Un astéroïde est passé à moins de 3000 km de la Terre et la NASA ne s’en est rendu compte qu’après

La Terre reçoit très régulièrement la visite d’astéroïdes, mais ces derniers passent en règle générale à bonne distance de notre monde. Cela n’a cependant pas été le cas de 2020 QG et ce dernier est ainsi passé à moins de 3000 km de notre position. Plus problématique encore, il a été détecté par la NASA… six heures après son passage.

La Terre est une planète proprement formidable. Non contente de se trouver dans la zone d’habitabilité de son étoile, elle a pour principal mérite de bénéficier à la fois d’une atmosphère et d’une magnétosphère.

Un astéroïde flottant dans l'espace

Crédits Pixabay

Grâce à ces dernières, toutes les formes de vie présentes sur la planète sont en effet protégées des radiations cosmiques… et des astéroïdes.

La Terre a été frôlée par un astéroïde

Du moins en partie. En dépit de ses nombreux bienfaits, notre atmosphère n’a rien d’un rempart infranchissable et elle n’est ainsi capable de stopper que les astéroïdes de petite taille. Et encore, ce n’est pas toujours le cas. L’exemple le plus marquant est sans conteste celui du superbolide de Tcheliabinsk.

En 2013, un corps de 15 à 17 mètres de diamètre a en effet explosé dans le ciel du sud de l’Oural, libérant par la même occasion une énergie équivalente à trente fois celle de la bombe d’Hiroshima.

Si personne n’a été tué, l’onde de choc a provoqué l’explosion de milliers de fenêtres et l’effondrement du toit d’une usine.

Les astéroïdes représentent donc une menace directe pour notre monde et pour toutes les espèces vivantes qui l’habitent. C’est la raison pour laquelle la NASA, aidée par d’autres agences, a mis sur pied un programme de surveillance : le fameux Center for Near Earth Object Studies.

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Un corps que personne n’avait vu venir

Mais voilà, en dépit des nombreuses avancées réalisées ces dernières années et de tous les observatoires dont nous disposons, il semblerait que notre système de défense soit encore perfectible.

Et nous en avons eu la preuve une fois de plus dimanche avec le passage de 2020 QG, un astéroïde que personne, absolument personne, n’a vu arriver.

Le corps est en effet passé à proximité de notre planète alors que le week-end touchait à sa fin. Pire encore, il a même frôlé la Terre en passant à seulement 2950 kilomètres de sa position. Soit à peu de choses près la distance qui sépare Amsterdam de Malaga.

Mais ce n’est pas le plus gros de nos problèmes. Si la NASA a bien repéré le corps, elle ne l’a fait que six heures après son passage.

Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que le corps était trop petit pour être facilement détectable. Il faisait en effet la taille d’une voiture et il était donc difficile à observer. Il a donc pu survoler tranquillement l’hémisphère sud de notre planète, à une vitesse de 12,4 km par seconde, sans que personne ne se rende compte de rien.

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Un problème de taille et de trajectoire

Il y avait cependant un autre problème. Comme l’a indiqué Paul Chodas, le directeur du CNEOS de la NASA au micro de Business Insider, 2020 QG avait aussi pour particularité de s’approcher de la Terre à partir de la direction du Soleil. Or le système déployé par l’agence spatiale américaine repose exclusivement sur des télescopes optiques. Des télescopes qui sont bien entendu aveuglés par notre étoile.

La NASA a cependant conscience du danger et elle travaille ainsi depuis plusieurs années sur un observatoire spatial capable de détecter les astéroïdes provenant de la direction du Soleil.

Il en est cependant aux premières étapes de son développement et il ne sera donc pas mis en service avant plusieurs années. Au mieux, il devrait en effet être déployé… à l’horizon 2025.

Si le corps présentait peu de danger pour notre monde en raison de sa taille, il aurait en effet explosé dans l’atmosphère terrestre, il prouve tout de même que notre système de détection est très perfectible. Et c’est évidemment un problème. C’est un problème car l’événement de Tcheliabinsk a prouvé qu’un astéroïde n’a pas besoin de faire plusieurs centaines de mètres de diamètre pour occasionner de lourds dégâts à nos infrastructures.

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