Un ancien cadre de Facebook critique violemment les réseaux sociaux

Chamath Palihapitiya est un homme qui ne mâche pas ses mots. Ancien cadre en charge de la croissance de l’audience pour le célèbre réseau social de Mark Zuckerberg, l’intéressé a eu l’occasion de s’exprimer au sujet de Facebook, et des réseaux sociaux de manière générale, au cours d’une interview qu’il a récemment donnée.

A des années lumière de transmettre une bonne image de ce qu’il a contribué à créer, le canadien d’adoption n’hésite pas émettre une critique farouche des plateformes sociales, Facebook en tête, allant jusqu’à préciser avoir interdit à ses enfants d’utiliser “cette merde” dont il use maintenant à minima. De quoi remettre certaines choses en perspectives – et avoir un avis différent sur ce qui semble constituer l’un des piliers de notre société, résolument tournée vers le numérique.

Chamath Palihapitiya, ancien vice-président en charge de la croissance de l’audience pour Facebook, a violemment critiqué les réseaux sociaux dans une interview.

“Vous ne le réalisez peut-être pas, mais vous êtes programmés”, voilà l’une des phrases marquantes que Chamath Palihapitiya n’a pas manqué de prononcer au cours de son entretien / débat pour la Stanford Graduate School of Business. Une phrase parmi d’autres qui marquent le profond rejet de l’ancien cadre de Facebook pour les réseaux sociaux. Il recommande d’ailleurs à tous de faire “une vraie pause” avec ces derniers tout en ajoutant qu’ils “sapent les fondamentaux du comportement des gens”.

Les réseaux sociaux seraient en train de mettre la société en pièces…

Si celui qui est déjà considéré par certains comme un “objecteur de conscience” reconnait que Facebook fait “majoritairement du bien dans le monde”, il remet toutefois en cause le bien fondé de certaines fonctionnalités propres aux réseaux sociaux, à commencer par la sacro-sainte attribution de “j’aime, de cœurs et de pouces levés”.

Nous avons créé des boucles de feedback conditionnées à la dopamine, qui détruisent la manière dont la société fonctionne” déclare-t-il toujours au cours de cette même interview, en indiquant que ces interactions – par essence limitées – limitent “les échanges et la coopération” et renforcent “la désinformation et les fausses vérités“. “Un problème global” selon l’intéressé, qui n’a d’ailleurs pas hésité à faire part à son auditoire de “son immense culpabilité” vis-à-vis de ce que les réseaux sociaux sont devenus au fil du temps.

Comme le rappelle France Info, d’autres personnalités influentes de la Silicon Valley ont également pris leurs distances avec les plateformes sociales. C’est notamment le cas de Justin Rosenstein (le créateur du bouton “J’aime” de Facebook), qui indiquait avoir récemment cessé d’utiliser Snapchat et Reddit, mais aussi celui de l’ancien président de Facebook,  Sean Parker, qui déclarait : “Dieu seul sait ce que [les réseaux sociaux] font aux cerveaux de nos enfants”.

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