qui est arrivé à Fabrizio Stabile ressemble à un cas isolé. D’après Brittany Behm, porte-parole du CDC, l’agence n’a pas connaissance d’autres cas d’infections liées à une amibe mangeuse de cerveau provenant du Surf Resort.

Le CDC a indiqué que cette amibe se trouve généralement dans les eaux douces comme les lacs, les rivières ou les sources chaudes. Mia Mattioli, ingénieur en environnement au CDC, a souligné que la « Naegleria n’aime pas le froid » et que de ce fait, les échantillons d’eau expédiés au labo ont été envoyés à température ambiante.

Les analyses seront effectuées au laboratoire de microbiologie environnementale du CDC à Atlanta en Géorgie.