Un astéroïde massif passera dans les parages de la Terre le 6 septembre 

La Terre reçoit très fréquemment la visite d’astéroïdes. La plupart d’entre passent inaperçus en raison de leur petite taille, mais ce n’est pas le cas de 2019 GT3. Et pour cause, puisque ce dernier mesure selon le CNEOS environ 365 mètres de diamètre. Il est donc plus gros que la Tour Eiffel.

Repéré pour la première fois plus tôt cette année, 2019 GT3 ne représente cependant aucune menace pour notre monde.

Simulateur astéroïdes

Crédits Pixabay

D’après les simulations faites par les astronomes, le corps devrait en effet passer à une distance de 0,04996 unité astronomique, ce qui représente près de 7,4 millions de kilomètres.

2019 GT3, un astéroïde plus grand que la Tour Eiffel

Et c’est indéniablement une très bonne nouvelle. Compte tenu de sa taille et de sa vitesse, une vitesse estimée à environ 30 000 km/h, un tel corps aurait effectivement pu occasionner de gros dommages à nos infrastructures.

Il faut en effet rappeler que notre atmosphère n’a rien d’un rempart infranchissable. Elle nous protège en réalité seulement des corps les plus petits, et les astéroïdes mesurant plus d’une dizaine de mètres de diamètre peuvent donc survivre à leur entrée dans l’atmosphère terrienne.

En 2013, un corps de 15 mètres de diamètre avait d’ailleurs explosé au-dessus de l’oblast de Tcheliabinsk. En dépit de sa petite taille, la vague d’énergie libérée avait été suffisante pour faire exploser des centaines de vitres et le toit d’une usine s’était même effondré.

La NASA, l’ESA et les autres agences spatiales prennent donc cette menace très au sérieux. Suffisamment pour travailler sur des solutions permettant de modifier la trajectoire de ces corps filant à travers le système solaire.

En avril dernier, Jim Bridenstine avait d’ailleurs été encore plus loin en évoquant un possible impact au cours de cette génération.

Aucune crainte à avoir

Pour en revenir à 2019 GT3, l’astéroïde a été observé pour la première fois le 3 avril et sa trajectoire ne l’emmène pas uniquement dans les parages de notre propre planète. Le corps s’approchera également de Mars et de Jupiter avant de revenir nous rendre de nouveau visite le 20 juin 2030. Encore une fois, il n’y aura d’ailleurs aucune inquiétude à avoir puisqu’il passera cette fois à plus de 14 millions de kilomètres de notre position.

Reste que cela ne l’empêche pas d’être classé dans les objets de type Apollo, des objets dont l’orbite croise régulièrement le chemin de la Terre. Et il est également considéré comme un astéroïde potentiellement dangereux en raison de sa taille.

Ce qui n’a, une fois de plus, rien de surprenant. Compte tenu des dégâts occasionnés par le superbolide de Tcheliabinsk, on imagine sans peine ce qui pourrait se produire si 2019 GT3 terminait sa course dans nos océans ou dans nos continents.

Maintenant, cette appellation est tout de même à relativiser. Pour le CNEOS, les objets potentiellement dangereux sont les objets dont la distance d’intersection minimale est égale ou inférieur à 0,5 unités astronomiques, ce qui représente finalement une fourchette assez large.

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