Un ancien monolithe vieux de 2000 ans se cache dans la jungle péruvienne

Une équipe de chercheurs a réussi à prendre en photo un monument péruvien qui est resté caché dans la jungle depuis deux millénaires. Il s’agit d’un monolithe constitué de roche sédimentaire, mesurant 76 cm de haut, de 3,4 m de large et 1,56 m de long. Le trésor caché, sur lequel sont gravées des inspirions aux motifs abstraits, pèse environ une tonne.

Les experts ont utilisé des techniques et instruments modernes afin d’obtenir des images détaillées des gravures.

Le Pérou

Crédits Pixabay

Le monolithe est situé dans un endroit reculé du nord du Pérou, au beau milieu d’une vallée entourée par une forêt dense. Les chercheurs ont réussi à pénétrer dans ce milieu isolé et à obtenir des images qui devraient aider à approfondir les études sur le monument. Toutefois, ils craignent que ce trésor historique ne puisse survivre aux aléas naturels comme l’érosion.

L’un des scans 3D qui ont été publiés par les scientifiques montre l’une des gravures en gros plan. Elle présente un dessin circulaire avec un trou au centre et des lignes rayonnant vers l’extérieur.

Des gravures liées à une divinité ?

L’expédition a commencé depuis la ville de Leymebamba. « Nous avons marché, couru, monté à cheval à travers la jungle de 1 800 mètres à 4 000 mètres jusqu’à ce village très isolé où personne ne va », a déclaré Jason Kleinhenz, ingénieur d’application chez Exact Metrology, qui a scanné le monolithe.

Le monolithe peut être décrit comme un monument tentaculaire en pierre. Il comporte des images et des motifs circulaires, ainsi que des représentations de crocs divins. Les archéologues ont émis l’hypothèse selon laquelle ces figures symboliques étaient dédiées à une divinité qu’ils appellent « figure à plumes féline ».

Ils ont utilisé un scanner Artec 3D

Les villageois qui habitent la localité connaissent le monolithe depuis longtemps. Quelques explorateurs sont également au courant de son existence. Toutefois, c’est la première fois que les scientifiques ont l’occasion de l’étudier en profondeur. Pour ce faire, ils ont utilisé un scanner Artec 3D.

« Nous ne savons pas si le monolithe va survivre », a déclaré Daniel Fernandez-Davila. Cet archéologue a voyagé dans la région pendant 21 ans pour livrer des fournitures scolaires aux habitants de la localité. D’autres membres de l’équipe se sont également engagés dans des actions humanitaires dans cette région cloisonnée du Pérou.

Mots-clés archéologie